Mœurs : elle accuse sa «belle-mère» de l’avoir forcée à se faire avorter

Par Ellvina Nallan O commentaire
Neha

Elle n’en revient toujours pas. Neha*, 20 ans, allègue qu’elle a été forcée à avorter alors qu’elle était enceinte de deux mois. Selon les dires de l’habitante des hautes Plaines-Wilhems, elle a été immobilisée par la mère de son amoureux et un Health Care Assistant avant qu’un médecin ne lui insère un appareil, qui ressemble à un aspirateur, dans le vagin. C’est comme cela que le fœtus a été détruit, allègue la jeune femme. Une déposition a été consignée au poste de police de Quatre-Bornes le dimanche 17 septembre. Elle traite son amoureux, un policier de 27 ans, et la mère de ce dernier de criminels. Ils auraient, selon elle, comploté pour la faire avorter.

Neha dit avoir fait la connaissance de Rahul*, sur Facebook, il y a neuf mois. Ce policier, résidant dans l’Ouest, est affecté au poste de police de Flic-en-Flac. Les deux tombent amoureux et ont plusieurs rapports sexuels. En août, Neha apprend qu’elle est enceinte après avoir fait un test. Pour en avoir le cœur net, elle se rend chez un médecin qui confirme le résultat, précisant qu’elle en est à son deuxième mois de grossesse.

Li dir mwa li pa pre pou vinn papa e bizin debaras bebe-la.»

Proposition de mariage

Ravie de devenir maman, Neha annonce la bonne nouvelle à Rahul, croyant que cela lui fera plaisir. Cependant, il lui fait comprendre qu’il ne veut pas du bébé. « Linn dir mwa li pa pre pou vinn papa e bizin debaras bebe-la. Je lui ai fait comprendre que je ne voulais pas avorter et que j’allais assumer mes responsabilités. Le 14 août, j’ai informé mes parents de ma grossesse et ils m’ont expulsée de la maison. Le 16 août, j’en ai informé Rahul et je l’ai rejoint à Cascavelle où il était en extra duty », confie Neha.

Selon ses dires, elle est restée dans la voiture de Rahul avant de rentrer avec lui dans la soirée. « Rahul finn introdwir mwa so mama. Pendant la soirée, j’ai eu des douleurs et il m’a donné deux comprimés en me disant que cela allait me soulager. Il est reparti travailler mais les douleurs sont devenues insupportables. Monn tchek dan poubel monn trouv enn sase konprime kot ti finn ekrir Cytotec. Monn al lor Internet e monn rod so bann leffe. Monn trouve ki li danzere pou enn fam ansint. » Le lendemain, Neha demande des explications à Rahul mais ce dernier insiste que les comprimés ne sont que des antidouleurs.

Le 20 août, ajoute Neha, Rahul la reconduit chez elle. « Il a parlé à mes parents. Il a même proposé de m’épouser. Je pensais que tout allait bien. » Le lendemain, il l’invite à déjeuner. « Finalement Rahul pa finn amenn mwa manze me kot enn dokter e so mama osi ti laba. Elle m’a accompagnée à l’intérieur et le médecin m’a demandé de m’allonger sur une table. La mère de Rahul ainsi qu’un Health Care Assistant m’ont immobilisée pour que le docteur puisse introduire une sorte d’aspirateur dans mon vagin. Je pleurais, je saignais abondamment. J’ai alors compris qu’on m’enlevait mon bébé… C’était atroce. Sa ler-la, monn santi kouma dir mo lavi pe ale. Je n’avais personne à mes côtés pour me soutenir. Rahul et sa mère sont des criminels. Zot finn fer touy mo zanfan avan li ne. C’est impardonnable ! » 

Sollicité pour une réaction, le policier a rétorqué qu’il n’avait aucun commentaire à faire avant de raccrocher. Le Défi Plus a aussi contacté le médecin en question, mais une proche nous a fait comprendre qu’il ne se rend plus à son cabinet depuis trois mois pour certaines raisons qu’elle n’a pas souhaité évoquer. L’enquête policière se poursuit. Le policier et sa mère devraient être entendus par les enquêteurs.

Les prénoms ont été modifiés