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Grossesse précoce : plus de 90 cas de janvier à juin

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  • Les filles de 12 à 17 ans concernées

Deux cas récents ont fortement interpellé : celui d’une mineure à qui la garde de son bébé a été retirée car elle ne s’en occupait pas bien, et celui d’une fille de 15 ans qui a accouché après avoir eu des relations sexuelles avec un homme rencontré lors d’un concert. Bien que le nombre de grossesses précoces soit en baisse à Maurice, des efforts supplémentaires doivent être déployés en matière d’éducation et d’accessibilité aux contraceptifs, fait-on comprendre dans les milieux concernés.

Quatre-vingt-onze cas de grossesses précoces ont été enregistrés de janvier à juin 2023 chez les filles âgées entre 12 et 17 ans, dans les Drop-in-centres de la Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA), affirme la directrice Vidya Charan. L’année dernière, ce nombre était de 172 cas chez les filles âgées de 13 à 17 ans, ce qui est considérable selon elle.

Vidya Charan explique que ces cas de grossesses précoces sont généralement issus de milieux difficiles tels que la pauvreté, où il peut y avoir des parents souffrant d’addictions, des familles brisées, notamment des familles recomposées ou des beaux-parents. Parmi les cas enregistrés, il y a aussi des familles confrontées à des psychopathologies telles que la violence domestique, la dépression et l’anxiété.

Selon elle, l’absence du père dans le foyer a un impact négatif sur les adolescentes, qui cherchent alors affection et amour ailleurs. De plus, par peur de la stigmatisation et de la perte de statut social, ainsi que par honte et embarras, plusieurs familles hésitent à signaler les cas de grossesse chez les adolescentes, ce qui empêche également ces jeunes filles d’avoir accès aux soins de maternité tels que le suivi néonatal, ajoute-t-elle.

Barrières

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Vidya Charan

Vidya Charan observe qu’il existe un manque important de connaissances sur les droits et les services en matière de procréation chez les adolescents et les jeunes adultes qui ont terminé leurs études, ce qui crée une absence générale de sensibilisation, d’incompréhension et de confusion parmi eux. Elle estime qu’il y a un manque d’éducation sexuelle complète dans le programme scolaire formel, un manque d’intérêt pour le sujet, des pratiques conservatrices et des attitudes des éducateurs eux-mêmes, ainsi qu’un schéma prédominant de tabous associés à la discussion sur la santé reproductive.

Ainsi, selon la directrice de la MFPWA, l’éducation sexuelle holistique est devenue plus que nécessaire en raison de la sexualité précoce parmi les jeunes. Elle rappelle que les jeunes ont aujourd’hui un accès facile à certaines informations via leurs pairs, les réseaux sociaux, les médias et Internet. De ce fait, insiste-t-elle, il est primordial de préparer l’enfant à devenir responsable et retarder son premier acte sexuel.

« Après tous les efforts pour l’inclusion de l’éducation sexuelle dans le cursus scolaire, nous attendons que le programme soit effectivement mis en place à la suite de l’annonce du ministre de tutelle. Le programme d’éducation à la santé doit être renforcé pour nos jeunes en pleine ébullition », explique-t-elle. 

Vidya Charan concède néanmoins que les lois et politiques peuvent limiter l’accès des jeunes aux services et contraceptifs. À Maurice, l’âge légal d’accès aux services de santé reproductive est fixé à 16 ans. Par conséquent, les jeunes de moins de 16 ans doivent obtenir le consentement parental pour bénéficier des services proposés.

Cependant, la MFPWA fait une dérogation pour les jeunes qui ont des antécédents de relations sexuelles actives ou les adolescentes qui ont déjà un enfant. « Nous préférons leur fournir un moyen de contraception, sinon elles pourraient être confrontées à une nouvelle grossesse ou des infections. Protéger l’enfant est notre priorité dans ces cas-là. »

La MFPWA propose des services spécialement adaptés aux adolescents et aux jeunes par le biais de la clinique et du Drop-In Centre. Ils y reçoivent des conseils, des tests de laboratoire, des dépistages volontaires, et des services médicaux avec le consentement de leurs parents ou responsables.

L’organisme collabore, d’autre part, avec le Youth Action Movement et des enseignants volontaires. Des sessions d’éducation sont organisées dans certaines écoles primaires et secondaires, ainsi que dans certaines institutions où les jeunes adolescents sont considérés comme vulnérables. « Nous formons certains jeunes pour qu’ils agissent comme pairs éducateurs et exercent une influence positive auprès de leurs amis. »

L’association travaille également avec les instances qui regroupent les enseignants, et une charte des enseignants pour dénoncer tous les cas d’abus sexuels envers les enfants a été préparée. Aux enfants victimes d’abus, précise Vidya Charan, l’association offre un soutien sous forme de counseling dispensé par ses chargés de programmes et travailleurs sociaux, ainsi que par un psychologue rattaché au centre. Certains bénéficient également d’un suivi médical. La MFPWA travaille en collaboration avec les parents des victimes pour faciliter l’intégration de l’enfant à la société et au sein de la famille.

