Transactions frontalières : Bangaleea vend 30 hectares de terres à un parlementaire indien

Par Jean Claude Dedans O commentaire
Hemant Bangaleea

Il se trouve dans la Grande péninsule. Hemant Bangaleea y est pour finaliser la vente d’un terrain de 30 hectares pour la somme de 190 millions de roupies mauriciennes. Cet argent a atterri sur le compte d’un Mauricien établi au Canada. Une partie serait rapatriée à Maurice. La police compte lui demander des comptes sur la provenance de sa fortune dès qu’il rentre au pays cette semaine.

Il refait encore parler de lui. Hemant Bangaleea est en Inde pour la énième fois. Cette fois, pour accomplir une mission qui est celle de vendre un terrain lui appartenant dans l’État du Maharashtra, plus précisément au Highway, Puna Road, Lolowha Area. C’est à un parlementaire indien qu’il vend son bien. Toutefois, si la vente est supposément légale, l’argent est versé sur un compte à la Reserve Bank of India (RBI), puis transféré, après clearance’ sur un autre compte à la State Bank of India (SBI).

De ce compte, Hemant Bangaleea ne va pas virer les Rs 190 millions vers Maurice, mais vers la Suisse pour finalement atterrir sur un compte au Canada. C’est un Mauricien, un certain Preetumsingh A., habitant Ontario, Canada, qui en serait le bénéficiaire.

La question qui se pose : pourquoi tout cet argent n’est-il pas transféré à Maurice ? Le Défi Quotidien a tenté d’entrer en contact avec Hemant Bangaleea chez lui à Triolet, mais on nous a fait comprendre qu’il est à l’étranger. Contacté, le principal concerné s’est abstenu de tout commentaire. En tout cas, les autorités policières s’intéressent à lui. Dès son retour au pays cette semaine, il devra répondre à certaines questions concernant la provenance de sa richesse et tout l’argent en liquide qu’il trimballe sur lui de l’Inde.

Hemant Bangaleea est connu des services de police pour plusieurs cas dans le passé. Il a été arrêté sous diverses allégations. Mais, il a toutefois pu voyager en obtenant la permission de la cour pour aller à l’étranger, principalement en Inde, en Suisse, à Dubayy et à Londres, entre autres. L’ancien chauffeur de Mauritius Telecom dit détenir une fortune qu’il évalue à plusieurs centaines de millions de roupies mauriciennes dans des comptes offshore.