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Monday, 28 January 2013 07:09

Venezuela - Mutinerie: 58 morts, la prison d'Uribana totalement évacuée Featured

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Les forces de sécurité vénézuéliennes ont repris dimanche le contrôle de la prison d'Uribana, dans l'Etat de Lara (nord-ouest), en proie depuis vendredi à une mutinerie qui a fait 58 morts, selon le premier bilan officiel.
Le pénitencier a été complètement évacué dimanche matin et les forces de l'ordre procédaient à une "fouille approfondie" des bâtiments, a annoncé dans la matinée la ministre des Affaires pénitentiaires, Iris Varela.

L'évacuation s'est déroulée "dans le calme", sans que les prisonniers qui ont été fouillés au corps un à un, n'opposent de résistance, a ensuite déclaré Mme Varela à la chaîne de télévision publique VTV.

"Nous avons un nombre regrettable de personnes qui ont perdu la vie, tant ici dans l'enceinte (de la prison) qu'ensuite en raison des blessures subies, soit 57 personnes", a expliqué la ministre plus tard au cours d'une conférence de presse donnée depuis le pénitencier d'Uribana.

A ce nombre s'ajoute "un corps sans vie découvert calciné" pendant la fouille minutieuse de la prison qui a été totalement évacuée, a-t-elle précisé.

Actuellement, il y a encore 46 personnes soignées dans des hôpitaux, tandis que 49 personnes ont déjà pu quitter l'hôpital, a-t-elle ajouté dans ce premier bilan officiel de l'intervention des forces de sécurité dans le pénitencier.

Parmi les morts se trouvent un membre de la Garde nationale et un pasteur évangélique. Six autres militaires et un homme de religion figurent parmi les blessés. Avant le retour des détenus envoyés dans d'autres prisons des travaux seront nécessaires à Uribana, a encore précisé la ministre.

Vendredi, une inspection de la prison pour y rechercher des armes avait déclenché la mutinerie de détenus armés qui avaient "ouvert le feu sur des agents de la Garde nationale", avait auparavant expliqué Mme Varela.

Le gouvernement a ordonné une enquête sur la tragédie, l'un des épisodes les plus sanglants des dernières décennies dans les prisons du pays.

Samedi soir, Ruy Medina, directeur de l'hôpital central d'Uribana, avait fait état auprès de l'AFP de "61 morts", dont la plupart tués avec des "armes d'assaut", et "120 blessés".

Les familles des détenus, elles, cherchaient désespérément des nouvelles de leurs proches.

"Les gens se demandent pourquoi ils ont massacré tant de personnes, il y a beaucoup de blessés par balles", a expliqué Linelida Alvarez, la mère d'un détenu de 21 ans.

"On dirait un film de guerre, avec des tanks, des tirs et trop de fumée", a raconté Carmen Garcia, mère d'un prisonnier, aux côtés de 200 autres proches de détenus empêchés de s'approcher à moins de 300 mètres de la prison par un périmètre de sécurité.

Les médias ont montré des images de barrages installés aux environs de la prison par la Garde nationale, de transferts de prisonniers avec des vêtements tâchés de sang et les membres éplorés de familles de prisonniers, surtout des femmes, attendant des informations.

"A qui va-t-on faire porter la faute de ce nouveau massacre dans une prison de notre pays? Le gouvernement est incapable et irresponsable", a critiqué sur Twitter le chef de l'opposition Henrique Capriles.

Selon l'Observatoire vénézuélien des prisons (OVP), le pénitencier d'Uribana a été conçu pour 850 détenus, mais il en comptait 2.500 au moment de la mutinerie. Il se caractérise notamment par de violents affrontements à l'arme blanche entre des prisonniers pour qui il s'agit autant d'un divertissement que d'une manière d'acquérir du prestige, selon l'ONG.

Toutes les prisons vénézuéliennes connaissent une forte surpopulation, beaucoup d'insalubrité et les violences entre les détenus sont fréquentes. Les chiffres officiels font état de 50.000 prisonniers dans le pays alors que les infrastructures carcérales sont prévues pour en accueillir 14.000.

En août dernier, au moins 25 personnes ont été tuées et 43 blessées lors d'affrontements entres gangs dans la prison de Yare I, près de Caracas.

En juin 2011, une mutinerie dans la prison de Rodeo avait fait une trentaine de morts. Plusieurs détenus avaient réussi à s'enfuir.

Un ministère des Affaires pénitentiaires a été créé en juillet 2011 pour faire face à ces problèmes mais, selon les militants des droits de l'Homme, pendant la première année de son fonctionnement, plus de 500 prisonniers ont été tués et 1.200 blessés.




Last modified on Monday, 28 January 2013 07:18
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