
Une enquête menée par la BUAV a fait état de la maltraitance et l’exportation des singes de Maurice.
Elle tenait une conférence de presse à l’hôtel Labourdonnais, lundi. La British Union for the Abolition of Vivisection (BUAV) avait réuni une quinzaine de groupes socioculturels pour lutter contre l’exportation et la maltraitance des singes à Maurice. Selon la BUAV, plus de 10 000 singes locaux sont exportés vers l’Angleterre, l’Europe, et les Etats-Unis tous les ans à des fins de recherche.
« Nous voulons tirer la sonnette d’alarme. La campagne a commencé en janvier, car nous avons réalisé l’envergure de ce business. Maurice est le deuxième fournisseur mondial de singes destinés à la recherche internationale. La nature, la taille et l’importance de cette industrie soulèvent des problèmes liés au bien-être des animaux», explique Michelle Thew, Chief Executive de BUAV.
L’association basée en Angleterre a lancé sa campagne « Sov Nou Zako » en février. Elle souhaite davantage l’implication du grand public pour lutter contre le trafic de singes à Maurice. Dans cette optique, elle a obtenu le soutien de 22 organisations socioculturelles et religieuses : l’Aapravasi Ghat Trust Fund, la Sanatan Dharma Temples Federation, l’Arya Sabha Mauritius, la Federation of Arya Samaj, la Federation of Hindi Organisations, la Global Organisation of People of Indian Origin Mauritius, la Hindu House, le Human Service Trust, l’ISKCON, Kranti, Land of the Healing Budha, Mauritius Tamil Temples Federation, le pandit Ved Gopee, le pasteur France Cangy et le père Gérard Mongelard, entre autres.
Pour ces derniers, « il faut mettre un terme à ce commerce qui défigure notre pays. Autrefois, on voyait des singes à Grand-Bassin. C’était même devenu une attraction touristique. Aujourd’hui, plus rien. Il faut préserver la faune et la flore de Maurice. D’où la raison de notre association à l’action de BUAV en ce sens», explique le pandit Ved Gopee.
« Notre association a mené une enquête en 2009 et 2010. Nous avons mis en place des projets pour sensibiliser les Mauriciens à ce problème. La population doit nous soutenir pour protéger les singes de Maurice. On ne peut accepter qu’ils soient maltraités de la sorte», insiste Michelle Thew.









