L’ICTA peine à trouver son CEO

Par Patrick Hilbert O commentaire
Icta

L’exercice de recrutement du Chief Executive Officer (CEO), effectué par l’Information & Communication Technologies Authority (ICTA), tourne au fiasco.  Alors que Vijay Mauree, qui était sorti en première position de l’appel à candidatures, lancé il y a quelques mois, a décliné l’offre, voilà que celui qui était en seconde position, un cadre de la Telecommunication Regulatory Authority of India, a aussi préféré décliner l’offre. Depuis le départ forcé de Krishna Oolun le 24 novembre 2015, l’ICTA peine à lui trouver un remplaçant.

Il y a bien eu Sanjeev Soyjaudah, mais il avait dû plier bagage en octobre 2016, quelques mois seulement après avoir été nommé. Le conseil d’administration, qui a été nommé après le départ forcé le 19 janvier 2017 du très contesté Bhanoodutt Beeharee du poste de président, veut maintenant « stabiliser l’ICTA ». Il nous revient que Harish Bholah, qui avait été suspendu en octobre 2015 dans le cadre de l’achat de deux Audi pour l’ICTA, a repris son poste de directeur des finances et de l’administration, il y a quelques jours. Krishna Oolun et Jérôme Louis, qui était le directeur en ingénierie, avaient pour leur part été limogés. Des départs qui avaient alors été rapidement contestés.

Fin 2015, le State Law Office avait informé le conseil des ministres que le limogeage de Krishna Oolun ne respectait pas les dispositions de la loi. Le Cabinet avait alors demandé au ministère des Technologies, de l’Information et de l’Innovation de demander à l’ICTA de permettre à Krishna Oolun de reprendre son poste. Une instruction qui n’avait pas été mise en pratique.