23 May 2013

Sunday, 27 January 2013 11:11
Psychologue et humoriste – Sarvesh Dosooye, homme aux multiples talents Featured
Il a plus d'une corde à son arc. Sarvesh Dosooye, 27 ans, rêve de faire connaître le one-man-show à Maurice. Passionné d'humour, d'écriture et de philosophie, il affirme que rien n'est impossible dans la vie, du moment que nous avons la volonté d'aller jusqu'au bout de nos rêves…
Bizarre. C'est ainsi que ceux qui ne connaissent pas Sarvesh pourraient le décrire. C'est d'ailleurs, l’impression que nous avons eue lorsque nous l'avons croisé à Grand-Baie La Croisette. Faisant les cent pas, nous pensions qu'il attendait quelqu'un, peut-être sa petite amie...
Or, lorsqu'il s'est mis à parler à voix basse, dans un genre de charabia, et on s’est dit que ça n’allait pas bien dans sa tête. Cependant, très vite, il nous a surpris. Sarvesh Dosooye se préparait en fait pour un one-man-show, dans le cadre du concours de talent de Radio Plus, « M Factor ». Il a d'ailleurs raflé un prix spécial du jury.
À la fois mystique et humoriste, c'est un personnage complexe, difficile à cerner. Psychologue du travail de formation et de profession, cela fait plus d'un an que Sarvesh Dosooye est rentré au pays. Qui est Sarvesh ? À cette question, notre interlocuteur ne manque pas de sourire avant de lancer qu'il se pose cette question au quotidien. « Je suis très terre à terre tout en étant ambitieux et entreprenant. J'ai eu la chance de visiter plusieurs pays et partout où j'ai été, les personnes m'appelaient citoyen du monde », dit-il.
« J'ai décroché mon doctorat à l'âge de cinq ans... à l'école maternelle », rigole le jeune homme. Celui qui a un sens de l'humour extraordinaire était étudiant au collège Royal de Curepipe. Après ses études secondaires, cet habitant de Bonne-Terre s'envole pour les États-Unis pour entamer ses études en psychologie, sujet qui l'a toujours attiré. Ayant une bonne écoute, et adorant les gens, pour lui la psychologie était taillée sur mesure. De plus, plusieurs personnes l'avaient découragé d'opter pour cette filière qu'elles disaient être très 'challenging'. L'envie de montrer qu'il pouvait réussir l'a beaucoup motivé. Il travaille pendant quelque temps à New York, puis dans le sud et le nord-ouest des États-Unis.
Écriture et Humour
Après ses études, il rentre au bercail. En 2008, il obtient une bourse de la Commission Européenne pour sa maîtrise en Europe. Il est, d'ailleurs, une des 19 personnes au monde à avoir eu cette bourse. Il met le cap sur Paris, pour ensuite rejoindre une université en Italie et termine ses études au Portugal. Notre humoriste avoue qu'il a aussi eu la chance de visiter de nombreux pays, notamment l'Allemagne, l'Ukraine, la Russie, la Malaisie et Singapour. « Je suis très curieux de nature. J'aime découvrir tout ce qui est nouveau », affirme-t-il.
Un véritable globe-trotter, diront certains. Ce sont ces voyages qui l'ont aidé à forger sa personnalité à sa passion pour l'humour, plus précisément le one-man-show, aussi appelé stand-up. Ado, Sarvesh Dosooye aimait faire rigoler son entourage avec ses blagues. Toutefois, pour lui, l'humour ne s'arrête pas qu’aux blagues. C'est bien plus profond. « Je suis à la fois humoriste et écrivain. Donc, j'essaie de combiner les deux. Lorsque j'ai découvert le stand-up, ça m'a attiré davantage. J'ai découvert ce qu'était le vrai humour. Le stand-up est vite devenu une passion », relate le psychologue.
S'inspirant de George Carlin et Jerry Seinfeld, deux comédiens du stand-up américain, il est d'avis qu'ils sont des artistes « révolutionnaires ». Étant une personne qui se pose beaucoup de questions sur l'existentialisme, le stand-up est pour lui un moyen de faire passer des messages. « Quoi de mieux que l'humour pour faire entendre les choses importantes ? Ça passe plus facilement que des trucs sérieux », poursuit notre humoriste. C'est avec émerveillement qu'il a découvert le stand-up et maintenant son but est de promouvoir cet "art" à Maurice.
