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Sunday, 06 January 2013 12:13

Armes à feu – Pour éviter des drames à la Newtown Featured

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Depuis un certain temps, la police mauricienne a fixé comme un de ses objectifs prioritaires : le démantèlement du trafic d’armes.
Le nombre d’armes à feu en circulation à Maurice n’est pas négligeable. Certes, nous ne sommes pas aux États-Unis d’Amérique et tous les Mauriciens ne réclament pas le droit de porter une arme. Mais…

La République de Maurice est-elle devenue une plateforme pour un gros réseau de trafic d’armes à feu ? Les révélations du Conflict Awareness Project (une organisation internationale non gouvernementale qui a pour mission principale de dénoncer les trafiquants d’armes à travers le monde) sur un projet allégué de mafieux russes avec des investisseurs mauriciens, visant à utiliser Maurice comme tremplin ont poussé les autorités compétentes à initier une enquête.

Les armes à feu circulent-ils librement à Maurice ? Jeudi 25 octobre. Temps ensoleillé à Grand-Baie, où bon nombre de touristes profitent du climat mauricien sur la plage. 12 h 10, à Morcellement Boucan, à moins d’un kilomètre de la plage, Jean Harel Philippe, 35 ans, figure très connue dans le circuit des bouncers est arrêté.

Une perquisition menée par des limiers de l’Adsu de la Northern Division en collaboration avec des éléments de la Special Mobile Force et de la Divisional Supporting Unit a débouché sur la saisie d’un véritable arsenal sur un terrain vague, à côté du domicile du suspect. Les policiers ont passé au crible les coins et recoins de la propriété. Ils découvrent une malle suspecte dissimulée entre des pneus usés. La malle contenait deux revolvers Astra de calibre 0,32 et plusieurs munitions. Poursuivant leurs investigations, les agents tomberont sur un autre revolver démonté, de calibre 0,22 et d’autres munitions. Les trois revolvers et les 89 balles ont été remis à la police scientifique pour des prélèvements d’indices, afin de remonter jusqu’aux personnes qui les ont manipulés.

Les forces de l’ordre sont catégoriques. « Personne n’a le droit d’être en possession d’une arme à feu sans permis. Notre fouille a été fructueuse », confie un membre de l’Adsu de Grand-Baie.

Palma
En début octobre, 2 037 cartouches ont été découvertes sous un rocher près de la rivière Pierrefonds à Palma, vers 14 heures. C’est un habitant de la localité qui a fait cette découverte. Il se trouvait près d’un lieu de culte pour couper de l’herbe. À un moment, il cherchait une corde dans les broussailles pour attacher ses bottes d’herbe. C’est alors qu’il tombe sur une corde cachée entre les rochers.

La corde était attachée à un sac en raphia. Il a ouvert le sac par curiosité. À sa grande surprise, il devait y découvrir des munitions pour armes à feu. Choqué, il décide d’avertir la police. Peu de temps après, plusieurs unités de la police débarquent sur les lieux. Elles constatent qu’il y avait environ un millier de balles.

La Cure
Mardi 30 octobre 2012, des membres de la brigade antidrogue de Plaine-Verte ont mis la main sur une cinquantaine de cartouches, de la drogue et des pièges connus comme des Booby Traps à Résidence La-Cure, aux petites heures du matin.

Attentat contre un assistant-commissaire
Le lendemain de la célébration de la fête nationale, soit le 13 mars 2012 aux alentours de 16 heures, les Mauriciens ont été choqués par cet attentat manqué qui a eu lieu à la rue Colonel Maingard, Beau-Bassin, à quelques mètres des feux de signalisation. Deux coups de feu sont tirés sur la voiture de l’ACP Vishnu Hanumanthadu. L’une des balles passe à deux doigts de sa tête, mais il n’est pas blessé. Après enquête, un bouncer a été arrêté et il est en détention à la prison La Bastille, à Phoenix.

Fusillade à Saint-Pierre
Une colère latente, qui n’attendait qu’un élément déclencheur. Dubrayeel Bhugeloo, alias Eshan, alias Gogo, âgé de 41 ans, s’est laissé emporter dans une folie meurtrière, le 19 octobre 2006 à Petit-Verger, Saint-Pierre, pour une histoire de paillasson placé devant sa porte.

C’est un fait qui semble banal, mais qui cache en fait un conflit fraternel à propos d’un terrain légué par les parents. L’homme a tiré sur tout ce qui était dans son champ de vision, tuant à bout portant ses deux frères et un voisin qui se trouvait sur la route. Dans la foulée, il a blessé un autre frère, l’épouse de ce dernier et leur neveu, un adolescent de 17 ans. Il s’est ensuite donné la mort. La police a saisi quatorze fusils chez les Bhugeloo.

Les victimes d’Eshan Bhugeloo sont Adam Farook Bhugeloo, 62 ans, Farzley Omar Bhugeloo, 36 ans et Sheik Cader Elahee Doomun, 65 ans. Les trois blessés sont Mohammad Ali Dina Bhugeloo, 55 ans, alias Baboo, son épouse, et Reeaz Bhugeloo, son neveu. Eshan et Farzley sont nés d’une autre mère que Farook et Mohammad Ali Dina.

La plus grosse saisie d’armes
L'escouade de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu) menée par l'inspecteur Hector Tuyau a, lors d'une opération en novembre 2006, procédé à la saisie d'un véritable arsenal - des armes à feu et des munitions - stocké illégalement chez un habitant de Beau-Bassin. Jacques Claude Yves David, 38 ans, qui a justifié la présence de ces armes à son domicile en déclarant aux limiers de l'Adsu qu'elles s'y trouvent pour réparation, a passé la nuit dans une cellule de l'Alcatraz Detention Centre, aux Casernes centrales.

