21 May 2013
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24 heures après la présentation au Parlement du Criminal Code (Amendment) Bill visant à autoriser l’interruption volontaire de grossesse (IVG) sous quatre conditions, le conseil des Oulémas fait connaître sa position sur ce projet de loi. Lors d’une conférence de presse à la Jummah Mosque, ce mercredi 30 mai, les dignitaires religieux musulmans ont été catégoriques : l’avortement ne peut être pratiqué dans des cas de viol ou d’inceste. 

« L’avortement est strictement interdit en Islam après 120 jours de grossesse. Cette pratique est toujours interdite dans notre religion avant cette période [120 jours], sauf sous certaines conditions où il y a une certaine flexibilité. Revenons maintenant avec le projet de loi. Nous sommes d’accord avec les trois premières conditions [ 1) lorsque la vie d’une femme est en danger si elle poursuit sa grossesse ; 2) lorsque la grossesse pourrait entraîner une incapacité permanente ou porter préjudices à la santé mentale de la femme ; 3) lorsqu’il y a des risques substantiels de malformation du fœtus] pourvu que l’avortement soit pratiqué avant les 120 jours de grossesse. Mais, d’un point de vue islamique, nous rejetons catégoriquement la 4e condition [avortement dans des cas de viol et d’inceste] proposée par le gouvernement », a fait ressortir le maulana Haroon Hassen.  

Le conseil des Oulémas demande aux parlementaires d’assumer leurs responsabilités si le projet de loi est adopté sans amendement.

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