31 October 2014
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Sunday, 04 March 2012 12:00

La Vanille Réserve des Mascareignes – Naturellement authentique ! Featured

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Les crocodiles sont les principales attractions de la réserve. En médaillon : incursion sous l’eau avec la tortue à tête de cochon. Les crocodiles sont les principales attractions de la réserve. En médaillon : incursion sous l’eau avec la tortue à tête de cochon.
Cinq hectares en pleine nature. 1 000 tortues. 2 000 crocodiles. 23 000 espèces de papillons et d’insectes. Et malgré tout, les chiffres n’osent pas rivaliser avec la beauté de La Vanille Réserve des Mascareignes…
Tout de vert vêtue, La Vanille Réserve des Mascareignes se laisse bercer par le chant de ses oiseaux ! Jouant à cache-cache avec le soleil, les arbres qui nous abritent se laissent, eux, gentiment caresser par les alizés.

Coiffé d’une casquette, Arounen Moonoosamy vient à notre rencontre. Guide depuis une douzaine d’années, c’est lui qui se charge de notre visite.

La démarche nonchalante, nous nous mettons après un petit brin de causette, à suivre Arounen en file indienne.
Euphoriques devant une cage, quelques touristes nourrissent ce que Brams Stocker a transformé en vampire dans son livre Dracula en 1897. Notre première escale sera donc la fameuse cage à chauve-souris. « Ce ne sont pas des chauves-souris ordinaires ! Jadis visible à l’île de La Réunion, la population de cette variété de chauves-souris est désormais exclusivement présente uniquement sur le sol mauricien. »

Mignon petit vampire mangeur de fruit…

Après quelques clichés, notre guide nous fait signe de la main de poursuivre la visite. Tout petit, dans cet écrin de verdure, Arounen finit par rompre le silence. « Je vous emmène à la rencontre de nos tortues d’Aldabra. Originaires des Seychelles, elles vivent ici en toute liberté ! »

Se protégeant de la chaleur sous les arbres, notre présence ne les gêne guère. Broutant de l’herbe avec la lenteur qui les a rendus célèbre, Arounen nous prévient : « Les tortues ne sont pas violentes de nature. Cependant, elles peuvent mordre en certaines circonstances. Donc, faites attention ! » Malgré toute l’insistance d’Arounen et pour le bon déroulement de ce reportage, je m’abstiens de les nourrir.

Partageant son déjeuner avec une poule, la vedette de cette savane porte un nom : Domino. « Domino est un mâle qui fait 270 kilos. C’est la plus vieille tortue ici ; il est âgé de 95 ans. »

On apprendra que ces tortues ont été introduites sur l’île sur les recommandations de Charles Darwin en 1880 et qu’elles portent toutes une puce électronique, ce qui permet de suivre leur cycle de reproduction.

Des tortues, nous en rencontrerons d’autres au cours de notre visite notamment aux nurseries qui leur sont consacrées. « Il faut savoir qu’une tortue peut pondre 8 à 25 œufs par couvée. Cependant, tous les œufs n’éclosent pas. Les bébés tortues sont par la suite transférés à la nursery ou résident des tortues Léopard africaines, les tortues étoilées de Madagascar, entre autres. »

Notre guide nous invite par la suite à visiter un petit musée. À peine à l’intérieur, il s’empresse de nous montrer la réplique exacte de la patte du dodo. « Outre des fossiles, on a découvert une patte complète du dodo. Si l’original se trouve actuellement dans un musée londonien, nous en avons une copie exacte », dit-il.

Une réplique de la patte du dodo.

Notre guide nous apprend aussi qu’un projet est actuellement en cours pour l’élevage et la protection de tortues à Rodrigues. « L’île Rodrigues était jadis presque recouverte de tortues. Les marins qui ont successivement visité l’île, les ont malheureusement toutes exterminés pour leur chair et pour la fabrication d’huile. Pour vous donner une idée, il fallait 500 tortues adultes pour produire un baril d’huile. Ce massacre, qui a duré pendant longtemps, a provoqué leur disparition. Cependant, depuis octobre 2006, nous avons réintroduit des tortues sur l’île. »

Domino est le doyen des tortues, avec ses 95 ans.

Les crocodiles
En route cette fois-ci pour l’une des principales attractions de la réserve : les crocodiles. Flottant dans leurs bassins encerclés de grillages métalliques, ces adorables monstres nous regardent en plissant des yeux. « 85 crocodiles du Nil, importés de Madagascar, y ont été placés à l’ouverture du parc en 1985. Aujourd’hui, nous en comptons une population de pas moins de 2 000 reptiles. La particularité de notre réserve, c’est qu’elle permet aussi l’élevage des crocodiles. »
De bassin en bassin, notre guide nous fait découvrir la vie de ces amphibiens : « Les crocodiles se reproduisent de mars à août. La période de pondaison est d’octobre à novembre. La femelle pond en moyenne 30 à 40 œufs. L’éclosion survient au bout de trois mois ».



