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Sunday, 27 January 2013 11:13

Brin d’histoire – Période d’entre-guerres

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Les films américains, qui, de tout temps, se trouvaient être les plus disséminés (d’où son impact en tant qu’instrument de propagande des plus efficaces qui fût), se trouvèrent fort entravés dans leur acheminement qui se faisait à cette époque, et pendant un bon bout de temps, par voie maritime.
Ce qui devenait, en temps de guerre par exemple, quelque chose d’impensable. Sans compter qu’au préalable les pellicules, contenues dans d’immenses bobines, subissaient tout un processus, lequel nécessitait leur passage par Londres, puis Paris, pour les sous-titres ou carrément le doublage en français et autres langues européennes en postsynchronisée avant l’expédition des versions finies à travers la planète.

En ce qui concernait notre région de l’océan Indien, la fermeture du Canal de Suez (dès 1938) fit que ce raccourci n’étant plus praticable, l’on se trouva dans l’impossibilité de recevoir notre quota en termes de denrées et autres nécessités élémentaires à côté desquelles les films faisaient figure de vrai luxe. Situation qui allait perdurer sur plusieurs années jusqu’à la mi-1945 (les sept années des vaches maigres).

Force fut aux amateurs de se contenter des réminiscences du cinéma muet dont on ressortait les Rudolf Valentina (Fils du Cheik) ou du Charlot (Ruée vers l’Or), ad nauseam, en attendant la mise sur pied d’un théâtre populaire. L’on assista alors à l’émergence d’un réel théâtre indianophile, legs d’une troupe professionnelle qui dut plier bagage. D’expression hindustani, la pièce Khwabé-Hasti, bien connue du public portlouisien des années quarante, allait faire date. Les représentations étaient données au Théâtre de Port-Louis et, en alternance, au Cinéma des Familles.

  Pendant ce temps, l’on montait, d’une même facture, une deuxième pièce (Khoobsoorat-Bala) qui devait assurer le suivi à l’homologue Khwabé-Hasti lorsque, le Suez étant ré ouvert, notre cargaison de films américains nous parvint avec effet rétroactif. L’on eut droit aux arriérés de ces sept années avec tous les progrès cinématographes enregistrés au cours de ce laps de temps.

  Du coup, ce fut l’anéantissement du théâtre hindustani qui avait pris de l’essor, le vent en poupe. Les sommes investies dans l’entreprise furent englouties alors que les avoirs en furent bazardés.

SDAR


Le Dimanche/L' Hebdo

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