Loisirs : les drones ne sont pas que de simples caméras volantes

Par Patrice Donzelot O commentaire
Le Parrot Bebop 2.

Les drones de moyenne et haut de gamme sont dotés de technologies qui assurent des images de haute résolution et qui procurent du plaisir aux utilisateurs. Mais ces petites merveilles sous soumises à un régime de contrôle sévère qui les empêchent de déployer leurs ailes au delà de certaines limites.

Les drones sont parmi les produits technologiques préférés des Mauriciens. Il existe de nombreux modèles et les prix varient. S’il existe sur le marché des appareils à des prix abordables, à moins de Rs 2 000 par exemple, ces drones sont considérés comme des jouets et sont limités en termes de technologies et de fonctions. C’est pourquoi nous allons ici nous concentrer sur les appareils de moyenne et haut de gamme. Les trois drones que nous avons choisis pour cet article sont le Parrot Bebop 2, le DJI Mavic Pro et le DJI Phantom 4.

Vol

Le Parrot Bebop 2 peut voler jusqu’à 16 mètres par seconde (m/s), soit 57,6 kilomètres par heure (km/h). Il peut voler jusqu’à deux kilomètres de son pilote et dispose d’une autonomie de 25 minutes environ.

Le DJI Mavic Pro affiche une vitesse de pointe de 25 m/s, soit 90 km/h, et il peut s’éloigner de son pilote jusqu’à 7 kilomètres de distance. Son autonomie de 27 minutes approximativement.

Le DJI Phantom 4 vole jusqu’à 20 m/s, soit 72 km/h. Ce drone peut voler jusqu’à 5 kilomètres de son pilote. Sa batterie lui permet de voler pendant environ 28 minutes.

Caméra

La caméra du Parrot Bebop 2 dispose d’un capteur de 14 Megapixels (MP), d’une lentille de 180⁰ et d’un stabilisateur à trois axes. La résolution de ses vidéos est de 1 920 X 1 080 pixels. Ce drone dispose d’une mémoire interne de 8 Gigaoctets (GB).

Le DJI Mavic Pro possède une caméra dont le capteur affiche une résolution de 12 MP, d’une lentille de 78,8⁰ et d’un stabilisateur à trois axes. La résolution de ses vidéos est de 4 096 X 2 160 pixels. Cet appareil peut embarquer une carte mémoire jusqu’à 64 GB.

La caméra du DJI Phantom 4 est équipée d’un capteur de 12 MP, d’une lentille de 94⁰ et d’un stabilisateur à trois axes. La résolution de ses vidéos est de 4 096 X 2 160 pixels. Ce drone peut accueillir une carte mémoire jusqu’à 64 GB.

Fonctions

Nos trois drones disposent de différentes fonctions qui améliorent l’expérience d’utilisation. Ils peuvent suivre le sujet qu’ils filment lorsque celui-ci se déplace. Par exemple, si le sujet fait du vélo dans la nature, le drone le suit automatiquement et se concentre sur lui.

Pour cela, le drone suit le signal Wi-Fi du smartphone que porte l’utilisateur. Avec certains drones, l’utilisateur peut également choisir le sujet à suivre sur l’écran du smartphone connecté à la télécommande. Le drone va ensuite le garder dans le champ de sa caméra sans intervention du pilote.

Des drones sont équipés de capteurs qui détectent les obstacles comme les bâtiments par exemple. Ainsi, si par exemple le pilote ne voit pas le coin d’une maison lorsqu’il est concentré sur le cadrage de la caméra, l’appareil effectue lui-même une manœuvre d’évitement ou stoppe son déplacement. Cette fonction à néanmoins ses limites notamment lorsque l’obstacle est mince comme un câble électrique ou une branche.

Les prix

Le Parrot Bebop 2 coute

Rs 28 990, le DJI Mavic Pro est disponible à Rs 51 900 et le DJI Phantom 4 est vendu à RS 69 000. Ces prix peuvent évoluer selon les points de vente et les promotions en cours.

Les drones bénéficient aussi d’une fonction de vol autonome. Il suffit de cliquer sur une carte affichée sur l’écran pour désigner l’endroit où l’on veut que l’appareil se rende. Bien entendu, cette fonction se limite à la portée du signal. Toujours dans le cadre du pilotage automatique, les drones peuvent retourner à leurs points de départ automatiquement. Cette fonction peut s’avérer utile si l’appareil sort du champ de vision du pilote. Une simple pression sur une touche au niveau de la télécommande ordonne au drone de revenir à l’endroit où il a décollé.

Le DJI Mavic Pro et, à droite, le DJI Phantom 4.

 

Fly away : quand le drone prend la poudre d’escampette

Les drones ne sont pas des appareils infaillibles. Comme chaque produit technologique, ils peuvent subir un bug. Le plus redouté de ces bugs est sans doute le Fly Away. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une perte de contrôle du drone qui se perd.

Dans certains cas, les drones ne sont jamais retrouvés. Cela peut être notamment le cas si le vol s’effectue à proximité de l’océan. Heureusement, des solutions existent. L’appareil peut être retracé grâce au système de Géolocalisation par Satellite (GPS) disponible sur l’application de contrôle. Mais cette fonction est disponible tant que le drone est à porté du signal Wi-Fi. Généralement, lorsque le drone perd le signal Wi-Fi, il revient automatiquement à son point de départ. Ce retour peut également être commandé d’une simple pression sur une touche.

Si malgré cela, le drone reste introuvable, certains fabricants proposent une fonction pour connaître la dernière position GPS de l’appareil. Un traqueur GPS indépendant de celui qui est déjà intégré dans le drone peut servir à le retracer. Mais il occasionne un coût supplémentaire ainsi qu’une baisse de l’autonomie à cause de son poids. Enfin, la solidarité via une annonce sur les réseaux sociaux permet parfois de retrouver un drone perdu qui aurait atterri dans la cour d’un particulier.

Le cadre légal

Les particuliers qui ont un drone ne peuvent faire voler l'engin là où ils le souhaitents. Tout d’abord, selon l’Aviation Civile, ils ne peuvent survoler des lieux publics, des espaces aériens spécifiques (de classe A, C, D et E) et l’aéroport sans la permission de l’autorité. Ils ne peuvent non plus survoler des propriétés privées sans l’accord des propriétaires concernés. En clair, les particuliers ne peuvent survoler que leurs propriétés. De plus, ils ne peuvent faire voler l'appareil la nuit.

Attention également au poids de votre drone. Pour être considéré comme un engin de loisir, il ne doit pas peser plus de sept kilogrammes. Le drone doit toujours être à portée de vue de son pilote. Attention donc à ne pas le laisser s’éloigner en vous fiant uniquement à l’image de la caméra diffusée sur l’écran de la manette de contrôle.

Dans tous les cas, le drone ne doit jamais s’éloigner de son pilote de plus de 500 mètres horizontalement, et il ne doit pas dépasser les 400 pieds d’altitude. Il est aussi interdit de s’approcher à moins de 150 mètres d’un lieu public, et à moins de 50 mètres d’une personne ou d’un véhicule.