20 October 2014
Petites Annonces Gratuite
FacebookTwitterGoogle PlusLinkedin
Facebook Like
Saturday, 05 January 2013 10:00

Laura Beg Ramanisum : « L’ombre d’Alain ne me gêne pas » Featured

Rate this item
(4 votes)
Elle est une valeur sûre de la nouvelle génération de chanteuses mauriciennes, tant ses morceaux s’imprègnent de sentiments et d’expériences conjuguées. Laura Beg-Ramanisum a su se tailler une réputation à l’ombre de son époux, compositeur-chanteur connu jusqu’en Inde et Europe et ex-membre de Cassiya.
C’est un beau brin de fille, Laura, le sourire avenant et pas bégueule pour un rond. Pour cause, elle est enfant de la balle, avec un père, François, chanteur dans les hôtels, lequel va occasionner le chamboulement dans la famille lorsqu’il divorce. Mais qu’à cela ne tienne, Laura poursuit ses études tout en chantant sous la douche les morceaux de Black Music, parmi, les tubes de Whitney Houston et d’Aretha Franklin.

« J’avais une toute autre vision de la musique, je voulais apprendre au Conserva­toire, mais le destin en avait décidé autre­ment ». Un jour, alors que sa mère et elle se baladent à Grand-Baie, elles croisent des musiciens qui jouent au Kwecha. « Ma mère leur a demandé de me prendre comme chan­teuse à l’essai, ils ont accepté ». Au sein de la for­mation, la rémunération n’est pas terrible, mais la jeune fille apprend, d’autant que l’endroit voit défiler des artistes qui vont tour à tour influencer les choix de Laura.

C’est en 2000 qu’elle croise le chemin d’Alain Ramanisum, qui venait de commencer une carrière solo et avait monté son groupe, Ravanna Sega. Avec le grand Alain, père de son petit Ian, elle élargit son répertoire à d’autres influences, en y ajoutant les ingrédients de la variété. « Alain m’a montré ce qu’est le groove, et je suis passée du rythme binaire au rythme ternaire », explique la jeune femme.

En 2000 paraît l’album « Sur les pas de Laura », produit par une boîte réunionnaise. « Une parenthèse », nuance-t-elle pour dire le grand mal qu’elle pense de cette galette. Trois autres albums suivront, où sont présents des morceaux d’Alain et dont elle dit sa plus grande fierté. « D’ordinaire, le lancement se fait à La Réunion, où se trouve le producteur et où les ventes sont toujours excellentes. Ensuite, les copies sont commercialisées à Maurice », explique Laura. À Maurice, le titre « Mo sentiment pou toi » a servi de 'caller tune' pour un opérateur privé de téléphonie mobile.

Musique noire
Où puise-t-elle son inspiration ? « La plupart du temps, j’écris en collaboration avec Alain. Je peux partir d’une histoire vécue, de mes lectures. Parfois, dans la nuit, il m’arrive de trouver un air, alors ça peut prendre un jour, ou 6 mois, pour qu’il se concrétise. C’est l’amour qui m’inspire ». Sur l’abum « Savanne », elle a couché un morceau écrit par un détenu, qui parle d’esclavage et de colonisation.

Soucieuse de s’ouvrir à toutes les tendances de la musique noire, elle passe indistinctement du zouk au sega, en y incluant le seggae et le reggae. Si elle chante l’amour, elle se défend d’être une sentimentale niaise, et quant à l’influence d’Alain Ramanisum, elle se limite aux arrangements. « C’est un formidable musicien qui a un véritable sens de la mélodie, mais il n’influence pas mes choix. On se concerte et dans l’immédiat, et pour encore un bon bout de temps, j’aurai besoin de lui. Ce serait prétentieux d’affirmer le contraire. L’ombre d’Alain ne me gêne pas ».




Last modified on Saturday, 05 January 2013 11:30
Pradeep Kumar Daby

Email This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Zero Tolerance

ZERO Tolérance

Les internautes qui voudraient commenter les articles qui sont publiés sur le site defimedia.info sont avisés qu'ils doivent éviter à tout prix d'utiliser des termes obscènes, racistes, communaux ou diffamatoires. La moindre utilisation d'un terme offensant entraînera le rejet automatique du commentaire soumis.

comments powered by Disqus

People Popular Articles

Google+