Le chef du gouvernement sort de son mutisme. Commentant les différents épisodes dans l’affaire Nandanee Soornack, Navin Ramgoolam a fait une virulente sortie contre la presse et s’est dit prêt à « partir en guerre contre les médias ».
« Je constate qu’il y a une dictature des médias qui essaient de gouverner le pays. Moi, je sais que c’est nous qui avons été élus pour gouverner. Mais, ce sont les médias qui essaient de gouverner. On verra ! Mo content la guerre mwa. Mo pas peur pou la guerre ditout », a affirmé le chef du gouvernement.
Le Premier ministre a également commenté la décision du juge Bushan Domah, qui s’est récusé dans l’affaire opposant Nandanee Soornack aux groupes de presse, La Sentinelle et Le Mauricien Ltd. Navin Ramgoolam estime que les critiques émises contre le juge Domah sont inacceptables. « A-t-on le droit de critiquer un juge à ce point et mettre en doute son intégrité ? Vé dir bizin donne ceki la press oulé […] C’est ca ki incroyable. Nu pé alle vers enn dérive des médias. Chacaine pu bizin assume so responsabilité. Grand merci PTr éna mwa comme leader. Et mwa mo enn guerrier et mo pou la guerre », a-t-il martelé.
Navin Ramgoolam a également commenté la déclaration faite par le CEO d’Airport of Mauritius Co. Ltd, lors d’une conférence de presse, jeudi 17 janvier. Serge Petit avait, dans un premier temps, affirmé que Nandanee Soornack n’avait aucune activité commerciale à l’aéroport de Plaisance avant de se rétracter plus tard tout en concédant qu’il s’était trompé. Pour Navin Ramgoolam, « Serge Petit a commis une petite erreur avant de rectifier ».
(Veuillez retrouver plus bas un extrait de la déclaration de Navin Ramgoolam)