Celui qui veut se perfectionner davantage dans le one-man-show avance qu'il faut savoir que l'humour, ce n'est pas que des blagues, mais un domaine beaucoup plus élargi. « La vie est un trésor, on peut se servir des leçons que l’on apprend, qu’elles soient grandes ou petites, pour accomplir de belles choses », estime Sarvesh Dosooye.
Vivant avec sa mère, sa sœur et son neveu, notre humoriste a aussi un frère qui est établi aux États-Unis. Pour lui, la vie est une pièce de théâtre. Il la prend comme elle vient. C'est un peu cela, qui l'aide à mieux la gérer. Non sans une dose de fantaisie, car, dit-il, certes, il faut être rationnel, mais un peu de fantaisie aide à rendre meilleure notre vie. « Pourquoi avoir peur du lendemain, ou des hauts et des bas, tout cela fait partie de la vie. Il suffit d'imaginer des choses positives pour égayer notre quotidien », estime le psychologue du travail.
Durant ses moments libres, Sarvesh Dosooye écrit. L'écriture et la philosophie, sont deux choses qui le fascinent depuis son très jeune âge. Il a d'ailleurs créé un blog – moricienneries – et une page Facebook du même nom où il partage la culture locale, tout ce qui la rend unique et ce qu'il écrit. « Je suis le genre qui apprécie les petites choses de la vie. J'essaie de transmettre cela à tous ceux qui le veulent. Il faut avoir des rêves dans la vie », estime ce dernier.
Café-théâtre
Par ailleurs, le psychologue joue à la guitare et chante, et estime qu'être artiste n'est pas sinécure. Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose. Quoique ce soit très dur de promouvoir ses talents et surtout de se faire connaître sur la scène locale. D’où son rêve d'ouvrir un café-théâtre. « Si moi, je me suis lancé seul, je n’ai pas eu un encadrement, je voudrais que nos talents naissants soient mieux encouragés. Surtout que nos jeunes ont beaucoup de potentiels. L'essentiel c'est de donner les moyens aux artistes pour qu'ils puissent s'exprimer », indique Sarvesh Dosooye.
Notre homme de talent est de ceux qui croient que rien n'est impossible, comme l'avait dit Alexandre Le Grand. Il conseille aux jeunes de ne pas avoir peur d'essayer de promouvoir leur talent. « Si on échoue, ce n’est pas grave. Qui ne tente rien n'a rien. Après une chute, on peut toujours se relever », estime-t-il. Le plus important est de se dire que « oui, on peut ». Les pensées positives attirent les choses positives, conclut philosophiquement notre interlocuteur.
Or, lorsqu'il s'est mis à parler à voix basse, dans un genre de charabia, et on s’est dit que ça n’allait pas bien dans sa tête. Cependant, très vite, il nous a surpris. Sarvesh Dosooye se préparait en fait pour un one-man-show, dans le cadre du concours de talent de Radio Plus, « M Factor ». Il a d'ailleurs raflé un prix spécial du jury.
À la fois mystique et humoriste, c'est un personnage complexe, difficile à cerner. Psychologue du travail de formation et de profession, cela fait plus d'un an que Sarvesh Dosooye est rentré au pays. Qui est Sarvesh ? À cette question, notre interlocuteur ne manque pas de sourire avant de lancer qu'il se pose cette question au quotidien. « Je suis très terre à terre tout en étant ambitieux et entreprenant. J'ai eu la chance de visiter plusieurs pays et partout où j'ai été, les personnes m'appelaient citoyen du monde », dit-il.
« J'ai décroché mon doctorat à l'âge de cinq ans... à l'école maternelle », rigole le jeune homme. Celui qui a un sens de l'humour extraordinaire était étudiant au collège Royal de Curepipe. Après ses études secondaires, cet habitant de Bonne-Terre s'envole pour les États-Unis pour entamer ses études en psychologie, sujet qui l'a toujours attiré. Ayant une bonne écoute, et adorant les gens, pour lui la psychologie était taillée sur mesure. De plus, plusieurs personnes l'avaient découragé d'opter pour cette filière qu'elles disaient être très 'challenging'. L'envie de montrer qu'il pouvait réussir l'a beaucoup motivé. Il travaille pendant quelque temps à New York, puis dans le sud et le nord-ouest des États-Unis.
