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Monday, 12 November 2012 11:34

Ambiance élections villageoises – Goodlands : Quand modernité et tradition se marient… Featured

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Construction et morcellement d’un côté et culture de canne à sucre de l’autre. En pénétrant dans le village de Goodlands, c’est un tout autre univers que l’on découvre. Les aînés tentent de garder un peu de tradition, vite rattrapée par la modernité. Les habitants qu’on y a rencontrés ne parlent, cependant, pas encore d’élection…
Les rues fraîchement goudronnées trans­pirent les élections villageoises. Les nids-de-poule n’y sont plus ! Avant qu’on n’arrive, le travail a déjà été fait. Le coup d’œil floral ne laisse personne dupe. Les flamboyants commencent déjà à se revêtir de leurs robes rouges, annonçant les festivités de fin d’année.

En tout cas, Divali a déjà pris place chez divers commerçants. Midi, les magasins défilent sur les routes de Goodlands. Il y en a pour tous les goûts. Des saris aux jeans en passant par les électroménagers, en termes de variétés et de choix de produits, Goodlands ne peut se plaindre.

Direction : la foire aux vêtements, il paraît que l’am­biance est bonne. Les sachets d’emballage pour les gâteaux de Divali, des lampes de terre, des guirlandes électriques volent la vedette aux autres produits. « J’achète mes sachets de gâteaux, ils ne sont pas chers », dit une femme âgée. Grouillée de monde, cette foire est, selon un habitué de la localité, la « plus populaire de la région. » Gassen Vencatasamy, 64 ans, est né et a grandi à Goodlands. « Cela fait 34 ans que j’y vends du ‘glaçon râpé ’. J’ai marié mes enfants et j’ai fait beaucoup de progrès avec ce métier. J’ai tou­jours opéré à Goodlands et il y a eu pas mal de chan­gements dans ce village », soutient le marchand. Mais son souhait c’est de voir le marché en meilleur état.

« Depuis le temps que ce marché existe, il n’y a pas eu d’amélioration ici. Et les chemins ne sont pas toujours praticables », déplore-t-il. Si Gassen a pu élever ses enfants avec du glaçon râpé, Oomavadee Renghen, elle, s’adonne  à la préparation de ‘masala’ en poudre. La retraitée explique que désormais, les gens n’ont plus le temps d’utiliser la méthode traditionnelle pour préparer la nourriture.

« J’essaie de ramener dans la cuisine de mes clients, un peu de saveurs typiques. Je prépare mon masala, je le sèche et je le mets en petits sachets pour le vendre aux gens de la localité.» Celle qui a pris naissance dans ce village du Nord a la nostalgie de ses souvenirs d’antan. « Tout a changé même les habitants et la mentalité, mais que faire, je dois m’adapter… ! »

S’adapter à ce village-ville et espérer que les choses iront pour le mieux. Oomavadee ne reproche pas grand-chose sinon le dispensaire. « Ava croire enn cazot poule ça dispensaire là ! Pou enn grand village comme ça, banla ti bisin refaire ca dispensaire la », s’indigne la sexagénaire. Une cliente vient prendre son sachet de masala déjà commandé et Oomavadee aura oublié notre présence…

Se frayer un passage dans cette foule est un vrai parcours du combattant. Des adolescentes négocient le prix d’un churidar avec le marchand, quelques femmes en sari choisissent leurs ustensiles de cuisine chez un ferblantier. On a croisé également une dizaine de touristes, la plupart ayant un accent français, et quelques autres rares anglophones. À Goodlands, le bhojpuri apporte un peu de chaleur à ces couleurs. « Namaste, kaise ba ? », peut-on entendre à chaque coin de rue.

Discrétion et réserve
Un réparateur de moto dans un angle de rues raconte ses journées et dévie toute conversation portant sur les élections villageoises. « Si je ne travaille pas, personne ne me donnera de l’argent pour nourrir ma famille », dit le quadragénaire en vidant l’essence d’une moto. Pas la peine d’insister, la marche nous mènera dans un centre commercial où les magasins semblent faire de bonnes affaires… puis finalement un petit coup d’œil au dispensaire reflète les paroles de la vendeuse de masala. Le terrain de volley-ball qui se trouve dans la même cour sert de parking.

Un dernier tour en voiture dans les rues de Good­lands, mis à part quelques fidèles sortant de la mos­quée après la prière du vendredi, il n’y a pas grand monde. Il semblerait que les habitants ne sont pas là. Même les portes du président du village sont fermées. A la hauteur de ‘plateau’, on verra un atelier de soudure, et à sa sortie un cordonnier donne un dernier coup d’aiguille à une chaussure...

Pas le temps d’aller jeter un œil au temple ou à la fabrique de maquettes de bateau. Il faut filer. Et les employés filent aussi pour reprendre le travail après la-pause déjeuner. Certains moins pressés que d’autres. Goodlands s’est avéré être plus une ville qu’un village, qui vit pleinement et qui a su garder une partie de son authenticité…



Ursula Lareine

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