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Sunday, 17 March 2013 10:32

Ranini Cundasawmy - Le combat chevillé au corps Featured

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À 28 ans, Ranini Cundasawmy s’est distinguée au niveau national et international en boxe française et en Muay Thaï.
Cette année, cette athlète figure au classement du R-Awakening, un registre mondial des femmes évoluant dans les sports de combat. Une femme au parcours exceptionnel, actuellement championne nationale de Muay Thaï et responsable d’un club de sports de combat depuis 2008.

En la voyant, on ne dirait pas que Ranini est une adepte des sports de combat. Très féminine et sexy, elle affiche la décontraction et jovialité. Malgré cette apparence, elle s’est distinguée à plusieurs reprises en boxe française et en Muay Thaï. Ce qui lui a valu de se retrouver dans le
R-Awakening. D’ailleurs, elle est la seule Mauricienne à figurer sur cette liste de combattantes, la plupart venant de pays comme les États-Unis, l’Australie et l’Écosse.

« J’étais une fille très timide. Personne n’aurait pu imaginer que je ferais carrière dans les sports de combat. Néanmoins, quand j’ai voulu prendre cette direction, ma famille et mes proches m’ont soutenue et encouragée », raconte Ranini.

C’est en 2001 que son aventure débute. Inspirée par son père, qui pratique les sports de combat, elle se met à la boxe française. « Mon papa était mon idole et c’est grâce à lui que je me suis intéressée à la boxe française. C’était bien pour garder la forme et se défendre », affirme la jeune femme. Cependant, c’est sa rencontre avec Patrick – celui qui allait devenir son mari – en 2002 qui incite Ranini à vraiment s’intéresser à la compétition. Elle s’essaye alors à la boxe française savate. « Mon mari est également mon coach. Il me livre des conseils concernant la nutrition, entre autres. Le plus important, c’est qu’il m’a appris le contrôle. Patrick a cru en mon potentiel et était convaincu que j’aurais une riche carrière dans les sports de combat », explique Ranini.

Mariés en 2008, ils ouvrent le Bambous Martial Arts Sports Club pour enseigner les sports de combat aux jeunes. En 2006, Ranini remporte le titre de championne de boxe française aux Jeux de l’Ouest. Elle décroche le titre de meilleure tireuse en boxe française savate en 2010.

Nouvelle aventure

« Le Muay Thaï a été introduit à Maurice en 2010. Mon mari et moi, nous sommes embarqués dans cette nouvelle aventure. La boxe thaïe est un sport de combat créé pour les militaires thaïlandais au XVIe siècle. C’est un sport très populaire. Les armes sont les pieds, les genoux et les coudes, et il y a une pratique qu’on appelle la projection. Toutefois, on ne peut frapper l’adversaire s’il est à terre », explique la jeune femme.

Le Muay Thaï est peu connu à Maurice, contrairement aux autres sports de combat. Néanmoins, Ranini explique qu’il lui a été plus facile d’évoluer dans cette discipline que dans la boxe française : « Il n’y avait pas assez de compétitions de boxe française pour les femmes à Maurice. C’était donc difficile de juger sa performance et de progresser. Pour le Muay Thaï, les compétitions me poussent à faire mieux à chaque fois. »

Le Muay Thaï a été très bénéfique pour Ranini. « Il y a de plus en plus de femmes qui pratiquent ce sport de combat à Maurice », affirme-t-elle. « D’abord, ce sport aide à garder la forme. Il aide aussi au quotidien et on devient une personne très calme. Contrairement à ce que les gens peuvent s’imaginer, le Muay Thaï est un sport de combat qui requiert beaucoup de discipline, de contrôle et de concentration. »

Ranini ajoute qu’une personne pratiquant le Muay Thaï doit être très forte dans sa tête. « On doit se préparer à recevoir des coups et à être blessé. De plus, le Muay Thaï peut être bénéfique pour les jeunes, car ils pourront canaliser leur énergie tout en pratiquant un sport », explique-t-elle. La jeune tireuse n’a jamais perdu un combat sur le sol mauricien. En 2012, elle a été championne dans le premier combat mixte. Elle a atteint le 4e round du Muay Thai World Championship, où elle a été battue par la championne du monde en titre, Ruqsana Begum.

Ranini déplore toutefois le manque d’intérêt pour le Muay Thaï : « C’est difficile pour la plupart des gens de le pratiquer à cause des équipements. Heureusement que certains compagnies privées nous aident pendant les compétitions, tant sur le plan local qu’international. » Il est à noter que le championnat de Muay Thaï se tient ce dimanche, à Trou-d’Eau-Douce. Ranini y participera pour tenter de conserver son titre de championne de Maurice, titre qui lui colle à la peau depuis 2011.

Premita Leelachand

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