Écriture et Humour
Après ses études, il rentre au bercail. En 2008, il obtient une bourse de la Commission Européenne pour sa maîtrise en Europe. Il est, d'ailleurs, une des 19 personnes au monde à avoir eu cette bourse. Il met le cap sur Paris, pour ensuite rejoindre une université en Italie et termine ses études au Portugal. Notre humoriste avoue qu'il a aussi eu la chance de visiter de nombreux pays, notamment l'Allemagne, l'Ukraine, la Russie, la Malaisie et Singapour. « Je suis très curieux de nature. J'aime découvrir tout ce qui est nouveau », affirme-t-il.
Un véritable globe-trotter, diront certains. Ce sont ces voyages qui l'ont aidé à forger sa personnalité à sa passion pour l'humour, plus précisément le one-man-show, aussi appelé stand-up. Ado, Sarvesh Dosooye aimait faire rigoler son entourage avec ses blagues. Toutefois, pour lui, l'humour ne s'arrête pas qu’aux blagues. C'est bien plus profond. « Je suis à la fois humoriste et écrivain. Donc, j'essaie de combiner les deux. Lorsque j'ai découvert le stand-up, ça m'a attiré davantage. J'ai découvert ce qu'était le vrai humour. Le stand-up est vite devenu une passion », relate le psychologue.
S'inspirant de George Carlin et Jerry Seinfeld, deux comédiens du stand-up américain, il est d'avis qu'ils sont des artistes « révolutionnaires ». Étant une personne qui se pose beaucoup de questions sur l'existentialisme, le stand-up est pour lui un moyen de faire passer des messages. « Quoi de mieux que l'humour pour faire entendre les choses importantes ? Ça passe plus facilement que des trucs sérieux », poursuit notre humoriste. C'est avec émerveillement qu'il a découvert le stand-up et maintenant son but est de promouvoir cet "art" à Maurice.
Celui qui veut se perfectionner davantage dans le one-man-show avance qu'il faut savoir que l'humour, ce n'est pas que des blagues, mais un domaine beaucoup plus élargi. « La vie est un trésor, on peut se servir des leçons que l’on apprend, qu’elles soient grandes ou petites, pour accomplir de belles choses », estime Sarvesh Dosooye.
Vivant avec sa mère, sa sœur et son neveu, notre humoriste a aussi un frère qui est établi aux États-Unis. Pour lui, la vie est une pièce de théâtre. Il la prend comme elle vient. C'est un peu cela, qui l'aide à mieux la gérer. Non sans une dose de fantaisie, car, dit-il, certes, il faut être rationnel, mais un peu de fantaisie aide à rendre meilleure notre vie. « Pourquoi avoir peur du lendemain, ou des hauts et des bas, tout cela fait partie de la vie. Il suffit d'imaginer des choses positives pour égayer notre quotidien », estime le psychologue du travail.
Durant ses moments libres, Sarvesh Dosooye écrit. L'écriture et la philosophie, sont deux choses qui le fascinent depuis son très jeune âge. Il a d'ailleurs créé un blog – moricienneries – et une page Facebook du même nom où il partage la culture locale, tout ce qui la rend unique et ce qu'il écrit. « Je suis le genre qui apprécie les petites choses de la vie. J'essaie de transmettre cela à tous ceux qui le veulent. Il faut avoir des rêves dans la vie », estime ce dernier.
Café-théâtre
Par ailleurs, le psychologue joue à la guitare et chante, et estime qu'être artiste n'est pas sinécure. Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose. Quoique ce soit très dur de promouvoir ses talents et surtout de se faire connaître sur la scène locale. D’où son rêve d'ouvrir un café-théâtre. « Si moi, je me suis lancé seul, je n’ai pas eu un encadrement, je voudrais que nos talents naissants soient mieux encouragés. Surtout que nos jeunes ont beaucoup de potentiels. L'essentiel c'est de donner les moyens aux artistes pour qu'ils puissent s'exprimer », indique Sarvesh Dosooye.
Notre homme de talent est de ceux qui croient que rien n'est impossible, comme l'avait dit Alexandre Le Grand. Il conseille aux jeunes de ne pas avoir peur d'essayer de promouvoir leur talent. « Si on échoue, ce n’est pas grave. Qui ne tente rien n'a rien. Après une chute, on peut toujours se relever », estime-t-il. Le plus important est de se dire que « oui, on peut ». Les pensées positives attirent les choses positives, conclut philosophiquement notre interlocuteur.
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Adila Mohit
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