Arounen ne manque pas d’attirer notre attention sur un fait : « Il faut savoir que le sexe d’un crocodile dépend de la température. Asexuée dans l’œuf, une température de 26 à 30 degrés donnera naissance à une femelle alors qu’une hausse de 30 à 33 degrés mettra au monde un petit mâle. Pour votre culture générale, sachez qu’un crocodile ouvre la gueule pour lutter contre la chaleur. De plus, ces reptiles ne se nourrissent que 2 à 3 fois par semaine. Plusieurs de nos plus vieux crocodiles ont une malformation au niveau de la mâchoire. Ils ont ainsi la mâchoire supérieure plus longue que l’inférieure. Notez au passage que la réserve abrite aussi des caïmans du Brésil et des alligators d’Amérique. »
Soudain, des cris stridents éveillent notre curiosité. « Vous entendez ? » demande notre guide. « Venez, je vais vous montrer de quoi il s’agit. »

Pressant le pas, Arounen nous présente à nos plus proches cousins : les macaques à longues queues. « Ces macaques ont été introduits à Maurice de l’Indonésie, il y a environ 400 ans, par les Hollandais ou les Portugais. Cette espèce vit à présent en toute liberté sur l’île, comme ici dans cet enclos qui est protégé par un grillage légèrement électrifié. »

Les singes ont été introduits à Maurice d’Indonésie.

Après les singes, direction à la cage des chauves-souris. « Ce sont des chauves-souris endémiques de Rodrigues. Il faut noter que les insectivores se déplacent en utilisant le système d’éco-location, alors que les frugivores utilisent leurs yeux. »
Le dépaysement cède petit à petit la place à la féerie en poussant la porte de l’insectarium. « Dans les vitrines de ce lieu sont exposées 23 000 espèces de papillons et d’insectes. Cette collection appartient à Jacques Siedlecki. Ce dernier a parcouru le monde pendant 30 ans pour enrichir ce trésor qui est exposé ici depuis 2001. »

Au bout d’une heure et demie de marche, notre guide nous invite à casser la croute au restaurant le Crocodile Affamé qui sert, entre autres, des mets à base de reptiles.

« Prendrez-vous des beignets de crocodile pour commencer ? » nous propose le serveur. Rebondissant sur cette suggestion, Arounen nous dit : « Je vous le conseille vivement. Ce sont des crocodiles de 3 à 5 ans qui font entre 1m30 à 1m50. Nous les passons à la casserole à cet âge, parce que c’est le moment où leur chair est la plus tendre. »
Après quelques minutes de réflexion, je me tourne vers le serveur pour lui passer ma commande : « Pour moi, ce sera une bonne salade de crudité, s’il vous plaît… »

Un brin d’histoire
C’est en avril 1985 que la Vanille Crocodile Park a ouvert ses portes par les biais de ses fondateurs, en l’occurrence les couples Griffiths et Rountree.

Sur quatre arpents, le parc a d’abord accueilli 85 crocodiles du Nil, importés de Madagascar et répartis dans neuf bassins, et cinq tortues géantes « Aldabra », don du couple Rountree. Il y avait à cette époque dix employés. Vingt ans plus tard, ils sont cinquante pour s’occuper des dizaines de spécimens, singes, reptiles, sauriens, tortues, chauves-souris, iguanes qui sont venus au fil des années agrandir la famille des animaux de La Vanille. Toutes les équipes ont été renforcées ; accueil, entretien boutique, restaurant et ce n’est pas moins de six guides qui assurent la visite des dix milles visiteurs mensuels. Le même lieu n’accueillait à ses débuts que deux cents visiteurs.

En 2004, la réserve a été nominée au Grand Prix du Jury lors de la cérémonie des « Tourism Awards 2004 », organisé par le National Quality Institute et l’AHRIM. Avec la réintroduction des tortues à Rodrigues en octobre 2006, La Vanille a reçu le trophée de l’Innovation et de la Créativité Touristique au cours du Salon Setil à Maurice. En 2008, La Vanille Réserve des Mascareignes a participé au projet de « Eco Tourism Skal Awards 2008 ». Elle a pris la quatrième place au classement général devant l’Australie et l’Afrique du Sud, une place très honorable, sur des centaines de participants dans le monde.

Activités et prix
En semaine : Adulte : Rs 300 – Enfant : Rs 165 (3 à 12 ans)
Le week-end : Adulte : Rs 200 – Enfant : Rs 80 (3 à 12 ans)
Un guide est compris dans la visite. À noter que la réserve est ouverte au public de 9 h 30 à 17 heures. Pour plus de renseignements, appelez sur le 626 25 03.





Thierry Léon

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