Laila Nayamuth, instructrice de yoga : «Les bénéfices du yoga sont multiples»

Par Ahmad Fakuddeen Jilani O commentaire
Laila

Laila Nayamuth est instructrice de yoga. Elle pratique  cette activité depuis une quinzaine d’années et nous en brosse un portrait complet.

Depuis plusieurs années, la popularité du yoga ne cesse de croître. Souvent perçue comme une activité douce et spirituelle, cette discipline peut aussi être physique. « Le maintien d’une vie saine est un de mes objectifs. Pour y parvenir, j’estime que les exercices physiques sont très importants. La plupart des gens vont à la salle de gym pour faire de l’exercice, mais je n’aime pas beaucoup la musculation, » fait ressortir d’emblée Laila Nayamuth.

Par conséquent, avec l’encouragement de son époux, Ahmad Hussein Nayamuth, elle a décidé de pratiquer le yoga étant donné qu’on peut le pratiquer presque partout, avec un minimum d’équipement.  Son époux l’a soutenue à maintenir l’équilibre de sa vie tenant en compte ses engagements familiaux.

Parcours

Laila pratique le yoga depuis une quinzaine d’années. Elle a assisté à son premier cours de yoga, d’une durée de trois mois, au sein d’un groupe privé à Quatre-Bornes. Bien que la première session ait été consacrée à l’échauffement, elle l’a trouvée très difficile.

« Néanmoins, je suis reconnaissante à mes instructeurs. Mohsin et Saritawho m’avaient bien guidée progressivement au cours des 3 mois de cours suite à l’initiation au yoga. Après j’ai  suivi un cours de Certificat Avancé à l’IGICC, » dit-elle.

Ensuite, elle a commencé comme bénévole chez un de ses voisins pendant plus d’un an. Avec l’aide d’une amie, Laila a  fondé une ONG à Quatre-Bornes où elles aident des personnes à retrouver leur tranquillité d’esprit à travers le yoga. En 2012, la compagnie qui commercialise le gaz l’a contactée pour dispenser des cours de yoga sur une base hebdomadaire comme un moyen de bien-être pour ses employés. Souvent, des hôtels prennent contact avec elle pour une séance privée de yoga.

Enseigner le yoga à Koweït

En 2014, Laila Nayamuth a eu l’opportunité d’enseigner le yoga à deux Koweïtiennes qui géraient un hôtel au Koweït. Impressionnées par ses séances de yoga, elles  lui ont proposé de venir travailler dans leur hôtel en tant que thérapeute de yoga. Après beaucoup de réflexion, elle a accepté l’offre et a séjourné deux ans et demi au Koweït. « C’était vraiment une expérience incroyable, » dit notre interlocutrice.

Au Koweït, elle a enseigné le yoga uniquement aux femmes car c’était un hôtel géré selon les principes de la charia. « La plupart d’entre elles étaient musulmanes et faisaient du yoga pour la première fois. Elles ont surtout entendu parler du yoga, mais ne l’ont jamais essayé auparavant. J’ai eu beaucoup de commentaires positifs de leur part. Je me souviens qu’il y avait des dames qui étudiaient la médecine. Elles étaient reconnaissantes d’apprendre la bonne façon de respirer, » se souvient-elle.

Les bienfaits du yoga

Les vertus du yoga sont nombreuses et font de cette discipline un sport complet dont les avantages pour le corps et l’esprit ne sont plus à prouver. L’art est aussi connu comme équilibrage du corps, aide à se calmer et à renforcer notre esprit afin de faire face au stress de la vie. La connexion du corps, de l’esprit et du souffle aide à diriger l’attention vers l’intérieur, à devenir plus conscient de l’expérience d’un moment à l’autre. C’est la discipline de l’esprit de s’entraîner à l’attitude de gratitude. « J’aime la connexion du souffle et du mouvement entre le corps et l’esprit. Que vous appeliez cela le yoga ou l’équilibre du corps, c’est le moyen le plus facile de rester en forme et en bonne santé, » explique Laila Nayamuth. C’est une pratique qu’elle recommande aux gens de tous les groupes d’âge. À son avis, le yoga devrait être introduit dans chaque école aussi bien qu’au travail pour maintenir le bien-être social de la société. « Le yoga n’est pas basé uniquement sur la posture, mais aussi sur les bénéfices que nous obtenons en la pratiquant pendant 10 à 15 minutes sur une base quotidienne, »  conclut Laila Nayamuth.