Taux de fertilité de 61,7 à Rodrigues

Selon Vidya Charan, il existe également une sexualité précoce chez les jeunes de Rodrigues. Le taux de fertilité y est très élevé, atteignant 61,7, ce qui indique que les jeunes ont des rapports sexuels très tôt, pouvant affecter leur développement et leur épanouissement. De plus, des cas de filles mères peuvent entraîner des problèmes et des drames familiaux. La directrice de la MFPWA souligne également la présence de cas d’abus dans l’île. De nombreux jeunes se tournent vers la MFPWA à Rodrigues pour bénéficier de conseils et de soutien.

grossesse

Légère baisse en 2022 comparée à 2021

Selon les chiffres de Statistics Mauritius, le nombre total de cas de grossesses précoces chez les moins de 20 ans a connu une légère baisse en 2022 par rapport aux chiffres de l’année 2021. 

Devenue maman à 16 ans

Marie-Noëlle : « Je ne savais pas ce qu’était la maternité »

marieEnceinte à 15 ans alors qu’elle était en Form III (Grade 9), Marie-Noëlle n’a eu d’autre choix que d’arrêter le collège. Grâce au soutien des religieuses et du Mouvement d’aide à la maternité (MAM), elle a pu se prendre en main. Âgée de 28 ans aujourd’hui, elle se démène pour élever ses deux enfants de 13 et 8 ans.

Marie-Noëlle raconte que c’est à l’âge de 16 ans qu’elle a accouché de son premier enfant en 2010. La grossesse, dit-elle, ne s’est pas bien passée, tant sur le plan personnel que familial. « Je n’étais ni prête ni préparée pour être mère à cet âge, et mes parents n’avaient pas les moyens non plus pour accueillir un nouveau membre dans la famille dans de telles conditions. Ils ne savaient pas comment subvenir aux besoins de mon enfant avec les couches, le lait et la nourriture, tout en répondant aux besoins de toute la famille », souligne la jeune femme.

Marie-Noëlle étant la seule fille de la famille, ses parents ont également eu du mal à accepter sa grossesse, surtout à cet âge. Sa mère, en particulier, était frustrée et inquiète. L’intervention des religieuses auprès de sa famille a été déterminante pour qu’elle puisse bénéficier du soutien de ses proches. Au fil des mois, les regards ont commencé à changer et les choses ont commencé à aller mieux. L’arrivée du bébé a finalement été accueillie comme un cadeau.

Sa grossesse, ajoute Marie-Noëlle, a été un long apprentissage et une découverte. « Je ne savais pas ce qu’était la maternité et comment élever un enfant, car j’étais moi-même encore une enfant. » Sa mère a sollicité le soutien des religieuses à Vacoas, car il était entendu qu’elle devait prendre ses responsabilités et s’occuper elle-même de son enfant. Entre-temps, elle s’est résolue à abandonner le chemin de l’école.

La jeune femme affirme qu’elle a eu le soutien des religieuses qui sont venues lui rendre visite toutes les semaines. Avec le Mouvement d’aide à la maternité (MAM), elle a appris comment s’occuper d’un bébé, comment l’allaiter et l’importance de l’allaitement maternel. « Les religieuses m’ont bien soutenue et maintenant, à 28 ans, j’ai deux enfants à ma charge que je dois élever seule car leur père n’est plus là. »

Elle révèle qu’elle ne s’attendait pas à pouvoir affronter cette situation avec brio. « Je suis épanouie avec mes deux enfants. » Cela fait six ans qu’elle est mère célibataire et qu’elle assume le rôle de père et de mère en même temps. « Malgré la situation, je suis sereine du fait que j’arrive à gérer la situation et que je peux subvenir à nos besoins et payer la scolarité des enfants, entre autres », dit-elle. 

Elle souligne cependant que cela n’aurait pas été possible financièrement si elle n’avait qu’un seul travail. La jeune femme s’occupe d’une vingtaine de chiens dans un chenil dans un terrain de chasse, fait du baby-sitting et du repassage à des heures et des jours spécifiques. Ce qui lui permet de s’occuper aussi de ses enfants. « Ce n’est certes pas aussi simple, mais j’arrive à m’en sortir. Les trois emplois sont assez proches de mon domicile, ce qui fait que je ne suis pas très loin de la maison si mes enfants ont besoin de moi », dit-elle.

Marie-Noëlle aspire à vivre sous son propre toit. Elle a déjà procédé à la construction de sa maison à l’étage de celle de ses parents grâce à ses économies. Il lui reste à couler la dalle, mais c’est cela qui lui pose problème pour le moment. 

