Pension alimentaire impayée : un père de famille recherché par la police

Par Reshad Toorab O commentaire
Pension

Nisha (prénom fictif), 26 ans, est divorcée et mère de deux enfants âgés de 7 et 5 ans. Son ex-époux ne lui donne aucune pension. Elle a porté plainte à la police.

« Un jugement daté de novembre 2015 a ordonné à mon ex-époux de verser une pension alimentaire de Rs 15 000 pour ses deux enfants », nous confie Nisha, habitante de Plaine-Magnien. « Il n’a jamais respecté cet ordre. Puis, en janvier 2016, il a tenté de faire appel de ce jugement.

En attendant, je n’ai pas touché un seul sou de cette pension qu’il doit verser à ses enfants. Je dois me débrouiller comme je le peux pour subvenir à leurs besoins au quotidien. Ce n’est pas facile avec les Rs 3 500 mensuelles d’allocations sociales. C’est bien insuffisant, d’autant plus que je ne travaille pas. Depuis mon divorce, je vis chez mes parents. Mon père est âgé de 67 ans, et travaille comme chauffeur à temps partiel. Quand j’ai pris un emploi, mes allocations sociales ont été coupées, ce qui est normal. J’ai cessé de travailler depuis que je suis tombée malade. Difficile dans ces conditions de joindre les deux bouts et d’envoyer les enfants à l’école », explique la jeune mère.

Le 8 mars 2017, l’ex-époux a été débouté en appel et a été sommé de régler la pension alimentaire due de novembre 2015 à ce jour. « Sur 18 mois, cela fait un montant de Rs 270 000. Malgré ce jugement en notre faveur, il n’a toujours rien payé. Mon ex-époux est propriétaire de bus et de camions. J’ai aussi des preuves selon lesquelles il a transféré des biens au nom d’un proche, après notre divorce, pour faire croire à la justice qu’il n’a pas les moyens de me verser une pension alimentaire », déplore Nisha.

C’est avec le soutien de la Family Support Division du ministère de l’Égalité des genres que Nisha a porté plainte. L’ex-époux est recherché par la police sous une charge de ‘breach of court order’.

Notre rédaction a  interrogé Me Bala Mukan sur cette affaire. L’avocat précise que si l’ex-époux refuse de verser la pension alimentaire, la police l’arrêtera et il risque d’écoper d’une peine de prison.