Le CEB lui réclame Rs 10250 pour un jour de consommation

Par Najette Toorab O commentaire
CEB

C’est une facture qui a un goût très… amer. Madeo a célébré le mariage de son fils en août dernier. Il se retrouve avec une facture d’électricité d’un montant de Rs 11 630. Cet habitant de Camp-de-Masque est surpris de cette somme exorbitante réclamée par le Central Electricity Board.

«Effectivement, j’ai fait une demande d’un compteur additionnel et temporaire  en raison de la célébration des noces de mon fils. J’ai pu bénéficier du service pour un seul jour, soit le mercredi 9 août jusqu’à 22 heures. Le lendemain, l’événement s’est déroulé dans une salle et aucun appareil électrique n’était en marche. Dans l’après-midi, vers 18 heures, le bruit d’une explosion a retenti dans la cour. Quelques secondes après, il y a une coupure générale d’électricité dans la maison », raconte Madeo.

En sortant pour voir ce qui a causé cette explosion, cet habitant de Camp-de-Masque constate que c’est un court-circuit provenant du compteur additionnel du Central Electicity Board (CEB). « Tout de suite, j’ai informé le CEB. Des officiers sont venus vérifier l’appareil. Ils ont ensuite connecté l’électricité directement avec le compteur normal. » Deux jours après, il reçoit une facture d’un montant de Rs 11 630, dont Rs 10 250 pour l’utilisation de 821 unités pour un seul jour (9 août) et Rs 1 380 pour le remboursement du compteur brûlé.

N’acceptant pas cette somme exorbitante, il s’est rendu au bureau du CEB, à Ébène, pour obtenir des explications. Il y a rencontré trois officiers. Ces derniers lui ont expliqué qu’il a été facturé pour un overloading. Toutefois, ce sont des termes qu’il ne comprend guère et quand il réclame des précisions, on lui donne, selon lui, des informations contradictoires.

Sollicité pour de plus amples informations à ce sujet, Deven Anacootee, responsable de communication au ministère des Services publics, avance qu’il importe de savoir quand
« un consommateur sollicite un compteur additionnel temporaire, on lui demande de fournir une estimation de la consommation prévue par rapport aux appareils : sonorisation, orchestre, entre autres. » Madeo, lui, est catégorique : « Je n’ai pas été interrogé sur ce point. » Il explique que les officiers lui ont déclaré qu’ils se sont fondés sur la consommation pour le mariage de sa fille dans le passé. « Ce mariage a eu lieu, il y a 10 ans. Ils m’ont expliqué qu’ils procèderaient de la même façon. Le CEB doit s’assurer qu’il n’y a pas de surcharge avant de mettre un compteur à la disposition du consommateur. Cela peut être dangereux pour les habitants de la maison. Il faut prendre des précautions pour que de tels problèmes ne se répètent pas. »

« Une enquête doit être ouverte pour établir les circonstances de cet incident et avoir des précisions sur le cas de Madeo », nous informe Deven Anacootee. Rendez-vous a été pris entre les parties.