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Tuesday, 25 December 2012 11:33

Port-Louis, ville-dépotoir Featured

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Après les fêtes  il faut un bon  nettoyage. Après les fêtes il faut un bon nettoyage.
Ça y est ! Les rues de la capitale sont de nouveau congestionnées. La frénésie des achats de fin d’année y va bon train. Outre la foule, bienvenue également à la saleté.
Boîtes, cartons et sachets de toutes sortes envahissent les rues, les trottoirs et les commerces. Les locaux commerciaux ne sont pas épargnés ! Le public, qui contribue à cette dégradation s’en émeut, le lord-maire Aslam Adam Hossenally annonce des mesures…

Boîtes, sachets en papier et en plastique, divers produits endommagés et éparpillés de tous côtés, emballages, feuilles, fruits de saison pourris, cadavres et plumes de poulet ! Que ne trouve-t-on pas dans les rues de notre capitale ? À qui la faute ? Si le grand public blâme les commerçants de Port-Louis, ces derniers se défendent.

Du côté du Marché central de Port-Louis, Issoop Soobedur, président de la Market Traders Association, rejette le blâme sur les marchands de rue. « Nous payons dûment des taxes à la municipalité de Port-Louis pour faire ramasser nos ordures.

Chaque négligence est sanctionnée. Les plus gros pollueurs de la cité demeurent les marchands de rue. Ils s’installent où bon leur semble et abandonnent tous leurs déchets, une fois leurs affaires complétées. Ces personnes qui se déplacent enlaidissent peu à peu toutes les rues de la capitale. En fin de journée, il faut voir le triste spectacle de ces artères souillées. C’est déplorable. La municipalité doit également assumer ses responsabilités. Elle devrait prévoir plus d’inspecteurs, d’employés pour contrôler ces squatters des rues », affirme-t-il.

Raj Appadu, président du Front commun des Commerçants de l’île Maurice, se montre encore plus radical. « Le ministre de l’Environnement ne voit-il pas ces marchands de rue et ces saisonniers qui transforment notre capitale en véritable dépotoir ? N’y a-t-il pas des lois pour sanctionner ces personnes ? « To Gt to TaC : c’est un beau slogan, mais où sont les mesures, les sanctions ? Les autorités, y compris le Premier ministre et le leader de l’Opposition, devraient prendre des mesures draconiennes», suggère-t-il.


« Ce sont les contribuables, ceux qui paient les taxes qui font les frais de cette situation, ce comportement de je-m’en-foutisme. Les commerçants en souffrent économiquement, car maintenant, leurs employés refusent d’effectuer des nettoyages supplémentaires des locaux en raison de ces déchets jetés dans tous les coins, y compris devant les commerces patentés. Peut-être faudrait-il que les commerçants travaillent aussi sur les trottoirs, devant les vitrines pour empêcher que les marchands de rues ne les envahissent ?"

Hydar Ryman, président du Street Vendor’s Association (SVA) se défend de ces accusations. «Depuis plusieurs années, nos membres ont pris l’habitude d’entasser leurs déchets, chaque après-midi, pour faciliter la tâche des éboueurs. Cette dégradation est causée par les saisonniers. Nous constatons, de plus, qu’il n’y a pas suffisamment d’éboueurs et que le ramassage des ordures est erratique : parfois, il intervient après trois jours…» affirme-t-il.

Lorsque nous lui rappelons que la mairie n’a pas encore donné aux marchands ambulants le feu vert pour opérer dans les rues de la capitale, Hydar Ryman rétorque : «La SVA a soumis une requête spéciale pour les fêtes de fin d’année. La mairie ne nous a pas répondu. Mais vu qu’il n’y a pas eu l’expression d’une opposition, nous estimons que les autorités ont choisi d’agir humainement. Nul ne peut en vouloir à un père de famille, qui est au chômage  au chômage depuis trois mois, de chercher de quoi nourrir ses enfants. Les personnes qui opèrent dans l’illégalité, ce sont les saisonniers… »

Bennes à ordures et caméras
«J’ai personnellement inspecté les rues de la capitale, assure le nouveau lord-maire Aslam Adam Hossenally. Non seulement elles sont sales, elles puent également. Au marché central, la situation est pire. Les deux bennes à ordures qui y sont placées doivent être impérativement enlevées », ajoute le premier magistrat de la cité.

«Je voudrais bien placer plus d’effectifs dans les rues, mais le déficit du budget municipal atteint les Rs 63 millions. Nous étudions plusieurs options. Le problème des marchands ambulants sera résolu de concert avec le comité interministériel. Le tirage au sort pour les étals se fera le 27 décembre. Et du 23 décembre 2012 au 1er janvier 2013, plus aucun éboueur n’opérera dans les rues de la capitale »ajoute-t-il.

Une situation que le lord-maire déplore vivement. « Ce mode d’opération est complètement dépassé (‘outdated’). Il nous faudrait une enveloppe de Rs 100 millions pour acquérir 9 camions de 3,5 tonnes et affecter entre 5 et 7 éboueurs par camion. Il nous faudrait aussi des poubelles à tri sélectif d’ordures. Je lancerai une campagne de nettoyage massive en mai prochain. Je vous promets que le 1er juillet, la Cité respirera la propreté. Nous sanctionnerons plus sévèrement les pollueurs et nous utiliserons des caméras de surveillance pour les contrôler», affirme Aslam Hossenally.


Toilettes publiques – Il n’y en a pas assez…
Le public se plaint du manque de toilettes ou plutôt de l’absence de toilettes propres dans la capitale. Shweta, mère de famille, n’en peut plus : « À plusieurs reprises, j’ai dû me rendre dans un restaurant, acheter une boisson gazeuse pour avoir le droit d’emmener mon fils aux toilettes. L’hygiène dans les rares lieux d’aisance de la ville fait vomir. »

Le cas de cette dame n’est pas isolé. « N’est-il pas temps d’introduire des toilettes payantes pour pouvoir en garantir la propreté ? »

Le lord-maire Aslam Adam Hossenally annonce les mesures. « Les toilettes des gares du Nord et de Victoria, celles du Jardin de la Compagnie seront nettoyées et rénovées. Nous sommes aussi à la recherche d’espace pour installer de nouveaux lieux d’aisance publics et payants ».

Et de rappeler que le Ruisseau du Pouce est essentiellement occupé par des restaurateurs qui vendent leurs produits à des prix compétitifs. Des centaines d’employés viennent s’y restaurer à midi, sauf que ce lieu ne dispose pas de toilettes! Les deux seules disponibles se trouvent dans le Jardin de la Compagnie et sont dans un état pitoyable. En raison de l’absence d’eau, l’odeur nauséabonde qui s’en dégage fait fuir les plus courageux.

Les hommes - et certaines femmes - choisissent alors de se soulager sous les arbres ou contre le mur des toilettes. Les mamans font uriner leurs enfants ‘dans un petit coin ‘ à l’abri des regards. « S’il y avait plus de lieux d’aisance, ce serait mieux pour les affaires », confie un commerçant. « D’ailleurs, beaucoup de clients se posent des questions sur l’hygiène et la sécurité alimentaire chez ces restaurateurs », témoigne un habitué des lieux. Le lord-maire veut rassurer le public : « Nous avons aussi le projet de clôturer la partie ‘Food Court’ du Ruisseau du Pouce ».




Javed Sobah

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