« Tout a commencé avec l’aide de mon cousin, qui est producteur. Sa boîte, Groovz Production, est basée en Amérique. Je n’avais aucune notion en musique, c’est lui qui m’a expliqué les rouages du métier », avance Kelly-Ann. La jeune femme est déterminée et le dur labeur ne lui fait pas peur. D’ailleurs, elle nous indique qu’une fois lancée, elle n’a jusqu’ici plus rebroussé chemin. « Dans le but d’encourager les artistes à travailler avec moi, je me suis fait des contacts à travers le monde. D’où le fait, que je travaille aussi et beaucoup avec des chanteurs de diverses origines », ajoute-t-elle.Kelly-Ann compte également atteindre le marché asiatique. « La musique n’a ni frontière ni nation. Ainsi, je n’hésiterai pas à étudier les sonorités de ces pays. Chaque sonorité musicale est en partie tirée de divers pays du monde », explique Kelly-Ann.
En compagnie d’Anddy Caicedo.
« Maurice mon pays d’origine.... »
Si Kelly-Ann Barbot revendique ses origines mauriciennes, elle n’oublie cependant pas la raison qui a poussé ses parents à mettre le cap sur le Royaume-Uni : l’obligation professionnelle. « À l’époque, j’avais huit ans et j’ai dû m’habituer à un style de vie différent. J’ai aussi vécu six ans en Espagne », dit-elle. Une fois en terre étrangère, elle n’a pas perdu de temps et s’est fait une place au soleil. « Ma passion pour la musique est née en 2003, en écoutant le flamenco et la salsa. Je vivais alors en Espagne. J’ai découvert la beauté de la musique sud-américaine. Et depuis, la flamme ne s’est jamais éteinte », fait ressortir notre interlocutrice.
Kelly-Ann Barbot nous indique que le but de son retour aux sources est de « tâter le pouls » des artistes mauriciens. Elle souhaite également dénicher des sponsors pour les soirées qu’elle espère organiser dans les mois à venir. « Même si j’ai un fort accent britannique, l’île Maurice demeure toujours mon pays d’origine. C’est l’une des raisons qui me poussent à projeter les artistes mauriciens vers une renommée internationale. Autrement dit, Maurice sera le poumon de mon agence », fait ressortir Kelly-Ann. Toutefois, précise-t-elle, cela nécessitera deux ou trois années de dur labeur.
Collaborant avec des artistes de divers pays, Kelly-Ann Barbot estime que chaque artiste émergeant lutte pour se faire un nom dans son domaine de prédilection. « Je n’ai jamais été une productrice. Ma tâche consiste seulement à guider ces artistes qui se disent perdus, dans leurs traversées artistiques », conclut-elle.

La French team.

Kelly en compagnie de Ricky et Freddie, du groupe CLASE-A, lors d’un show à Madrid le 8 mars 2012.

Joey Montana du Panama est considéré comme l’un des dignes ambassadeurs du reggaeton.









