[Vidéo] Pravind Jugnauth sur la démolition des tentes : «Il est malheureux que certains pensent que Grand-Bassin est un endroit acquis»

Par Nasif Joomratty O commentaire

Le Premier ministre a commenté ce vendredi soir 9 février la polémique autour de la démolition des trois tentes érigées par la Mangal Mahadev Shakti Swaroopa Association, présidée par Anil Bachoo, à Grand-Bassin, dans le cadre de la fête Maha Shivratree.

Interrogé par la presse sur cette polémique à Grand-Bassin où il s'était rendu à l'invitation du Hindu Maha Sabha Kashi Vishwanath Temple, Pravind Jugnauth a affirmé que n'importe quelle association ou personne souhaitant organiser des activités dans le cadre du Maha Shivratree à Grand-Bassin doit au préalable demander la permission à la Task Force mise sur pied en marge de cette fête religieuse. 

«Ce n'est pas uniquement sous mon gouvernement qu'il faut au préalable demander la permission à la Task Force. Cela a toujours été le cas sous les anciens ministres qui ont présidé cette Task Force. Nous réalisons tous ce que Grand-Bassin serait devenu si n'importe quelle personne voulait y organiser des activités. Il est malheureux que certaines personnes pensent que Grand-Bassin est un endroit acquis où elles peuvent faire ce qu'elles veulent», a lancé Pravind Jugnauth.

Le chef du gouvernement soutient qu'il n'y a aucune raison de refuser aux gens, «peu inport ki zot ete», la permission d'organiser des activités à Grand-Bassin si elles respectent les procédures. Mais il estime «dommage qu'il y a des gens qui ne respectent pas les procédures». 

Pravind Jugnauth affirme toutefois qu'il ne veut pas polémiquer car le plus important est de veiller au bien-être des pèlerins :  «Nou oule tou passe bien pou bann pelerin. » 

La police avait commencé dans la matinée à démonter les tentes de la Mangal Mahadev Shakti Swaroopa Association, présidée par l’ancien ministre travailliste Anil Bachoo. Jusqu’à ce que le secrétaire de la Task Force, Vidianand Lutchmeeparsad, annonce qu’elles ne seraient finalement pas démolies « parce que les prières ont déjà commencé ».