25 October 2014
Petites Annonces Gratuite
FacebookTwitterGoogle PlusLinkedin
Facebook Like
Monday, 04 June 2012 10:05

Migration circulaire au Canada et en France : Quand les Mauriciens gagnent plus de Rs 80 000 par mois Featured

Rate this item
(18 votes)
À mars 2012, 18 836 Mauriciens s’étaient enregistrés pour pouvoir aller travailler au Canada et en France. Le choix s’est élargi cette année à l’Italie. Un accord de migration circulaire vient d’être signé en ce sens.
Mervin, 27 ans, partira bientôt au Canada où il travaillera comme ‘service technician’ dans une entreprise. « Actuellement, je ne perçois qu’un salaire de base de Rs 5 500. Ce qui est loin d’être intéressant. Au Canada, je serais payé 23 dollars canadiens l’heure (environ Rs 667 l’heure). Je pourrais ainsi économiser des sous même après avoir payé la taxe et les dépenses courantes », explique-t-il.

C’est également pour des raisons financières que Sanjay, 39 ans, est parti travailler pendant deux ans comme boucher au Québec avant de rentrer à Maurice en 2011 où il est aujourd’hui ‘self-employed’. « L’argent que j’ai amassé m’a permis de rembourser les dettes que j’avais contractées pour acheter un terrain. Certains Mauriciens, qui faisaient partie du même groupe que moi, ont pu économiser Rs 300 000. D’autres beaucoup plus », indique-t-il.

Il faut savoir qu’au Canada, pour les offres d’emploi dans le secteur de l’agroalimentaire, les Mauriciens sont payés entre 10 et 12,95 dollars canadiens par heure (entre Rs 300 et Rs 388) tandis que dans le secteur de la mécanique, de la soudure et autres secteurs en sous tensions, les salaires varient entre 23 et 28 dollars canadiens par heure (entre Rs 690 et Rs 840). « Les travailleurs qualifiés en partance pour le Saskatchewan gagneront en moyenne Rs 80 000 par mois. Ce qui, après déduction des taxes et des frais de vie, devrait leur permettre de mettre de côté  entre Rs 30 000 et Rs 40 000 », explique-t-on chez OIM.

En France, les Mauriciens reçoivent un salaire équivalent à celui versé aux ressortissants travaillant dans les mêmes conditions. Les salaires peuvent donc varier entre 2 000 euros par mois (Rs 74 000), 3000 euros (Rs 111 000) pour un cadre professionnel voire entre 4 000 et 5 000 euros (Rs 148 000 et Rs 185 000) pour un scientifique.

À mars 2012, quelques 18 836 Mauriciens se sont enregistrés auprès de la Mauritius Circular Migration Database (MCMD) - mise sur pied en février 2010 - pour bénéficier de ce pro­gramme. À ce jour, 346 per­sonnes ont pu partir travailler au Canada et 28 personnes sont parties en France.  « Pour la France, nous n’avons pas encore reçu cette année d’offre d’embauche. Par contre, pour le Canada, nous avons reçu plusieurs offres d’emplois dans le secteur de la mécanique de machinerie lourde, travaux des métaux, entre autres », indique Joana Valamootoo, ‘Project Development Officer’ à la National Empowerment Foundation (NEF). En effet, depuis le début de l’année, deux groupes de respec­tivement 25 et 24 travailleurs sont partis en janvier et en février au Québec.

Un autre groupe de cinq per­sonnes partira en juin au Saskatchewan, une province au Canada. « D’autres départs vers le Saskatchewan et Manitoba – deux provinces au Canada - sont prévus pour le deuxième semestre de l’année. Nous espérons qu’il y aura encore au moins une centaine de recrutement cette année au Saskatchewan, à Manitoba et en Alberta. En renforçant les partenariats actuels et en créant d’autres, tant au Canada que dans d’autres pays, nous espérons assister entre 500 et 2 000 personnes dans les cinq ans à venir », indique-t-on chez l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM).

À savoir que les Mauriciens pourront bientôt travailler en Italie. Le ministère du Travail a signé un accord de principe en ce sens avec le gouvernement italien avec des possibilités d’emplois dans le domaine de la pêche, du tourisme, de l’agro-industrie, entre autres.

Contrat de deux ans
La plupart des travailleurs se voient proposer des contrats à durée déterminée de deux ans (avec une période d’essai de 3 mois) avec possibilité de renouvellement. Dans certains cas, le travailleur peut faire une demande de résidence permanente qui sera sujette aux lois en vigueur dans le pays où il travaille.

Les différents frais
L’entreprise : Le coût du billet d’avion, un pourcentage des frais de formation si nécessaire avant le départ.
L’employé : Frais du visa, frais de l’examen médical, hébergement et nourriture et les frais relatifs s’il veut faire venir sa famille.




Last modified on Monday, 04 June 2012 10:37
Christina Vilbrin

Email This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Zero Tolerance

ZERO Tolérance

Les internautes qui voudraient commenter les articles qui sont publiés sur le site defimedia.info sont avisés qu'ils doivent éviter à tout prix d'utiliser des termes obscènes, racistes, communaux ou diffamatoires. La moindre utilisation d'un terme offensant entraînera le rejet automatique du commentaire soumis.

comments powered by Disqus

Google+