Lydia Tham : « Les perspectives au Ghana sont énormes pour Maurice »

Par Vijayan Ayassamy O commentaire
Lydia Tham

Des terres, des incitations fiscales et des réseaux de communications sont autant d’atouts que le Ghana, pays  d’Afrique de l’Ouest, revendique pour attirer des investisseurs. Une aubaine pour les hommes d’affaires mauriciens, selon Lydia Tham, de la Ghana Ports and Harbours Authority.

Où en sont les chantiers dans la ville portuaire de Tema, bordant l’Atlantique ?
Les travaux sont en bonne voie. Nous poursuivons les travaux d’expansion de manière à tripler la superficie initiale. Mais nous procédons par phase. La première est la mise en place d’un terminal de conteneurs.

Nous avons augmenté notre capacité de manutention des conteneurs qui passe d’un volume de 7,3 millions de tonnes à 13,4 millions de tonnes, voire au-delà. Nous y avons ajouté un nouveau parc de conteneurs frigorifiques, quatre postes d’amarrage. Nous avons jusqu’ici investit $ 1,5 milliard dans ce projet.

Maurice et le Ghana ont pris plusieurs initiatives ces dernières années. À commencer par la signature d’un traité fiscal l’année dernière et le lancement d’un comité conjoint. Y a-t-il de l’avancement noté au niveau des initiatives du privé ?
Ce que je peux dire en tout cas, c’est qu’il y a beaucoup d’opportunités pour le secteur privé mauricien d’investir au Ghana. Des lopins de terres leur seront accordés, selon les zones économiques exclusives déjà identifiées dans la région.

Les entreprises mauriciennes pourront  s’engager dans la manufacture et l’agroalimentaire, se livrer aux activités destinées à l’exportation avec comme appui des abattements fiscaux, s’engager dans les services financiers et le tourisme, entre autres.

L’avantage que représente Tema est sa proximité avec la capitale, avec des axes routiers fortement développés, l’ouverture sur les autres marchés de la région par voie maritime et un accès direct aux énormes marchés orientaux des États-Unis.

Y a-t-il d’autres régions qui pourraient intéresser  les entreprises mauriciennes ?
Elles pourront aussi s’intéresser au Dawa Industrial Park, davantage à l’Est de Tema. Une zone enclavée pour faciliter la mise sur pied des industries artisanales, légères et lourdes, est en construction  sur une superficie de plus de 2 000 arpents de terres.

On procède aussi aux installations pour les besoins agroalimentaires et pour les facilités logistiques. Des perspectives de développement dans les filières agricoles sont examinées.

Parmi : la culture fruitière et maraîchère bio ; l’aquaculture ; la production de boissons et jus de fruits ; la transformation et l’emballage de produits alimentaires ; la culture et la distribution de fruits et légumes ; et l’exploitation commerciale de fermes agricoles, entre autres.