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Friday, 21 December 2012 23:38

Nouvelle ère maya: une "aube nouvelle" célébrée mais pas d'apocalypse Featured

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Dès l'aube vendredi matin, des rituels autour de feux sacrés et des hommages aux premiers rayons du soleil de la nouvelle ère maya ont été célébrés en Amérique centrale, mais la fin du monde prophétisée par certains se faisait toujours attendre.
Au coeur de la civilisation maya, l'Amérique centrale et le Mexique célèbrent la fin d'une grande ère de 5.200 ans dans le calendrier maya (que des chercheurs situent plutôt au 23 décembre), un événement parfois interprété et associé à la fin du monde, au grand dam des populations autochtones.

Dans une ville de la péninsule du Yucatan, au sud du Mexique, à peine apparus les premiers rayons du soleil, un prêtre maya dirigeait un flambeau vers les quatre points cardinaux, avant d'allumer à ses pieds le "feu nouveau" qui marque le début de cette nouvelle ère, "baktum 13" du calendrier préhispanique.

"Nous sommes ici pour nous charger d'énergie, pour nous engager à changer notre âme", lance-t-il lors de la cérémonie réalisée, encore dans la pénombre, au sein du puits sacré de Zaci, une réserve d'eau douce située en plein centre de la ville de Valladolid.

Quarante kilomètre plus loin, sur le site archéologique de Chichen Itza, un vent fort a contribué à chasser les nuages matinaux, et quelque 30.000 visiteurs ont assisté aux danses et aux cérémonies devant la pyramide dédiée à Kukulkan, représentation maya du dieu Quetzalcoatl, "le Serpent à plumes", l'une des principales divinités de la culture préhispanique.

"C'est un jour très particulier. Les mayas étaient les dépositaires de tout ce qui se passe aujourd'hui", assure à l'AFP Ann Silje, une touriste norvégienne qui a préparé son voyage depuis deux ans, car elle considère que ce vendredi de décembre se produit un "alignement cosmique" qui présage "un monde meilleur".

Les cérémonies se sont également multipliées ailleurs en pays maya, comme au Guatemala, au Salvador ou au Honduras, et même en Bolivie, sur le lac Titicaca.

Sur le site archéologique de Tikal, dans la jungle du nord du Guatemala, une cérémonie rituelle au petit matin autour d'un feu sacré a réuni 3.000 participants, locaux et étrangers, dont le président guatémaltèque Otto Perez, et la Costaricienne Laura Chinchilla, qui ont passé la nuit sur place, ainsi que le président de l'Organisation mondiale du tourisme, le Jordanien Taleb Rifal.

Ces célébrations ont toutefois été critiquées par certaines organisations indigènes, qui regrettent la récupération commerciale et touristique d'un événement sacré dont ils se disent exclus. Environ 200 indiens ont même manifesté dans la nuit de jeudi à vendredi à Tikal.

"Le peuple maya ne participe pas à cet événement. C'est une célébration raciste et discriminatoire, la même histoire que ce que nous, les Mayas, vivons depuis toujours", a affirmé à l'AFP le dirigeant du Consortium des Organisations Indigènes de Petén, José Cac.

Un peu partout ailleurs dans le monde, les prophéties apocalyptiques associées à ce solstice d'hiver ont suscité l'angoisse ou l'ironie.

En Europe, deux journaux allemands proposent, via leurs sites, un suivi en temps réel de la fin du monde comme le quotidien de gauche TAZ qui ironise sur des signes avant-coureurs terrifiants: baisse de l'indice boursier DAX et faillite du club de foot de Lübeck.

Aux antipodes, l'Australie a été un des premiers pays à avoir vu le soleil se lever ce 21 décembre. La page Facebook du Bureau de tourisme australien a été bombardée de messages demandant si l'île-continent comptait encore des survivants.

"Oui, nous sommes vivants!", a répondu l'organisation.

L'agence spatiale américaine, la Nasa, a elle été contactée par des milliers de personnes demandant la conduite à tenir en cas d'apocalypse.

Sur une page internet destinée à mettre en pièces ces soi-disant prophéties, l'agence spatiale américaine rassure les Terriens: "Notre planète se débrouille bien depuis plus de quatre milliards d'années, et des scientifiques crédibles de par le monde assurent qu'il n'y a aucune menace associée à 2012".

Mais certains ont préfèré prendre leurs précautions.

Quelques inquiets se sont ainsi réfugiés à Alto Paraiso, petite ville du Brésil à 220 km de la capitale, ancien repaire hippie connu pour sa tradition ésotérique et considéré comme un bunker naturel.

Julio Alvarez, un maçon Colombien de 54 ans, s'abrite dans une maison ovoïde construite sur le point le plus haut de localité. "De cette maison, il n'y a pas de tuiles qui peuvent tomber. S'il y a un tremblement de terre, ça peut résister et si l'eau arrive jusqu'ici, j'ai un matelas pour flotter", a-t-il raconté à l'AFP, son chien Avatar à ses pieds.

Dans le petit village turc de Sirince, qui doit survivre à l'Apocalypse en raison de "fluides positifs" selon des millénaristes, les centaines de reporters en quête de personnes venues fuir ici le jour du jugement dernier étaient plus nombreux que la population (570 habitants).

En France, à Bugarach, un village du sud-ouest surplombé par un pic censé lui aussi échapper à la destruction finale, les autorités ont interpellé deux personnes avec des machettes et des masques à gaz dans leur voiture alors qu'elles tentaient de passer les barrages filtrants mis en place autour du village.


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