Elle explique qu’il y a plusieurs choses à prendre en charge, notamment les ouvriers pour les travaux, tout en jonglant avec ses différents emplois et sa petite famille. Ses demandes d’aides n’ont pas abouti, selon elle. « Si je pouvais avoir un quatrième emploi, cela m’aurait certainement aidée, mais je ne peux pas en faire trop car je dois aussi avoir de l’énergie et du temps pour ma famille. » 

En attendant, elle vit dans une seule pièce dans la maison de ses parents, mais elle souhaite ardemment pouvoir offrir un meilleur confort à ses enfants. « Cette pièce nous sert de chambre et de cuisine, et c’est là que mes enfants font leurs devoirs. » Pour les commodités de toilettes et salle de bain, elles sont partagées avec les autres membres de la famille. « Nous devons surmonter les difficultés pour pouvoir réussir », conclut-elle avec détermination. 

Questions au…Dr Tavisha Guness, coordinatrice de la Santé sexuelle et reproductive au ministère de la Santé : «Une grossesse précoce peut être dangereuse»

tacishaLe Dr Tavisha Guness annonce une révision des campagnes de sensibilisation sur l’éducation sexuelle afin de mieux atteindre les jeunes, dans le circuit scolaire et en dehors.

Quelle est la situation concernant les grossesses précoces au cours de ces 10 dernières années ? 
Le nombre de cas de grossesses précoces est en baisse, selon les chiffres de Statistics Mauritius. Cependant, il faut prendre en considération la définition de « grossesse précoce » qui, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), englobe toutes les gestations chez les moins de 20 ans.
Comme l’âge de majorité est de 18 ans à Maurice, il n’est pas illégal d’être enceinte à 18 ans. Ainsi, un grand nombre de cas se situent dans la tranche d’âge des 18 à 19 ans, représentant même plus de la moitié des cas chez les moins de 20 ans. En prenant en compte les chiffres pour les moins de 18 ans, on constate une tendance à la baisse.

En 2020, parmi les huit cas de décès maternel enregistrés, quatre concernaient des adolescentes de moins de 18 ans»

À quoi peut-on attribuer cette diminution de cas de grossesses précoces ? 
Il y a divers facteurs, parmi lesquels nous pouvons citer les campagnes de sensibilisation et les modules sur la sexualité dispensés dans les établissements scolaires, ainsi que les campagnes de sensibilisation menées par le ministère de la Santé et les organisations non gouvernementales (ONG). Tout cela commence à porter ses fruits.

De nos jours, les jeunes sont davantage conscients des conséquences de tomber enceinte alors qu’ils sont encore au collège, ce qui entraîne souvent l’arrêt de leur scolarité. Avoir un enfant équivaut à trouver des moyens financiers pour pouvoir l’élever, ce qui signifie qu’il faut trouver un travail pour subvenir à ses besoins. Malheureusement, après avoir accouché, les jeunes mamans ne reprennent pas le chemin de l’école pour ces raisons.

Avoir un enfant à un jeune âge comporte aussi des risques, n’est-ce pas ? 
En effet, une grossesse précoce peut être dangereuse, car à l’adolescence, le corps n’est pas prêt pour accueillir un bébé, et le bassin n’est pas suffisamment large. Cela peut entraîner des hémorragies, des infections et accroître le risque de mortalité infantile ou maternelle. En 2020, sur les huit cas de décès maternel enregistrés, quatre étaient des adolescentes de moins de 18 ans, qui sont plus exposées à ce type de décès.

À long terme, il existe également un risque accru d’infertilité, de naissance prématurée et de mort-né. Des études indiquent que les bébés nés de très jeunes mamans peuvent présenter des problèmes de comportement et sont eux-mêmes plus susceptibles de devenir parents à un jeune âge, perpétuant ainsi le cycle des grossesses précoces.

En prenant en considération tout cela, les services de santé reproductive sont-ils accessibles aux jeunes ? 
Oui, ils sont accessibles grâce à la planification familiale dans les dispensaires. Les préservatifs, pilules contraceptives sont distribués, et les pilules du lendemain (pilules d’urgence), en cas de relations sexuelles sans protection, sont disponibles sur demande.

Selon les chiffres de Statistics Mauritius, le nombre de cas de grossesses précoces est en baisse»

Quelles sont les barrières auxquelles les jeunes font face pour avoir accès aux moyens de contraception ? 
Certains jeunes n’hésitent pas à demander ces services, mais il est vrai que d’autres hésitent à approcher nos services par peur d’être reconnus par quelqu’un de leur entourage, ce qui peut représenter un frein à leur démarche. Les préjugés éventuels de la part du personnel soignant ou de la communauté sont également des obstacles, même si nos services respectent la confidentialité. De plus, les jeunes de moins de 16 ans doivent être accompagnés par un adulte lorsqu’ils se présentent au service de planification familiale.

