Parricide : 300 heures de travaux communautaires aux deux fils

Par Ledweena Ramasawmy-Mohun O commentaire
Cour intermediare

Accusés d’avoir mortellement agressé leur père, le 8 août 2010, deux frères, Vikash et Rishi Joypaul,  ont chacun écopé de 300 heures de travaux d’intérêt général. Sentence infligée par la magistrate Ida Dookhy-Rambarrun siégeant à la cour intermédiaire.

Initialement, les deux accusés, Vikash et Rishi Joypaul, avaient été condamnés à deux ans de prison, le 5 décembre 2017. Leur peine de prison avait été suspendue pour établir s’ils pourront, à la place, effectuer des travaux communautaires. Le rapport social leur étant favorable, la cour a commué, le mardi le 30 janvier, leur peine en 300 heures de travaux communautaires qu’ils vont effectuer au poste de police de Belle-Mare.

Vikash Joypaul, âgé d’une trentaine d’années et son frère Rishi Joypaul, 29 ans, répondaient chacun d’une accusation de coups et blessures, ayant causé mort d’homme sans intention de tuer. Ils étaient accusés d’avoir mortellement agressé leur père Askurun Joypaul, 64 ans. Ce dernier est décédé le 10 août 2010, deux jours après l’agression. Le drame avait eu lieu au domicile de leurs parents, à Belle-Mare. Le rapport d’autopsie avait attribué le décès du père à une perforation des intestins.

À l’issue de leur procès, les deux fils avaient plaidé coupables. Ils étaient défendus par Me Chetan Baboolall. La poursuite était représentée par Me Yusra Nathire-Beebeejaun.

« Ils défendaient leur mère »

À l’énoncé de la sentence, la magistrate Ida Dookhy-Rambarrun a fait état que les deux jeunes n’avaient pas l’intention de tuer leur père. La cour a noté qu’ils ne faisaient que défendre leur mère qui était le souffre-douleur de leur père. Malgré le fait qu’il y ait eu mort d’homme, la cour a conclu que des travaux d’intérêt général peuvent être accordés aux deux frères. Dans leurs dépositions à la police, les deux frères ont expliqué leur acte. C’était en venant en aide à leur mère qu’ils ont eu une altercation avec leur père. Ce dernier agressait son épouse à coups d’harpon. 

Dans leurs dépositions en cour, les deux frères ont maintenu avoir agi sous la colère. Ils avancent qu’ils n’ont pas digéré que leur père s’en prenne à leur mère. D’autant plus qu’il était sous l’influence de l’alcool. Ils ont présenté leurs excuses à la cour et disent sincèrement regretter leurs actes. Leur mère, Anita, avait également été appelée à la barre. Elle a soutenu que ses fils avaient agi ainsi parce qu’ils voulaient la défendre de son mari qui la battait.