Grande affluence à la NTA : les automobilistes boudent la décentralisation

Par Ronnie Antoine O commentaire
NTA

Pendant des années, la National Transport Authority (NTA) a subi les foudres du public, lui reprochant de concentrer ses services dans son quartier général à Cassis.

Maintenant que la décentralisation est chose faite, on assiste à une déconcertante attitude de la part du public devant s’acquitter de différents paiements : Motor Vehicle Licence, les frais d’enregistrement et l’exercice de transfert.

La majorité préfère se rendre à Cassis alors que les paiements sont possibles notamment dans les bureaux de poste à travers le pays. Les effets contraires ont été notés ces deux derniers jours. Les membres du public, se déplaçant en grand nombre, se sont retrouvés dans d’interminables files d’attente à Cassis.

Le jeudi 28 décembre, la NTA a enregistré 1 849 transactions au total. La grosse majorité de ces transactions, soit 1 233, ont été faites au quartier général à Cassis. Seuls 258 cas ont été traités au bureau de Plaine-Lauzun, 186 à Forest-Side et 172 à L’Aventure.

Des chiffres qui indiquent clairement que le public ne veut pas tirer profit de la décentralisation. L’autre chiffre qui interpelle et qui correspond à la plus grosse part de ces transactions concerne l’enregistrement des véhicules, soit 733 des 1 849. C’est un paiement qu’il est possible d’effectuer dans n’importe quel bureau de poste. La deuxième transaction la plus fréquente arrive loin derrière avec 234. Il s’agit des frais de transfert de véhicules.

À la NTA, on indique que cette forte concentration d’automobilistes au siège social de Cassis aggrave le problème. Un certain nombre de personnel a été transféré dans les autres centres.

Il en résulte le fait troublant de manque d'employés pour rendre opérationnels un maximum de comptoirs en même temps.