Partielle : les candidats envisagent de se débarrasser des oriflammes

Par Ronnie Antoine O commentaire
Partielle

Le pays est-il en passe de vivre sa première élection sans banderoles, ni oriflammes ? En tout cas, au cours d’une réunion de communication au bureau de la commission électorale, mercredi, certains candidats des principaux partis politiques ont déclaré qu’ils n’étaient pas opposés à l’idée d’une campagne sans banderoles et oriflammes.

Arvin Boolell, candidat du Parti travailliste (PTr), a même suggéré qu’un accord soit signé par tous les candidats « pour ne pas risquer de se faire avoir par un candidat qui déciderait de ne pas respecter la consigne ». « Puisqu’il y a convergence pour dire qu’il faut faire les élections autrement, au moins au niveau de la logistique, pour enlever les banderoles, les panneaux d’affichage et les oriflammes, hormis bien sûr les affiches, il faut signer un ‘bond’ pour que ce ne soit plus volontaire, mais ‘binding’ », a-t-il déclaré à la presse à l’issue de la réunion.

Ajay Gunness, ‘Campaign Manager’ du MMM, a indiqué qu’il fallait toutefois que quelqu’un se décide à faire le premier pas. « S’il faut enlever tous les oriflammes et banderoles et que tout le monde prenne l’engagement, nous ne sommes pas contre, mais nous allons voir qui va commencer par enlever les siens en premier. » Lors de la réunion, Ajay Gunness a demandé à la Commission électorale de faire une requête auprès du ministère des Infrastructures publiques pour que des panneaux temporaires additionnels soient ajoutés pour les affiches.

Aurore Perraud, du PMSD, a fait un appel lors de cette réunion pour que la campagne se déroule dans le calme et que la sécurité des citadins soit assurée. « J’aurais aimé que les candidats puissent vivre en paix, qu’il n’y ait pas d’intimidation entre agents ou candidats. Je fais un appel spécial à la police, parce que nous avons noté qu’il y a eu plusieurs clashs jusqu’à présent, » a-t-elle fait valoir.

Irfan Rahman, commissaire électoral, a expliqué que le but de la réunion était de permettre aux candidats de donner leurs impressions sur le déroulement de la campagne et de faire des suggestions sur les moyens d’améliorer les choses. Le commissaire de police, Mario Nobin, était également présent et a remis aux candidats des pamphlets expliquant les délits qu’ils pouvaient commettre concernant les banderoles et les haut-parleurs.