C'est un Hervé Aimée très remonté qui s'est exprimé dans les locaux de son ministère à Port-Louis ce jeudi 21 février. Il a tenu à mettre les points sur les « i » après le communiqué émis la veille par Mgr Maurice Piat. Communiqué dans lequel l’Evêque de Port-Louis s’est « dit profondément choqué par les propos insultants du ministre des Administrations régionales envers l’Eglise catholique lors de son passage à Agaléga le 11 février dernier ».
Selon Mgr Piat, Hervé Aimée aurait « interpellé les Agaléens à plusieurs reprises sur ce que l’Eglise n’aurait pas fait pour eux ni dans le passé ni actuellement ».
« J'ai certes fait des remarques aux Agaléens concernant gestion de l'île. J'ai peut-être haussé le ton par moments. Mais, les propos rapportés sont exagérés. Je n'ai insulté personne et surtout pas l'Eglise. J'ai juste dit les choses telles qu’elles sont. Depuis deux ans, il n'y a pas de prêtre à Agaléga. Il y a un problème de drogue et d'alcool là-bas. Mais, ça l'Eglise ne le dit pas », a fulminé le ministre lors d’une conférence de presse.
Si Hervé Aimée reconnaît que l'Eglise catholique est présente à Agaléga depuis 150 ans, il affirme, en revanche, que « le développement dans l’île a vraiment commencé quand il occupait le poste de président de l’Outer Island Development Corporation (OIDC) ».
« Je considère les Agaléens comme des Mauriciens à part entière et je ne comprends pas pourquoi l'Eglise catholique s'en prend à moi à tout bout de champ. J'ai beaucoup souffert de cela en silence et je continue encore à souffrir. L'Eglise m'a fait beaucoup de tort. Non, je vais dire certaines personnes au sein de l'Eglise ! Je tiens à préciser cela. Malgré tout, je suis et je reste un bon catholique », confie-t-il.
Hervé Aimée est aussi revenu sur un moment de sa vie qui l'a beaucoup marqué. En 1999, il s’est retrouvé à l'hôpital après avoir prêté secours à un prêtre catholique impliqué dans un accident. « Je me souviens encore de ce qu'on m'avait alors dit : To pé rode protège prêtre ? Aujourd'hui encore je souffre physiquement de cet accident. L'Eglise catholique doit arrêter de s'acharner sur moi. Elle doit assumer ses responsabilités », a-t-il conclu.