Il a été, ensuite, poursuivi pour possession illégale d'armes à feu et de munitions. Chez le retraité de 65 ans, la police remarque un fait troublant dans cette affaire. Outre l'impressionnante quantité de munitions découverte, elle a mis la main sur quatre Ammunition Metal Boxes, devait contenir des balles à usage exclusif de la force policière et de la Special Mobile Force (SMF).

Un premier relevé des armes et munitions saisies lors de la perquisition montre la présence de pas moins d'une trentaine de carabines et de revolvers, dont un pistolet 6.35 Serial Number 205425 qualifié de véritable bijou balistique par les experts, une dizaine de Double Barrel Guns de différentes marques, dont des Verne Crron with Firing Spin, Baker et autres Arquebusier. Outre ces armes à feu, l'Adsu a saisi un sac en plastique contenant 17 parties de fusils et autres carabines, une douzaine de lunettes à être ajustées sur les fusils et un autre sac contenant des pièces détachées d'armes à feu. Deux autres sacs contenaient respectivement 25 Small Parts of Rifles and Shotguns et 37 douilles vides de différents calibres.

L'Adsu a également saisi une boîte en carton contenant treize manuels de différents titres et deux brochures traitant de la fabrication et de l'entretien d'armes à feu. Des pièces de métal entrant dans la fabrication illégale de balles et des équipements de précision figurent également parmi les pièces à conviction. Au chapitre des munitions saisies, l'Adsu fait état de 385 Lead Pellets, neuf Large Pellets, 42 Circle Shaped Carrons, 16 Corn Head Lead, 23 wads, 10 Live Rounds de calibre 350 de la marque Sako ; un sac en plastique contenant 59 douilles utilisées et de différents calibres, de même que 1 030 Empties de calibre 12 ; 116 de calibre 16 et vingt-cinq pétards.

Raouf Gulbul, avocat : « La loi mauricienne est extrêmement sévère »
> Des armes à feu seraient en circulation libre à Maurice. Qui sont ceux qui peuvent faire une demande pour avoir un permis de port d’armes ?
Un citoyen mauricien qui a plus de 18 ans peut faire la demande pour un permis. Toutefois, plusieurs critères doivent être respectés. La personne qui obtient un permis doit se plier aux règles de la police.

> Pouvez-vous citer des critères ?

Pour obtenir un permis, le détenteur doit avoir une bonne raison pour posséder une arme à feu. Il doit aussi avoir un certificat d’aptitude. Il doit être en bonne condition physique et mentale. Le détenteur ne doit pas avoir des antécédents judiciaires tels que possession illégale d’arme à feu ou des munitions, trafic de drogue et violences conjugales, entre autres. Il ne faut pas qu’il ait un caractère violent et qu’il soit alcoolique ou drogué. Le Commissaire de police prend en considération ces critères, entre autres.

> Quelles sont les conditions à respecter lorsqu’une personne détient un permis ?

La loi est claire. Seul l’individu qui possède un permis peut être en possession d’une arme à feu. Toutefois, il n’a pas le droit de circuler avec ; sauf s’il a eu la permission par écrit du Commissaire de police. Au cas contraire, il doit garder son arme à feu à la maison. Normalement, le détenteur doit renouveler son permis tous les ans. Il doit aussi toujours être en contact avec la police et l’informer de tout changement. Par exemple, quand il part fréquemment à l’étranger.

Dans ce cas précis, il doit informer le Commissaire de police et laisser son arme à feu à l’armurerie des Casernes centrales à Port-Louis ou dans un coffre-fort. L’individu n’a pas le droit d’avoir plus de munitions que prévu. C’est contraire à la loi, sous le Fireams Act 2006.

> Justement, que risque une personne trouvée coupable de possession illégale d’arme à feu et de munitions ?

Je dois faire ressortir que la loi mauricienne est extrêmement sévère. La législation actuelle, le Fireams Act 2006, prévoit une amende n’excédant pas de Rs 200 000 et une peine de prison ne dépassant pas 15 ans.

Diop Bhoyroo condamné pour possession d’arme à feu
Tout récemment, Diop Kondo Bhoyroo a passé quelques mois en prison. Poursuivi pour avoir utilisé une arme pour empêcher son arrestation, il a écopé de neuf mois de prison donnés par le magistrat Raj Seebaluck. Diop Bhoyroo et son frère Yannick étaient en cavale depuis plusieurs mois. Ils étaient recherchés par la police, dans le cadre de l’assassinat de leur cousin, Judex Bhoyroo.

L’arrestation des frères Bhoyroo avait tenu le pays en haleine. Le 30 octobre 2008, une équipe composée des hommes de la brigade antidrogue et du Groupe d’intervention de la police mauricienne (GIPM) avait mis la main sur Diop Bhoyroo, tandis que Yannick Dingaan avait réussi à s’échapper.

L’accusé et son frère sortaient de la résidence de la famille Bheem, quand ils sont tombés nez à nez avec les limiers. Diop Bhoyroo avait menacé les limiers avec son arme. C’est à ce moment qu’un des éléments du GIPM a tiré sur lui pour le désarmer. Un revolver de la marque Astra de calibre 0,22 et des munitions avaient été saisis.




Cedric Ramasawmy

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