Devant ces barrières, comment peut-on améliorer l’accès aux services de santé reproductive ? 
Le ministère de la Santé envisage de mettre en place des distributeurs de préservatifs dans des lieux stratégiques et éventuellement dans les centres commerciaux, afin de rendre cette méthode de contraception plus facilement accessible, sans avoir besoin de se rendre dans un centre de santé. Cette initiative vise à faciliter l’accès aux moyens de contraception et à encourager une meilleure santé reproductive chez les jeunes.

Certains pourraient penser que cela va encourager les jeunes à avoir une vie sexuelle active ou débridée, étant donné qu’ils n’auront pas de conseil…
Il existe déjà des campagnes de sensibilisation dans les écoles, menées par le ministère de la Santé, qui abordent des sujets tels que la sexualité, la prévention des grossesses précoces et des maladies sexuellement transmissibles, ainsi que la santé sexuelle en général. Ces campagnes incluent également des discussions sur les émotions et les relations avec les autres. Des recherches ont montré que lorsque les jeunes bénéficient d’une éducation sexuelle, cela retarde leur première expérience sexuelle, car ils sont plus conscients des actes et de leurs conséquences.

Face à la situation, que peut-on faire pour mieux sensibiliser les jeunes à la santé reproductive ? 
Nous devons améliorer ou revoir notre manière de communiquer avec les jeunes en adoptant une nouvelle approche afin de les toucher là où ils sont. Nous envisageons des campagnes sur les réseaux sociaux pour créer davantage d’impact. Cela peut se faire à travers des pièces de théâtre ou des sessions de travail en dehors de l’école, tels que des ateliers résidentiels dans des centres de jeunesse, par exemple. Le ministère de la Santé prévoit déjà de revoir ses campagnes de sensibilisation. Nous travaillons en collaboration avec les ONG.

Le ministère prévoit des distributeurs de préservatifs dans des lieux stratégiques»

N’est-il pas temps d’avoir une éducation sexuelle holistique ? 
C’est effectivement une possibilité. Nous envisageons de le faire, mais cela demande une préparation et des personnes formées dans ce type de formation, car nous voulons cibler des jeunes qui sont en dehors du circuit scolaire. Il y a un grand travail à faire avec eux, et une approche holistique pourrait davantage aider à les atteindre.

Quelles sont les mesures de soutien et d’encadrement disponibles, que ce soit par le service public ou les ONG, pour aider les jeunes mères et leur permettre de trouver leur place dans la société ? 
Le ministère de la Santé a travaillé sur le projet « Fam konn to valer » de l’Action familiale (AF). Cela a permis de former des jeunes mères célibataires afin qu’elles soient autonomes et qu’elles disposent des outils nécessaires pour monter leur propre entreprise, leur permettant ainsi de subvenir à leurs besoins financiers. Les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction quant à la formation et ont acquis des connaissances pour mener une vie sexuelle plus épanouie, notamment en espaçant leurs prochaines grossesses.

Y a-t-il des services de pair éducateur où les jeunes pourraient parler et sensibiliser d’autres jeunes à la sexualité ? 
De tels services ne sont pas encore en place. Cependant, c’est un aspect important à considérer car les jeunes écoutent souvent mieux leurs pairs, ceux qui sont de leur âge ou qui ont vécu des expériences similaires. Nous avons entamé une réflexion à ce sujet, mais il est nécessaire de former ces jeunes pairs éducateurs afin qu’ils puissent transmettre les messages appropriés à leurs pairs.

Trouver les mots justes pour parler de sexualité… à l’école

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Pascale Gouges

Le Service Diocésain de l’Education Catholique (SeDEC) propose depuis une dizaine d’années le parcours « Au Mystère de la Vie, une éducation à l’Affectivité et à la Sexualité ». Ce programme est enseigné dans toutes les écoles catholiques jusqu’en Grade 10. Depuis 2018, ce même parcours est offert en Grades 7 et 8 dans les collèges autres que confessionnels, en collaboration avec le ministère de l’Éducation.

« Au Mystère de la Vie » est une éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, explique Pascale Gouges coordinatrice Projet Affectivité et Sexualité (PAS). « La personne humaine a été créée pour le bonheur et pour y parvenir, des efforts sont requis. D’où la nécessité d’apprendre au jeune à se construire à tous les niveaux, y compris sa sexualité qui est partie intégrante de la personne », dit-elle. La sexualité n’est pas abordée sans parler d’affectivité car les deux sont indissociables souligne-t-elle. 

