Leurs souhaits et résolutions pour 2018

Par Rajmeela Seetamonee, Caroline Duval, Fateema Capery O commentaire

Le Nouvel An rime avec de nouveaux projets, de nouveaux souhaits et de bonnes résolutions. Les personnalités de plusieurs secteurs d’activités à Maurice nous font part de leurs vœux pour 2018.

Anne Murielle Ravina, Miss World Mauritius 2018 : «Je donnerai le meilleur de moi-même pour être une digne ambassadrice…»

« 2017 a été une année magnifique. Il y a eu des hauts comme des bas. J’ai grandi, j’ai appris et j’ai évolué. Je souhaite stabiliser ma carrière professionnelle et avoir plus de moyens pour aider les autres. Je donnerai le meilleur de moi-même pour être une digne ambassadrice de Rodrigues et de Maurice. Je veux faire briller nos îles au concours de Miss World 2018. Je souhaite que tout le monde puisse réaliser ses rêves, que chacun puisse avoir une vie meilleure et que ceux qui se trouvent en situation difficile, malade ou autre, puissent s’en sortir. Je souhaite que nous puissions cultiver une indépendance d’esprit et le respect d’autrui. L’année dernière, j’ai vu trop de souffrance autour de moi, notamment des problèmes liés à l’alcool et à la drogue, le pessimisme et l’égoïsme. Nous devrons sortir de notre bulle et voir comment nous pouvons venir en aide aux autres. Je souhaite une année pleine de succès, de bonheur, de santé, de force, d’amour et de prospérité à tout le monde. Bonne année 2018 ! »

Arvin Boolell, député et membre du Parti travailliste : «Je vais m’impliquer dans la mouvance syndicale»

« Ma première pensée va à ceux qui ont été licenciés en cette fin d’année. Je souhaite qu’une solution soit trouvée, le plus vite possible, pour les aider. L’année prochaine, je vais m’impliquer dans la mouvance syndicale pour travailler dans l’intérêt de ceux qui en ont besoin. Je souhaite la tenue des élections générales anticipées, car le gouvernement n’a pas honoré ses obligations envers la population. Je pense à la politique monétaire, l’écart grandissant entre les riches et les pauvres, la hausse du prix des produits pétroliers, l’endettement et le manque d’investissement tangible, entre autres. Nous avons tiré les leçons du passé et allons éviter de reproduire les mêmes erreurs. Les habitants de Belle-Rose/Quatre-Bornes m’ont fait confiance et je suis là pour répondre à leurs attentes. Je profite de l’occasion pour souhaiter une très bonne année aux Mauriciens et que nous retrouvons la sérénité et la joie en 2018. »

Louis Rivalland, CEO du Swan Group : «Construire un avenir commun où il fera bon vivre»

« Je n’ai pas l’habitude d’avoir des résolutions, tonitruantes même si je reconnais qu’elles sont toujours de mode et peuvent quelquefois être salutaires. Je cherche toujours à me rendre meilleur dans mes actes et dans mes paroles. Je suis conscient de chaque moment, rencontre, discussion ou événement. Petits ou grands, ils m’interpellent et contribuent à me remettre en question. Ce sont là mes vrais instants résolutifs. Cependant, je vais exprimer un vœu. Je suis père de deux fils en adolescence. Je leur souhaite, ainsi qu’à ceux de leur génération, de bâtir un monde meilleur, juste, solidaire et qui a du sens pour eux. Je souhaite aux jeunes Mauriciens la détermination de puiser, au plus profond d’eux-mêmes, la force et l’intelligence nécessaires pour construire un avenir commun, où il fera bon vivre. La pauvreté et la solitude auront ainsi disparu. »

Xavier-Luc Duval, Leader de l’opposition : «Que nous puissions faire reculer le racisme»

« Je souhaite que le pays reste en paix et que 2018 soit une année prospère dans l’unité nationale avant tout. Que nous puissions faire reculer le racisme. J’espère aussi que notre île sera épargnée des cyclones qui s’abattent sur les autres pays. »

Eric Ng, économiste : «Que l’économie prospère»

« Pour 2018, je souhaite surtout que les jeunes trouvent de l’emploi. 25 % des jeunes gradués sont chômeurs. C’est alarmant, à mon avis. J’espère donc que l’économie du pays puisse aller mieux pour surtout améliorer le pouvoir d’achat des Mauriciens. Sur le plan politique, il faut que les choses avancent. Il y aura un peu plus de pression en 2018, mais il faut pouvoir travailler et faire avancer le pays. J’espère qu’il y aura plus de stabilité. Ayant commencé à produire de l’électricité, j’encouragerais les Mauriciens à aller vers une île Maurice plus propre. Qu’ils deviennent plus conscients de l’importance de garder propre son environnement. Que chaque Mauricien puisse avoir un comportement de citoyen responsable en 2018. »

