Zhang Mao, ministre de l’Industrie et du Commerce de Chine : «Environ 1 500 entreprises mauriciennes font du business en Chine»

Par Leena Gooraya-Poligadoo O commentaire
Zhang Mao

Grâce à des accords commerciaux établis, les entreprises mauriciennes sont de plus en plus nombreuses à faire des affaires en Chine. C’est ce qu’indique Zhang Mao, ministre de l’Industrie et du Commerce de Chine.

Le gouvernement mauricien a récemment conclu un accord avec la Chine en matière des micros, petites et moyennes entreprises (MPME). Dans quelle mesure cette collaboration sera-t-elle bénéfique ?
La signature de ce protocole d’accord s’insère dans le cadre du renforcement des relations commerciales et économiques entre Maurice et la Chine. Nous souhaitons élaborer un cadre politique et institutionnel à travers un échange d’experts en matière des MPME et des coopératives. La possibilité d’organiser des réunions, des ateliers de travail et des conférences conjointement pour discuter des sujets d’intérêt mutuel et sur les meilleures pratiques est aussi envisagée. Le cap  sera également mis sur le développement personnel des entrepreneurs. Nous comptons organiser des visites de cadres et d’experts pour former les entrepreneurs existants et les start-ups.

Quelle est l’importance de développer le secteur des PME ?
Durant les 30  dernières années de réformes, l’économie chinoise est devenue un acteur majeur du commerce international. Le secteur privé en Chine, composé essentiellement de micros, petites et moyennes entreprises, est bel et bien aujourd’hui le principal moteur de la croissance économique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En effet, les MPME représentent plus de 98 % du total des entreprises du pays et contribuent pour 60 % du PIB chinois. Les MPME chinoises fournissent aussi 75 % des possibilités d’emploi urbain du pays. Ainsi, les MPME  jouent un rôle important dans le développement économique du pays, grâce à leur contribution au PIB et à l’emploi qu’elles créent, ainsi qu’à leur dynamisme. Les MPME en Chine ont généralement des fondements solides pour l’innovation et elles sont relativement bien intégrées dans les flux commerciaux mondiaux.  D’ailleurs, le  gouvernement chinois est venu de l’avant avec une série de mesures de soutien aux MPME, ainsi qu’aux start-ups.

Quels sont les autres axes sur lesquels, selon vous, nos deux pays peuvent collaborer davantage ?
Les  relations bilatérales remontent au 18e  siècle, quand les premiers Chinois ont débarqué à Maurice. Et, depuis, une amitié solide s’est bâtie et qui se traduit sur tous les plans. Cette année on s’apprête à célébrer 46 ans des relations bilatérales sinomauriciennes. Sur les plans économique et commercial, les domaines de coopération sont diversifiés. L’établissement des entreprises chinoises à Maurice démontre déjà cette relation. D’autre part, nous avons aussi constaté que les entreprises mauriciennes sont de plus en plus nombreuses à faire du business en Chine.

À présent, il faut compter environ 1 500 entreprises mauriciennes qui font du business en Chine grâce aux accords commerciaux que nous partageons. Nous souhaitons aider les entreprises, que ce soit chinoises ou mauriciennes, à mieux comprendre les politiques d’investissement et l’environnement des affaires dans les deux pays.  Cela aidera les entreprises à mieux cibler leurs marchés.