Pascale Gouges ajoute qu’une éducation sexuelle holistique prend en compte la personne humaine dans sa globalité et tient compte de toutes ses dimensions : physique, mentale, émotionnelle, affective, sociale, culturelle et spirituelle. « L’être humain se comprend dans l’ensemble de ces dimensions : corps, cœur et esprit. De même, les sessions de l’Éducation à l’Affectivité et à la Sexualité se veulent également intégrales. »

Cette éducation couvre l’anatomie et la physiologie des organes génitaux, la psychologie, l’éthique et la spiritualité. Elle invite à réfléchir sur les questions de la féminité et de la masculinité, de l’amour durable, de la valeur du mariage et de la famille. « La finalité de l’éducation dans ce domaine est d’aider le jeune à comprendre le vrai sens de la sexualité humaine, d’en prendre soin et de devenir responsable. »

En Grade 7, le jeune est emmené à se découvrir progressivement. « Après la leçon ‘L’Être Humain : Qui suis-je ?’, qui vise à rendre le jeune capable de faire des choix responsables en tenant compte de ses 4 C (son corps, son cœur, son cerveau et sa conscience), nous abordons le thème de la sexualité ainsi que la leçon sur l’anatomie et la physiologie de l’homme et de la femme », explique-t-elle. À travers ces sessions, le jeune comprend que l’homme et la femme, ensemble, peuvent donner la vie. Ensuite, vient la leçon sur « La Puberté ».

Le programme est destiné tant aux filles qu’aux garçons, et les mêmes leçons sont abordées. « Il est important qu’ils comprennent les changements qui s’opèrent chez le sexe opposé à la puberté. Plus un jeune comprendra comment fonctionne son corps et celui de l’autre, plus il aura le désir de le respecter », affirme-t-elle.

Pascale Gouges fait ressortir que ces sujets sont abordés sans aucun tabou, car les jeunes sont exposés à de nombreuses informations concernant la sexualité, mais beaucoup de ces informations sont erronées et ils n’ont pas de repères. « Ce qui est difficile pour l’éducateur, c’est de trouver les mots justes pour aborder ce sujet sans blesser. Il est également important de donner les informations justes et vraies. C’est pour cette raison qu’il est impératif que les éducateurs appelés à enseigner l’affectivité et la sexualité reçoivent une formation. Nous insistons là-dessus. »

Selon elle, les jeunes ont soif d’entendre ce message, d’en parler et de recevoir des réponses à leurs questions, soif de ces échanges avec quelqu’un de confiance. 

Informer les parents

Les parents sont informés des sessions de formation que leur enfant va suivre. Au début de chaque année, les éducatrices interviennent auprès des parents des élèves du Grade 7 de tous les collèges du SeDEC. Le parcours « Au Mystère de la Vie » leur est présenté, et ils y reçoivent une formation pour mieux aborder le sujet de la sexualité avec leur enfant.

« Nous rencontrons chaque année des parents démunis ne sachant pas comment trouver les mots justes pour parler de sexualité à leurs enfants, tant ces derniers évoluent dans une société hypersexualisée et sont exposés à des images leur donnant de fausses conceptions de la sexualité », explique Pascale Gouges.

Questions à…Rita Venkatasawmy, Ombudsperson for Children : «Des enfants ont des expériences sexuelles très tôt»

ritaQuelle est l’ampleur du problème de la grossesse précoce à Maurice ?
La grossesse précoce existe depuis des années. De nombreuses jeunes filles tombent enceintes sans pouvoir se faire avorter car cela met leur santé en danger. Les ONG, dont Mouvement d’aide à la maternité (MAM), la MFPWA et même SAFIRE qui travaille avec des enfants en situation de rue, sont conscientes de cette réalité. Le problème est que certains enfants commencent à avoir des expériences sexuelles très tôt et sans aucune protection, ce qui augmente le risque de grossesse, car ils sont sexuellement actifs.

Quels sont les facteurs qui contribuent à la grossesse précoce ?
Les relations sexuelles précoces ne sont plus taboues. Auparavant, le respect des normes de la société empêchait souvent les jeunes de s’engager dans des activités sexuelles prématurées. Maintenant, c’est différent, et si un mineur n’a pas de relations sexuelles, il y a plus d’un de son âge qui pensent qu’il n’est pas normal. C’est la normalité d’avoir une sexualité précoce. 

La culture est devenue tellement permissive que des jeunes ne se sentent pas coupables de s’engager dans des relations sexuelles précoces. Ils recherchent souvent une connexion émotionnelle significative avec un partenaire, pensant que c’est de l’amour. Cela peut conduire à des prises de décision hâtives.

Beaucoup de jeunes filles tombent enceintes, et cela concerne autant les familles en difficulté que les familles aisées. Les jeunes filles et les garçons cherchent à combler un manque émotionnel, mais ne prennent pas toujours les précautions nécessaires lorsqu’ils s’engagent dans une relation. Parfois, les parents ne les encadrent pas suffisamment.

Il est important d’être conscient des risques et de ne pas céder rapidement à ses émotions en pensant que c’est de l’amour. L’utilisation de la contraception est essentielle pour prévenir les grossesses non désirées lors de relations sexuelles précoces. 

Quelles sont les implications légales et sociales pour les jeunes pères en cas de grossesse précoce, et comment pouvons-nous les impliquer davantage dans le processus de soutien et de prise de décision ?
Souvent, les papas disparaissent. D’où le concept de mère célibataire. Les mères se retrouvent seules à élever leurs enfants sans le soutien du père, ce qui a un impact émotionnel extrêmement fort sur l’enfant. Cela peut perturber la vie de l’enfant et entraîner des troubles émotionnels.