Percy Yip Tong, producteur et expert culturel de l’Organisation Internationale de la Francophonie : «Je rêve que nos politiciens se concentrent sur les problèmes de la société»

« Pour 2018, je rêve que nos politiciens arrêtent de se taper dessus pour se concentrer sur les problèmes graves de société qui minent notre île. J’espère que l’invasion de la drogue synthétique va être stoppée. En 50 ans, il n’y a jamais eu autant de drogue dan nou ti zil. Il faut étudier ce qui est pratiqué ailleurs en matière de « Drug Policy » dans le combat contre les drogues dures et la dépénalisation ou légalisation du gandia. Je souhaite que la police verbalise tous les commerçants qui distribuent ouvertement des sacs en plastique, alors que c’est illégal. Je prie pour que les jeunes se réveillent enfin pour aller voter en masse, au lieu de s’abstenir en se plaignant sans cesse de la pagaille politique. Les jeunes ont le pouvoir d’apporter un changement en votant. Pour ses 50 ans d’indépendance, notre île mérite surtout un changement radical de politique en matière de culture, d’écologie, d’énergie, d’éducation et d’emploi. Je rêve d’un changement de mentalité au sein de la Fonction publique et surtout un grand nettoyage de la scène politique ».

Astrid Dalais, fondatrice du festival Porlwi :«Que nous nous rapprochions de nos valeurs»

« En 2018, je souhaite que nous nous rapprochions de nos valeurs, de ce qui nous unit, de ce qui est essentiel. Que nous célébrions la vie, le temps, l’amitié »

Maya Hanoomanjee, Speaker : «Je fais un appel pour qu’il y ait plus de discipline au Parlement»

« Je souhaite une bonne santé à la famille. Sans la santé, il n’y a pas de bonheur. J’espère donc que la santé sera dans chaque foyer. Que l’année qui vient soit meilleure que 2017. Qu’elle puisse être réjouissante pour toute la famille. Je souhaite aussi beaucoup de bonheur et de prospérité à mes proches. Ma maman aura 97 ans en 2018. J’espère que l’année sera une bénédiction. Mes vœux vont aux Mauriciens en général. J’espère qu’il y aura moins d’accidents sur nos routes. L’année 2017 a été marquée par ces accidents qui brisent des familles. J’espère aussi qu’il n’y aura pas de désastres naturels et que l’économie du pays sera prospère, afin de permettre à tous les Mauriciens d’en profiter, surtout ceux au bas de l’échelle. Sur le plan professionnel, l’année a été très dure au Parlement. Cette année (2018), je fais un appel pour qu’il y ait plus de discipline à l’Assemblée nationale. Qu’on respecte davantage cette institution et que les parlementaires se comportent mieux ! »

Sandra Mayotte, artiste : «Beaucoup de challenges à relever en 2018»

« Que de défis pour cette nouvelle année. Avec Qui veut gagner des millions, c’est une nouvelle aventure qui commence. Par contre, il y a beaucoup de challenges en perspective et je suis prête à les relever avec plaisir. Pour les Mauriciens, je leur souhaite beaucoup de bonheur. Que l’année apporte joie et santé. Et que chacun profite de la vie et vive pleinement. »

Jenny Adebiro, présidente de l’aile féminine du MMM : «Une attention spéciale aux enfants maltraités»

« Une nouvelle année avec de nouveaux défis. Cette année, je m’attends à de nouveaux challenges. Il me faudra surtout gérer mon temps et avoir du quality time. J’ai plusieurs projets en tête et j’espère pouvoir jeter les bases de certains d’entre eux en 2018. Pour le pays, je compte sur les Mauriciens pour mieux reconnaître la contribution de la femme dans la société. Cette reconnaissance est importante pour une société plus saine. Ensuite, ma pensée va aux enfants. Cette année, il faudra que le gouvernement réagisse. De plus, les enfants maltraités ne sont pas que des orphelins. Il y a de nombreux enfants qui souffrent au sein de leurs familles. Finalement, le nombre d’accidents sur nos routes en 2017 est choquant. En 2018, il faut que les Mauriciens deviennent plus prudents et plus responsables. Mais il faut aussi que le gouvernement y mette du sien à travers des campagnes de sensibilisation, autant pour les chauffeurs que pour les piétons. »

Barlen Vyapoory, vice-président de la République : «Soyons plus altruiste»

« Ce que je souhaite, c’est que chacun fasse ce qu’il pense être mieux pour progresser et faire progresser le pays et leurs familles. Que l’on pense aux autres autant qu’à soi-même et qu’on soit plus altruiste. Je souhaite aussi pouvoir continuer le travail entamé en 2017. Cette année a été une année très positive pour moi. J’ai été sollicité par plusieurs ONG, à qui j’ai répondu présent autant que possible. Pour 2018, je souhaite réaliser certains projets qui me tiennent à cœur, tels que la promotion de l’anglais parlé. J’aimerais aussi que le football mauricien se développe davantage et attire la foule dans les stades. »