Le deuxième volet comporte quatre possibilités : l’abolition du Best Loser System, la diminution du nombre de députés correctifs, l’abolition du Best Loser à titre expérimental et dernièrement le maintien du Best Loser, mais avec l’abolition de l’obligation faite aux candidats de déclarer leur communauté. « Il est clair qu’à ce stade Navin Ramgoolam ne sait pas quel stand il va prendre. Il doit préciser sa position d’autant plus qu’il y a beaucoup d’émotions et de passions dans l’air », soutient-il.
Le leader du MMM recommande aussi que le vote soit libre pour tout changement au Best Loser System. « Il est clair que dans chaque parti il y a des députés qui sont contre l’abolition du Best Loser alors que d’autres y sont en faveur. Ceux qui sont contre ont le passé en tête et sont sensibles à l’inquiétude profonde à la communauté musulmane. Ceux qui sont en faveur de l’abolition du Best Loser estiment que le moment est venu d’enlever toute référence communale de notre Constitution. Ils pensent que l’introduction d’une dose de proportionnelle jouera le même rôle que le Best Loser System. Nous devons respecter l’opinion sincère de tout un chacun ». D’où son insistance pour que le vote soit libre. « Comme pour la peine de mort et l’avortement, il faut que chaque député vote à la lumière de ses convictions », recommande-t-il. Et d’ajouter : « Si Navin Ramgoolam n’accepte finalement pas ma proposition et ne fait rien, il sera responsable devant l’histoire car il laissera passer une occasion en or de réussir une réforme électorale historique. La balle est dans son camp. J’espère qu’il assumera pleinement ses responsabilités ».
Paul Bérenger ne cache toutefois pas ses « doutes » sur le sérieux de Navin Ramgoolam au sujet de la réforme électorale. « J’espère qu’il prouvera que j’ai tort », lâche-t-il. Il déplore également les « faussetés » de Navin Ramgoolam selon lesquelles le système électoral actuel est dans l’avantage du Parti travailliste. « C’est faux ! Notre système électoral est mauvais sur le fond. Tous les partis ont souffert de ce système à commencer par le Parti travailliste. En 1982, avec 25 % de votes, le PTR n’avait pas eu d’élus. En 1991, le parti n’a eu que trois élus avec 39 % des voix. En 2000, le parti comptait six élus avec 37 % de votes. Il est clair que le Parti Travailliste (PTr) aurait eu une autre raclée en 2010 s’il n’avait pas eu le MSM comme allié tout comme il est très probable que le système électoral actuel jouera encore une fois contre le PTr aux prochaines élections », martèle Paul Bérenger.
Paul Bérenger a, par ailleurs, lancé un appel au gouvernement lui demandant d’interdir au propriétaire du casino Ti Vegas - dont les frasques au volant de sa BMW ont « choqué » la population - d’organiser un tournoi de poker international par « respect pour la dignité des Mauriciens ». Il déplore aussi le « silence »du Commissaire de Police et du Directeur des poursuites publiques (DPP) depuis cet incident. Il a également évoqué le « contraste frappant » entre les autorités indiennes qui ont annulé 122 permis suite au scandale 2G et les autorités mauriciennes notamment l’Independant Commission Against Corruption (Icac) sur l’affaire Medpoint « dont on entend plus parler ».
Hors texte
Elections à Rodrigues : Bérenger lance un appel au calme
Commentant les élections à Rodrigues, Paul Bérenger a lancé un appel au calme et au respect de l’adversaire tout en souhaitant bonne chance aux Rodriguais et à l’autonomie du pays.





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