Inondations à Sodnac : le mur de la discorde à l’avenue SSR

Par Raj Bissessur O commentaire
Inondations à Sodnac

Sodnac est un quartier huppé de Quatre-Bornes. Une image qui a été écornée par les inondations provoquées par les récentes grosses averses. Les résidents dénoncent des comportements qui seraient la cause de leurs malheurs et demande à la mairie d’intervenir.

«À chaque grosse averse, l’eau qui ruisselle transforme l’avenue SSR en un torrent qui inonde les cours et les maisons avoisinants. Et il n’y a pas que les eaux de pluie ! Sous la pression, l’eau fait sauter les bouches d’égout et ce sont les eaux usées, des toilettes qui envahissent le chemin, les cours et les maisons », témoigne Pamela, une résidente du quartier.

« C’est incroyable ce qui nous arrive à chaque averse. Nous devons patauger dans ces eaux malodorantes issues des toilettes. C’est affreux ! La puanteur s’incruste partout. Nous ne savons plus où trouver refuge, tant à l’intérieur que hors de la maison», déclare cette mère de famille. « Vous imaginez aisément les risques que cela comporte pour la santé des enfants. À force de marcher dans ces eaux malpropres, certains habitants ont développé des maladies de la peau et d’autres complications de santé.» Pamela explique qu’elles sont une douzaine de familles qui sont particulièrement affectées par ces inondations récurrentes à l’avenue SSR.

Selon ces familles, le problème serait dû à un mur construit par un de leurs voisins, il y a une dizaine d’années. « Depuis l’érection de ce mur, l’eau qui ruisselle ne trouve plus de passage pour circuler. Conséquence, elle refoule sur le chemin, déborde et inonde des cours et des maisons voisines », pestent ces habitants.

Ces derniers affirment que ce mur a été construit illégalement. « Nous avons logé une plainte auprès de la municipalité de Quatre-Bornes pour qu’il soit démoli. Hélas, nos démarches se sont avérées vaines. Les maires se sont succédé, mais nul n’a pu ordonner la destruction de ce mur», regrettent-ils.

La rédaction d’Xplik ou K a abordé le problème avec la mairesse de Quatre-Bornes, Soolekha Jepaul Raddhoa. « La mairie ne peut ordonner, comme cela, la destruction d’un mur. Il y a des procédures légales à respecter. Mais si on ne peut démolir le mur, par contre, nous pouvons poursuivre le propriétaire fautif », a-t-elle déclaré. Ce qui signifie pour les habitants submergés par les eaux usées une attente de plusieurs années encore.

Autre solution suggérée : creuser une brèche dans le mur pour évacuer l’eau. « Le propriétaire du mur ne veut toujours rien entendre », pestent les habitants. La mairesse aussi est opposée à cette option : « Si l’on creuse une brèche, ce sont quelque 22 familles qui habitent de l’autre côté qui seront affectées, contre une douzaine actuellement ».

Jeudi dernier, Soolekha Jepaul Raddhoa s’est rendue sur les lieux pour un constat des dégâts. « Il me faudra me concerter avec nos ingénieurs et techniciens pour une solution permanente à ce problème. On ne peut se contenter de mesure temporaire qui satisfera une partie et pas une autre et pour éviter d’autres débordements »