Global Business - Maurice/Inde : de nouvelles opportunités avec le dernier budget d’Arun Jaitley

Par Vijayan Ayassamy O commentaire

La juridiction mauricienne est réputée pour des investissements étrangers vers la Grande péninsule. C’est aussi le cas de ceux en provenance du subcontinent indien vers l’international. Il y a de nouvelles opportunités qui se présentent pour le pays avec une mesure adoptée par l’Inde le jeudi 1er février lors du budget 2018-19 pour faciliter les investissements directs étrangers (IDE).

Connu comme l’Outward Direct Investment (ODI), le nouveau régime de New Delhi facilitera les intentions des entreprises indiennes à évoluer en des sociétés multinationales pour s’accroître davantage et se tourner vers l’international. Des modalités d’approbation et d’autres prescriptions seront simplifiées afin de faciliter l’internalisation des firmes indiennes.

Selon la presse indienne, ce nouvel arrangement vise à durcir les règles de contrôle autour des opérations « de carrousel » (communément appelé round-tripping dans le jargon financier). Les autorités de la Grande péninsule estiment que des sociétés indiennes, basées sur le territoire, créent des filiales à l’étranger afin d’investir sur le marché domestique indien pour bénéficier des facilités fiscales.

Dans son discours budgétaire, Arun Jaitley, ministre indien des Finances, dit que le gouvernement examinera les directives et les processus afin de dégager une politique ODI cohérente et intégrée. Selon l’India Brand Equity Foundation (IBEF), les entreprises indiennes investissent à l’étranger à travers des fusions et des acquisitions : « Avec la hausse de ces dernières, les entreprises auront un accès direct à de nouveaux et plus vastes marchés. Avec l’appui des nouvelles technologies, elles pourront augmenter la base de leur clientèle avec une portée internationale. »

Avantages fiscaux

L’IBEF ajoute que l’ODI passe surtout par Maurice, Singapour, les îles Vierges britanniques et les Pays-Bas. Ces pays offrent de meilleurs avantages fiscaux. C’est intéressant de constater les juridictions préférées de l’Inde en matière d’ODI sont Maurice, Singapour, le Japon, les États-Unis, les Émirats arabes unis, les Pays-Bas, l’Allemagne, Chypre et la France.

Dans un document de recherche datant de juillet dernier, l’Export-Import Bank of India (EXIM Bank) explique que les mesures politiques entreprises pour enlever les obstacles et apporter un appui généralisé, en matière de finances et de technologies, aux entreprises ayant de faibles capacités d’investissement peuvent améliorer leur compétitivité, de même que les revenus de leurs exportations et leurs ventes.

Selon les chiffres, l’Inde a reçu $ 6,8 milliards (environ Rs 226,4 milliards) d’ODI en 2014-15, $ 10 milliards (Rs 334 milliards) en 2015-16 et presque 40 % de plus en 2016-17, soit $ 14,8 milliards (environ Rs 492,8 milliards).