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Saturday, 12 January 2013 10:00

Marousia Bouvery : la cause des exclus en bandoulière  Featured

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C’est une femme de convictions, engagée à gauche et bien dans sa tête, qui sont parmi celles et ceux qui président à la destinée du groupe ABAIM. Figure de proue d’un collectif installé à Cité Barkly, Marousia Bouvery mène aussi une carrière de chanteuse.
Native de Port-Louis, fille d’un tourneur à Forges Tardieu, Marousia Bouvery a fréquenté quatre écoles au gré des mutations de sa mère institutrice. Après le collège Lorette de Port-Louis, elle part en usine comme ‘Stock Controller’, une première expérience de travail « dure ». « Ce n’était pas compliqué. Je comptais les chemises, mais les ouvrières étaient très en colère. Je ne comprenais rien à cette colère. Le plus dur pour nous, c’était les provocations, les menaces », se souvient-elle.

Ce n’est que plus tard qu’elle prend conscience que ces comportements étaient le résultat d’une période difficile économiquement et socialement. Son premier salaire, elle en laisse la moitié à la maison puis, avec l’autre, elle achète une télé à crédit. Un an plus tard, elle prend de l’embauche comme ‘Quality Controller’ dans une autre usine, où « l’atmosphère est plus relaxe. »

Un an plus tard, on la retrouve dans un demi-gros de Port-Louis, à China Town. Le travail n’est plus aussi pénible et elle multiplie les rencontres avec « les gens modestes et humbles. » Tout semble bien marcher jusqu’au jour, où, à sa grande surprise, le directeur lui remet une enveloppe et lui demande de ne plus revenir.

De son parcours musical, elle retient sa participation à la chorale de Pointe-aux-Sables, qu’elle rejoint a l’âge de 15 ans et une certaine culture musicale imprégnée pêle-mêle de Michael Jackson, Jean-Claude Gaspard et autres Police. « Je ne connaissais pas la culture mauricienne, la musique engagée, le sega traditionnel. La MBC diffusait la musique commerciale. La diversité faisait défaut, » dit-elle.

Découverte
C’est vers ses 22 ans qu’elle croise Alain Munean et les membres et des jeunes de SOS Solidarité. Un atelier de ravanne faisait partie des activités de cette association. « Je n’avais, auparavant, jamais tenu une ravanne. Alain Muneean, Hargnel Goolamsing et les jeunes m’ont initiée à cet instrument et ce fut une découverte pour moi. »
En compagnie des ‘camarades socialistes’, elle prend conscience de la nécessité de s’impliquer dans la vie associative. En 1988, elle rejoint l’Association pour le bien-être des aveugles de Maurice.

Là, elle découvre des handicapés se battre pour faire respecter leur différence. Mais c’est surtout à la musique que l’associa­tion doit sa notoriété, avec un premier album, en 1992, intitulé « Enn lot sezon », qui contient le hit « Laboutik an tol ».
Le prochain album « Enn zour dan enn pei » contient des titres comme « Kanar », un morceau puisé de la tradition orale. ABAIM l’a mis au goût du jour en respectant les paroles et en y ajoutant des textes poétiques qui racontaient en fait le poulailler politique du jour. « À ce jour, le groupe a sorti 11 albums presque tous puisés de la mémoire collective orale, et sans jamais céder aux modes. »

 La philosophie d’ABAIM trouve sa source d’un projet de société égalitaire, où personne ne sera exclu à cause de ses origines sociales ou des handicaps qui font obstacle à son plein épanouissement. Cette cause-là, Marousia la




Last modified on Saturday, 12 January 2013 08:42
Le Defi Plus

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