Il arrive fréquemment que la maman assume seule la responsabilité de l’enfant, puisqu’elle a un lien affectif étroit avec lui en tant que porteuse de l’enfant. Le papa peut être totalement absent. Le Bureau de l’Ombudsperson constate que cela cause beaucoup de dégâts chez les enfants dont le père est inconnu, particulièrement sur leur santé mentale.

Il y a des implications légales, mais cela dépend des cas particuliers. Par exemple, dans le cas où une jeune fille tombe enceinte, elle peut porter plainte contre son partenaire si elle a des preuves qu’il est le géniteur. Les sanctions légales varient en fonction des cas. Il y a différentes situations, et si la personne responsable n’est pas dénoncée, la mère devra assumer la responsabilité seule.

Quels sont les défis auxquels sont confrontées les adolescentes enceintes en ce qui concerne leur éducation, et quelles mesures peuvent être prises pour garantir qu’elles puissent poursuivre leurs études sans discrimination ?
Le cas par cas nécessite un encadrement supplémentaire de la part des ONG. C’est un défi éducatif, car la scolarité est souvent interrompue. Les filles-mères se trouvent appauvries sur le plan émotionnel, avec moins d’opportunités d’obtenir un bon travail et des qualifications.

Lorsqu’une jeune fille tombe enceinte, si le géniteur accepte la responsabilité, il est essentiel que la famille soit bien encadrée. La mise en valeur de l’éducation est primordiale et nécessite un accompagnement individualisé. Les organisations non gouvernementales peuvent jouer un rôle important dans cet accompagnement, mais les parents doivent aussi être impliqués.

Il y a souvent beaucoup de honte associée à la grossesse précoce, en raison du regard des autres. Cela doit être surmonté grâce à une meilleure sensibilisation et compréhension de ces situations délicates. 

Cultiver une compréhension positive de la sexualité dès le plus jeune âge

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Monique Dinan

En plus d’accompagner les jeunes filles qui connaissent une grossesse précoce, le Mouvement d’aide à la maternité (MAM) prône une éducation sexuelle dès le plus jeune âge, soit vers 7 ou 8 ans, en expliquant aux enfants comment leur corps fonctionne et comment, vers l’âge de 12 ans, ils ressentiront des émotions et des pulsions plus intenses, explique Monique Dinan, ancienne présidente de l’ONG. 

« Il est important d’avoir une éducation très positive et d’expliquer aux enfants comment ils grandissent en taille, mangent plus, mais aussi comment leur corps se développe pour qu’ils puissent devenir pleinement des garçons ou des filles », précise-t-elle.

MAM a publié des documents sur l’éducation sexuelle afin de permettre aux garçons et aux filles de mieux comprendre leurs réactions et de normaliser les pulsions naturelles. Avec une meilleure connaissance de soi, ils parviennent à mieux se maîtriser, ajoute Monique Dinan.

Dans les régions où MAM est implantée, des rencontres sont organisées avec les jeunes, et parfois même avec les mères, dans le cadre du programme « Maman Soleil ». Les animatrices expliquent aux mères comment être de vraies mamans, et comment aborder la question de la sexualité avec leurs enfants notamment.

L’accent est mis sur les différences entre hommes et femmes, ainsi que sur l’importance de les comprendre pour ne pas juger l’autre en fonction de ses réactions. « Accepter ces différences est essentiel pour mieux comprendre son propre corps et le fonctionnement du cerveau. Par exemple, la consommation de livres pornographiques peut influencer négativement la capacité à contrôler ses pulsions », précise Monique Dinan.

Il est important d’avoir une éducation très positive et d’expliquer aux enfants comment ils grandissent en taille, mangent plus, mais aussi comment leur corps se développe pour qu’ils puissent devenir pleinement des garçons ou des filles»

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Priscilla Bignoux

De son côté, Priscilla Bignoux, responsable du département Couples et Famille de l’Action familiale, estime qu’il est essentiel d’adopter une approche adaptée aux jeunes et de leur fournir les outils nécessaires pour éviter de se retrouver face à une grossesse précoce. Un département jeunes travaille sur l’affectivité et la sexualité dans les écoles primaires et secondaires, ainsi que dans les groupes, clubs et au sein de la communauté en général, déclare-t-elle.

Dans le cadre de sa campagne de sensibilisation sur la grossesse précoce, l’Action familiale a lancé le projet « Fam konn to valer » en 2022 avec le soutien du ministère de la Santé. Plusieurs femmes âgées de 17 ans et plus ont été formées à l’entrepreneuriat, leur permettant ainsi d’acquérir une indépendance économique. « Nous leur avons donné les outils nécessaires pour aller de l’avant et chercher des moyens d’assurer leur autonomie financière », souligne Priscilla Bignoux. L’ONG a également organisé de nombreuses causeries avec le soutien de Gender Links et Junior Achievement.

