Harcèlement et agression : un toxicomane mène la vie dure à ses parents

Par Reshad Toorab O commentaire
Parent toxicomane

Des menaces et des vols ont eu raison de leur patience. Des parents n’ont eu d’autre choix que de porter plainte contre leur fils, un toxicomane, qui en six ans, les a délestés de plus de plus de Rs 1 million.

Raju (prénom modifié), un ancien tailleur de 64 ans, et son épouse, 58 ans, pensaient profiter d’une retraite bien méritée. Hélas, c’est tout le contraire. Ils ne connaissent aucun répit à cause de leur fils aîné, 40 ans, qui se drogue. Une épreuve qui les empêche de dormir sur leurs deux oreilles. Leur fils leur réclame régulièrement entre
Rs 200 et Rs 6 000. En cas de refus, il lui arrive d’agresser son père et de couvrir ses parents de jurons.

Raju a exercé comme tailleur pendant 42 ans. Son épouse tenait un snack. Ils gagnaient bien leur vie et ils avaient fait des économies afin d’être à l’abri du besoin pendant leurs vieux jours. Le couple a deux fils. L’un est bien placé et indépendant, l’autre travaille dans le domaine hôtelier mais il se drogue. La présence de son épouse et de ses deux enfants ne l’empêche pas de harceler ses parents pour vivre à leurs crochets et leur soutirer de l’argent pour ses doses de stupéfiants.

Résultat : cette famille vit sous une tension permanente. « Nou pa ti kone ki li ti pe pran la drog, kan noun konn sa, ti tro tar e noun dekouver ki li ti pe kokin larzan, bizou e kas ki nou travay dan snak, confie la mère. « Je n’ai plus rien », ajoute-t-elle.

Ni alliance, ni chaîne, ni boucles d’oreilles, ni bague, ni bracelet, etc. Au fil des années, son fils n’a pas hésité à les lui voler pour les revendre. « J’avais beaucoup de bijoux de 24 carats et certains valaient plus de Rs 100 000. Tou disparet dan lakaz e kan dimann li, li dir pa li sa, li pa konn nanye. »

Raju et son épouse ont essayé, tant bien que mal, de faire l'impasse sur les vols, en espérant qu’il cesserait de se droguer. Mais ils se trompaient. « Il habite avec sa famille à l’étage, explique le père, et dès qu’il a besoin d’argent, il vient nous en réclamer. En cas de refus, il lui est arrivé de tout saccager. Linn mem obliz nou al pran kas ar dimoun et si pa donn li, linn deza batt mwa. »

À un certain moment, Raju s’est résigné à porter plainte à la police dans le but que son fils soit admis dans un centre de désintoxication mais en vain. Le couple a même obtenu un Protection Order, mais rien n’a changé. Il a continué à agresser ses parents quand ils lui refusaient de l’argent.

« Il a un emploi stable mais il n’a jamais d’argent », ajoute le papa. « Souvan li nek vinn kot snak pou rod kas ou swa li pran mo kas pension. Nou envi ki lotorite fer li ale depi nou lakaz. »

Nous avons référé le cas à la Family Support Division et l’Elderly Protection Unit pour trouver une solution pour ce couple qui ne sait plus à quel saint se vouer.