Meurtre d’Aboo Samah Toofany en 2010 : l’heure du verdict pour le couple Seegoolam

Par Kursley Thanay O commentaire
Couple Seegoolam

Le procès intenté au sergent de police Rajcoomar Seegoolam (63 ans) et à son épouse Sangeeta, née Fakoo (52 ans), devant la cour d’assises, tire à sa fin.

Le couple est poursuivi pour le meurtre sans préméditation (manslaughter) d’Aboo Sahma Toofany, le 16 janvier 2010. Mari et femme plaident non coupables et font face à un procès avec jury.

Lundi 15 janvier 2018, la poursuite a entamé son réquisitoire et la défense a présenté sa plaidoirie au jury. Le juge Benjamin Marie-Joseph fera son résumé aux jurés le mercredi 17 janvier 2018. Le jury va ensuite se retirer pour délibérer.

Le couple Seegoolam est défendu par Me Gavin Glover, Senior Counsel. La poursuite est représentée par Mes Akhil Ramdahen et Shakeel Bhoyroo.

Verdict de culpabilité

Lors de son réquisitoire, Me Akil Ramdahen a invité le jury à rendre un verdict de culpabilité. Il a axé son argumentation sur les diverses versions de Sangeeta Seegoolam pour tenter de camoufler ce qui s’est passé. « Elle a voulu faire croire qu’Aboo Samah Toofany a endommagé une vitre pour tenter de la violer. Lui qui a l’habitude de venir chez sa maîtresse (N.D.L.R. : Sangeeta Seegoolam) en sonnant à la porte. Bizarrement, elle n’a pas appelé à l’aide. Elle a expliqué avoir été tellement choquée qu’elle n’a pas appelé au secours mais elle dit avoir néanmoins lutté contre son agresseur. Après le crime, elle a appelé son frère pour se débarrasser du cadavre. Ils ont nettoyé la cuisine à l’eau de Javel et brûlé leurs vêtements », a soutenu l’avocat de la poursuite.

Lors de sa plaidoirie, Me Gavin Glover a invité le jury à considérer l’acquittement de Sangeeta Seegoolam. Il a, par ailleurs, soutenu que sa cliente est tout au mieux coupable d’une accusation réduite de coups et blessures mortelles infligés sans intention de tuer. Toutefois, il a invité le jury à considérer l’acquittement du sergent pour avoir agi en légitime défense et sous provocation. Pour l’avocat de la défense, la poursuite est en train de « brouiller une histoire de trahison. »