Le concept de « L’arbre de la vie » a aussi été abordé. Cela permet aux personnes de se regarder depuis leur naissance, de comprendre leur histoire familiale, les difficultés rencontrées, mais aussi de reconnaître leurs forces et leurs valeurs. « Malgré les difficultés de la vie, on peut réussir et s’épanouir grâce aux valeurs que nous avons acquises », assure-t-elle. 

Lors de ces discussions, les conséquences de la grossesse précoce ont été abordées, ainsi que les méthodes de contraception naturelle favorisant un meilleur dialogue au sein du couple. « Nous avons expliqué les problèmes que cela peut engendrer tant pour la jeune fille que pour le jeune homme. Il est important de pouvoir en parler et de se concentrer sur la prévention, car c’est un problème qui prend de l’ampleur », ajoute Priscilla Bignoux.

Grâce à l’engagement et aux initiatives de l’Action familiale, de jeunes femmes sont mieux préparées pour affronter les défis de la vie, tout en étant conscientes des risques liés à la grossesse précoce et en ayant accès à des moyens de contraception adaptés à leurs besoins.

Entretien

Kalpana Koonjoo-Shah, ministre de l’Egalité du genre et du bien-être de la famille : «L’accès aux contraceptifs est essentiel...»

kalpanaQuelles sont les principales causes de la grossesse précoce à Maurice et comment les abordez-vous ?
Les principales causes incluent notamment le manque d’éducation sexuelle et la propagation d’informations erronées sur la sexualité à travers l’internet et les réseaux sociaux. De plus, l’accès facile à des contenus sexuels inappropriés sur ces plateformes a exposé les jeunes à des expériences inappropriées. La pression exercée par leur entourage pour qu’ils aient des expériences sexuelles ajoute à la complexité de la situation. En outre, le manque d’accès aux contraceptifs et d’informations adéquates sur leur utilisation représente un défi supplémentaire pour les adolescentes et les adolescents.

Ces problèmes soulignent l’importance d’une approche globale visant à renforcer l’éducation sexuelle, à améliorer l’accès aux contraceptifs et à promouvoir une compréhension saine et responsable de la sexualité chez les jeunes filles aussi bien que chez les jeunes garçons.

Quels sont les programmes mis en place par votre ministère pour sensibiliser les jeunes à la prévention de la grossesse précoce ?
Il y a des conseils individuels préventifs pour les adolescents fréquentant les bureaux de la Child Development Unit, ainsi que des School Child Protection Clubs mis en place en collaboration avec le Conseil National des Enfants. Des programmes d’information, d’éducation et de communication (IEC) sur la grossesse chez les adolescentes sont diffusés à la radio et dans les médias, et des campagnes de sensibilisation sont menées en partenariat avec la Citizen Support Unit, la MFPWA et les assistantes médico-sociales (Medical Social Workers) du ministère de la Santé pour traiter les problèmes liés à l’enfance, y compris la grossesse chez les adolescentes. Ces initiatives visent à sensibiliser les jeunes et les parents et à les soutenir dans ces défis.

Le projet Parental Empowerment Programme propose des séances de travail animées par des spécialistes au sein de petits groupes de parents confrontés à des problèmes similaires. L’objectif est de faciliter l’interaction individuelle et la participation de chacun.

Comment améliorer l’accès des adolescentes à une éducation sexuelle complète et à des services de santé reproductive de qualité ?
La mise en place de programmes éducatifs sur la santé sexuelle et reproductive auprès des différentes parties prenantes concernées, notamment les institutions gouvernementales (GO) et les ONG, est essentielle pour promouvoir la santé et le bien-être des jeunes filles et garçons, tout particulièrement en ce qui concerne la grossesse chez les adolescentes et les mères adolescentes. En sensibilisant les jeunes à l’importance de la planification familiale, aux différents moyens de contraception, et en fournissant des informations précises sur la santé sexuelle, ces initiatives peuvent permettre aux adolescents de prendre des décisions éclairées concernant leur santé et leur vie sexuelle et reproductive.

Etant donné que ce sujet ne concerne pas seulement le gouvernement, un plaidoyer auprès d’autres ONG est nécessaire pour renforcer ces initiatives et améliorer les soins médicaux ainsi que les soutiens psychologiques et cognitifs destinés aux adolescentes enceintes, aux mères adolescentes, ainsi qu’à leurs bébés. 

Ces efforts pourraient inclure la mise en place de cliniques spécialisées offrant des soins médicaux adaptés aux besoins spécifiques des adolescentes enceintes, ainsi que des programmes de suivi pour assurer un développement sain et un bien-être global pour les jeunes mères et leurs enfants.

