Navin Ramgoolam : «Le Ptr ira seul aux prochaines élections»

Par Ronnie Antoine O commentaire
Navin Ramgoolam

Dans les propos d’Arvin Boolell, ainsi que dans ceux de son leader, Navin Ramgoolam, il s’est dégagé un message principal : la victoire du Parti travailliste (Ptr) est un «  séisme politique ». Un séisme qui conforte le parti dans son discours d’aller seul aux prochaines élections générales, alors qu’on accuse le Mouvement socialiste militant (MSM) et le Mouvement militant mauricien (MMM) d’avoir déjà scellé un accord électoral. Le Ptr a tenu une conférence de presse, mardi, à l’hôtel Labourdonnais, au Caudan, pour revenir sur la victoire de son candidat, Arvin Boolell, à l’élection partielle de la circonscription No 18, Belle-Rose/Quatre-Bornes, tenue le dimanche 17 décembre.

Comme un référendum

« L’étendue de notre victoire a créé un séisme politique. Le Sun Trust a tremblé, a affirmé Navin Ramgoolam, malgré la campagne infecte qui a été menée contre moi, malgré la campagne sous-marine du MSM qui a donné des consignes de vote en faveur du candidat MMM. » Des propos qu’Arvin Boolell reprendra par la suite au moment de commenter les résultats : « Quand vous commencez à donner des signes d’alliance conjoncturelle sur le terrain et que les activistes du MSM font ouvertement campagne pour le MMM, il s’agit d’un signe de frayeur. »

Mais quand on pose la question d’un éventuel allié pour le Parti travailliste, Navin Ramgoolam se montre ferme à plusieurs reprises : « Nous irons seuls. Pourquoi faut-il sacrifier des candidats travaillistes quand on peut aller seul et gagner. ». Le leader du PTr a aussi écarté la possibilité d’accueillir dans les rangs du parti tout éventuel démissionnaire de la majorité parlementaire. « Nous avons dit très clairement que nous ne sommes pas intéressés par les transfuges », a déclaré Navin Ramgoolam.

La stratégie du gouvernement semble intéresser le nouvel élu : « Ki gouvernma pou fer ? C’est la chose qui m’inquiète aujourd’hui, maintenant que la victoire est là ».

« Le PTr rayonne non seulement dans la circonscription No 18 mais aussi dans tous les coins et recoins du pays », estime l’ancien ministre rouge. Et d’ajouter : « On était à l’écoute des citoyens. On n’a rien imposé. »

Arvin Boolell considère ce scrutin comme un référendum : « Boukou dimoun pou denons gouvernma. Les jeunes qui se sentent trahis par d’autres partis sont les bienvenus au Ptr. »