Drogue : des quartiers chauds dans le viseur de l’Adsu

Par Nasif Joomratty O commentaire
GIPM

Plusieurs régions de l’île ont été la cible d’opérations de l’Adsu, épaulée par les commandos de la NCG, du GIPM et de la SSU, entre autres, au cours de ces derniers mois.

Dans la journée du lundi 5 février, une opération montée par les forces de l’ordre a permis l’arrestation de deux personnes dans la région de Camp Levieux. De la drogue synthétique, des munitions d’armes à feu, de l’héroïne et de l’argent qui pourrait provenir d’un trafic de drogue ont été saisis.

Le premier suspect, un jeune de 19 ans, est soupçonné d’être un trafiquant connu de la localité. Des éléments de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu)  l’ont arrêté avec Rs 22 000, une dizaine de doses de cannabis synthétique et une cartouche de calibre 7.62 millimètres. Un peu plus loin, chez l’un de ses voisins, 15 doses de drogue synthétique, 13 doses de brown sugar et de l’héroïne ont également été retrouvées. L’Adsu a aussi récupéré une somme de Rs 6 000 soupçonnée de provenir du trafic. Le suspect, un jeune de 21 ans, a été arrêté pour trafic de drogue et possession illégale de munitions. Il a comparu devant la justice hier matin.

Dans le collimateur

Des descentes surprises sont effectuées  en se basant sur des exercices de recoupement d’informations sur le terrain. Camp Levieux, Résidence Ste-Clair à Goodlands, Résidence Kennedy à Quatre-Bornes, ou encore African Town, à Riambel, sont ciblés par ces opérations. Du coup, ces localités sont assez souvent le théâtre  d’affrontements entre des habitants et différentes unités de police.

Les opérations à l’African Town, notamment,  prennent toujours fin après de violents échanges entre les forces de l’ordre et les « boucliers » des marchands de drogue. Les habitants se plaignent de la brutalité policière et la police, de son côté, évoque l’hostilité des habitants. À plusieurs reprises, ces conflits ont fait des blessés dans les rangs de l’Adsu et de la SSU.

Dans ces régions, la police estime que les trafiquants ont déjà mis sur pied tout un  mécanisme pour permettre le bon déroulement de leurs opérations. En effet, les sources du QG de l’unité anti-drogue affirment qu’ils adoptent la stratégie de regroupement des habitants pauvres autour d’eux pour leur servir de boucliers humains. « Zot donn zanfan ek dimun kass pu marss ek zot », nous affirme un élément de la brigade anti-drogue.