De plus, un accès accru à des ressources éducatives, psychosociales et financières peut jouer un rôle clé dans l’autonomisation des adolescentes enceintes et des mères adolescentes, leur permettant ainsi de poursuivre leur éducation, de bénéficier d’un soutien adéquat et de surmonter les obstacles potentiels liés à la maternité précoce.

Quels sont les défis spécifiques auxquels sont confrontées les jeunes mères en matière d’éducation, d’emploi et de bien-être social, et quelles mesures gouvernementales sont prévues pour les soutenir ?
Les aides sociales mises en place pour les mères adolescentes confrontées à des difficultés financières sont importantes pour leur permettre de subvenir aux besoins de leurs bébés. Cependant, en complément, collaborer avec des établissements éducatifs ou de formation tels que le Mauritius Institute of Training and Development (MITD) pour créer des programmes de formation spécialisée destinés aux mères adolescentes peut être très bénéfique. Ces programmes peuvent les aider à acquérir des compétences professionnelles, améliorer leurs perspectives d’emploi et les encourager à poursuivre leur développement personnel et professionnel.

La création de garderies pour les bébés des mères adolescentes est une excellente idée. Ces services de garde permettront aux jeunes mères de participer à des programmes de formation ou de travailler, sachant que leurs enfants sont pris en charge et en sécurité. Cela contribuerait à leur donner la tranquillité d’esprit nécessaire pour se concentrer sur leurs études ou leur travail.

Dans l’ensemble, ces mesures complémentaires visent à soutenir les mères adolescentes dans leur parcours éducatif et professionnel, en leur donnant les moyens de s’émanciper et de devenir autonomes tant sur le plan financier que personnel. 

Comment envisagez-vous de travailler en collaboration avec le secteur de la santé pour garantir que les jeunes filles aient accès à des contraceptifs efficaces et abordables ?
Plaider en faveur d’une collaboration avec les partenaires clés et les acteurs non-étatiques pour rendre les contraceptifs plus accessibles aux adolescents, y compris la sensibilisation que je considère comme primordiale, est une étape cruciale pour promouvoir la santé reproductive et réduire les grossesses non désirées chez les jeunes filles.

L’accès aux contraceptifs est essentiel pour permettre aux adolescentes de se protéger de la grossesse précoce mais aussi des maladies sexuellement transmissibles. Cependant, je tiens à réitérer que les jeunes filles doivent avoir la capacité de prendre des décisions éclairées concernant leur santé sexuelle et reproductive. 

En leur donnant accès à une gamme de contraceptifs efficaces et adaptés à leurs besoins, on leur offre la possibilité de planifier leur vie et leur avenir de manière responsable. Cela peut également contribuer à réduire le nombre de grossesses non désirées.

Mais il est essentiel d’aborder certains obstacles qui peuvent exister, tels que les barrières financières, sociales et culturelles. Cela implique de sensibiliser la société sur l’importance de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et d’éliminer les stigmates qui pourraient les dissuader d’accéder aux services de planification familiale.

La collaboration avec les GO et les ONG du secteur médical joue un rôle clé dans la prestation de services de santé et de planification familiale. Ensemble, elles peuvent concevoir des programmes éducatifs, des campagnes de sensibilisation et des interventions sur le terrain visant à informer les adolescentes sur les différentes options contraceptives disponibles, ainsi que sur leur utilisation et leurs avantages.

Rendre les contraceptifs plus accessibles aux adolescentes contribue à leur autonomisation en leur donnant le contrôle sur leur santé reproductive. Cela favorise également une société plus égalitaire, où les jeunes filles peuvent poursuivre leurs études, réaliser leurs aspirations professionnelles et s’épanouir sans être entravées par des grossesses non désirées.

Comment évaluez-vous l’efficacité des programmes existants visant à réduire le taux de grossesses précoces et comment les améliorer ?
Les mesures prises par le ministère, en particulier la promulgation du Children’s Act 2020, ont porté leurs fruits, contribuant à réduire le nombre de mères adolescentes et de grossesses chez les adolescentes. L’introduction de sanctions plus sévères, en tant que mesure dissuasive, peut avoir eu un impact significatif sur la prise de conscience et le comportement des jeunes.

Les statistiques reflétant une diminution du nombre de cas de mères adolescentes et de grossesses chez les adolescentes depuis 2020 sont encourageantes. Cela montre également qu’une approche globale, combinant des mesures légales, éducatives et de sensibilisation, peut apporter des résultats positifs dans la lutte contre ce problème.

En continuant à investir dans des programmes éducatifs, des campagnes de sensibilisation et des mesures de soutien aux adolescents, ces derniers seront mieux équipés pour avoir une vie sexuelle et reproductive plus saine.

Quels sont les soutiens financiers que votre ministère alloue à la prévention de la grossesse précoce et à l’amélioration du bien-être des adolescentes enceintes ?
Pour l’exercice financier 2023-24, une somme de Rs 5 millions a été allouée au fonctionnement du Centre d’accueil. Rs 500 000 ont été dédiées au Parental Empowerment Programme.

 

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