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Meurtre de Jacques Désiré Laval Teeluck, 63 ans : quatre suspects sous les verrous, dont un policier

Le rapport de l’autopsie a attribué le décès de Jacques Désiré Laval Teeluck à une hémorragie cérébrale.

Un policier a été arrêté pour complot dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Jacques Désiré Laval Teeluck, 63 ans, survenu le samedi 1er janvier à Surinam. Trois autres suspects, soit l’épouse, la fille et le petit-fils de la victime, ont aussi été arrêtés sous une accusation provisoire de meurtre. 

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C’est en se basant sur des informations crédibles que les enquêteurs ont procédé à l’arrestation du constable. Ce dernier a cependant nié toute implication dans cette affaire. Le policier a été traduit devant la Bail and Remand Court le dimanche 2 janvier. Une accusation provisoire de complot a été retenue contre lui. La police ayant refusé à sa remise en liberté conditionnelle, il a été reconduit en cellule. Tout comme les trois autres suspects dans cette affaire, à savoir Marylyne Teeluck, 59 ans, Marie Jonatha Teeluck, 37 ans, et Jess Jerianoh Jugmohunsing, 19 ans. Ces derniers avaient, eux, comparu devant le tribunal le samedi 1er janvier.

Le meurtre s’est produit dans l’après-midi du vendredi 31 décembre. Une dispute aurait éclaté entre la victime et son épouse. Le couple bâtait de l’aile depuis quelque temps. C’est la raison pour laquelle Jacques Désiré Laval Teeluck occupait le rez-de-chaussée de la maison familiale, alors que son épouse et ses enfants vivaient au premier étage. Selon nos recoupements, le sexagénaire n’approuvait pas la liaison de sa fille avec un homme du quartier. À la suite de l’altercation entre Marylyne Teeluck et Jacques Désiré Laval Teeluck, leur fille Marie Jonatha Teeluck et leur petit-fils Jess Jerianoh Jugmohunsing sont intervenus.

Ces derniers auraient roué de coups le vieil homme jusqu’à ce dernier ne s’effondre.

Dans un premier temps, ils ont fait appel à un médecin du privé pour certifier le décès de Jacques Désiré Laval Teeluck. Ils ont expliqué à ce dernier que le sexagénaire était souffrant. Pas convaincu par cette explication, le médecin a refusé de signer le document certifiant le décès et a alerté la police.

Vers 17 heures, l’un des trois suspects s’est rendu au poste de police de Souillac pour signaler le décès. À la police, celui-ci a expliqué que Jacques Désiré Laval Teeluck a fait une chute accidentelle du toit de la maison. 

Sur les lieux, les policiers ont découvert le corps inerte du sexagénaire dans son lit. Il portait une blessure à la tête et son short était recouvert de sang. Une batte a été saisie.  Flairant le coup fourré, la brigade criminelle de Souillac a alors arrêté l’épouse du défunt qui est vite passée aux aveux. S’est ensuivie l’arrestation de la fille et du petit-fils du défunt ainsi que celui du constable.

La mère de la victime : « Mo leker pe rase » 

La mère de Jacques Désiré Laval Teeluck est inconsolable. Elle raconte que le 29 décembre, son fils est venu l’inviter à venir déjeuner chez lui. La vieille dame était loin de savoir si c’était la dernière fois qu’elle voyait son fils. « Li ti dir mwa li pou amenn mwa dezener kot li. Mo ti dir kan so fam zanfan tou ensam lerla mo pou ale », confie-t-elle. « Mo leker pe rase », lâche la maman, avec beaucoup de peine.

 

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