L’affaire Nandanee Soornack : SAJ : « Le public a le droit de savoir d’où vient sa fortune »
Sir Anerood Jugnauth est catégorique : « Il est normal qu’une enquête soit initiée sur l’enrichissement rapide de Nandanee Soornack, quand nous voyons à quel point elle est devenue riche aux dépens des autres. Alors qu’il y a des gens qui triment et que d’autres font faillite, cette dame est devenue milliardaire. La population n’est pas aveugle et a le droit de savoir d’où vient sa fortune. »
Le leader du remake 2000 s’élève contre le fait qu’un ordre intérimaire en faveur de l’activiste travailliste a été émis aussi rapidement, alors que le 31 décembre, selon lui, il n’y avait aucun juge pour ceux qui voulaient présenter des pétitions électorales : « Nandanee Soornack n’est pas une star, mais une activiste politique. C’est le commun des mortels, pas une shining star. Pourquoi autant de considérations ? »
Pour Paul Bérenger, c’est un fait que Nandanee Soornack est « dans les rangs » pour décrocher un contrat relatif au commerce hors taxes : « Il y a un fort lobby pour son entreprise... »
Ordre intérimaire : Bérenger : « Que le juge Domah me fasse arrêter »
Le leader du MMM persiste et signe : « Les termes généraux et ambigus utilisés dans le ruling démontrent que c’est un Gagging Order, avec pour résultat que la presse ne savait plus que faire ou ne pas faire. C’est le titre que mérite cet ordre. Que le juge Domah me fasse arrêter, ainsi que SAJ et la presse, pour avoir dit que c’est un Gagging Order. » Pour Paul Bérenger, le ruling du juge Domah, c’est du « délire » : « Il porte de graves accusations contre la presse ! » Il décrie le fait que le judiciaire n’a pas retenu le « sévère avertissement » du Privy Council dans l’affaire Robert Lesage : « Au lieu de retenir la leçon, il vient avec un Gagging order, dont les conditions et la vitesse avec laquelle il est entré en vigueur nous interpellent tous. »
Le leader de l’opposition exprime ensuite son souhait que cette affaire arrive jusqu’au Privy Council : « Tout changement à la Constitution, qui aurait trait au judiciaire, au Privy Council et à l’âge de retraite des juges, requièrent une majorité de trois-quarts à l’Assemblée pour être voté. Nous serons là ! » Et de réitérer son soutien à la presse : « Je ne trouve rien dans l’affidavit de Nandanee Soornack qui justifie un Gagging Order. Je comprends que la presse ait craqué au début, mais il ne faut pas intérioriser la peur ».
Yogida Sawmynaden – Bérenger : « Le PM et le CP devront rendre des comptes »
Le leader mauve ne mâche pas ses mots : « Yogida Sawmynaden a été arrêté et accusé d’une charge bidon. On a saisi son portable et fouillé sa maison. Navin Ramgoolam a justifié tout cela à l’Assemblée nationale, alors qu’aujourd’hui le Directeur des poursuites publiques (DPP) avance qu’il n’y a aucune matière à poursuite. »
Pour Paul Bérenger, tout cela démontre que cette affaire a été « illegal all along » : « La liberté individuelle est le bien le plus précieux après la vie. Même trois policiers ont été victimes dans cette affaire. Le Premier ministre et le commissaire de police (CP) devront rendre des comptes concernant cette affaire et sur l’arrestation de Pravind Jugnauth, qui est tout aussi révoltante. » SAJ y va également de son commentaire : « J’espère que Yogida Sawmynaden poursuivra l’État pour tou sa bann dominer la, alors qu’il avait simplement pris une photo montrant un attroupement. » Et de s’insurger contre le fait que la police détient toujours le téléphone portable de Yogida Sawmynaden, alors que celui-ci est libre.
L’affaire MITD – SAJ : « Le Fact-Finding Committee est une farce »
Paul Bérenger et SAJ sont sur la même longueur d’onde. « Le pseudo Fact-Finding Committee pour enquêter sur les allégations de pédophile au MITD n’a aucune existence légale. Cette affaire est une police case. Cover-up il y a eu, cover-up il y a toujours ! » s’insurge le leader mauve. SAJ est du même avis : « Les ministres Sheila Bappoo et Vasant Bunwaree étaient au courant de cette affaire. Pravind Jugnauth n’a fait que souligner à quel point ils sont proches de l’enseignant (incriminé). Le Premier ministre se rend complice, en venant avec un Fact-Finding Committee qui n’est qu’une farce ! »
« La VoH est un danger »
Sir Anerood Jugnauth, à une question de la presse sur la Voice of Hindu (VoH), a sorti ses griffes : « Je n’ai jamais toléré la VoH, un danger pour le pays.». Pour Bérenger, le fait que cette affaire a pris une « dimension communale est méprisable ».
SAJ : « La vie privée du PM se limite à sa maison»
Pour sir Anerood Jugnauth, la vie privée d’un Premier ministre commence et s’arrête dans sa maison, avec son épouse et sa famille : « Dès qu’il sort, toutes ses activités sont d’ordre public. » Dans plusieurs pays, selon lui, des Premiers ministres et des ministres ont démissionné « pour moins que ce que fait Navin Ramgoolam en ce moment ».
« Enfer » et « dictature »
« En ce début d’année, notre pays passe par des moments délicats, mais dangereux. Je suis en colère quand je vois ce qui arrive au pays et par la façon de faire de Navin Ramgoolam. Nous évoluons vers un État policier. La situation devient dangereuse. Enough is enough! » fulmine Paul Bérenger. Une colère « partagée » par SAJ, qui soutient que le pays est en train de « devenir un enfer ».
Le leader du remake 2000 se dit « inquiet » pour l’avenir du pays qui, selon lui, « se dirige vers la dictature » : « Les chefs d’accusation sont devenus un instrument politique dangereux qu’on utilise sous le dictat du Premier ministre. » Et d’ajouter : « Navin Ramgoolam fait une grave erreur en attendant 2015 pour organiser des législatives.
Je lui conseille de venir au plus vite avec ces élections. En 2015, c’est un 60-0 qui l’attend. J’espère que Ramgoolam reviendra à la raison. » Paul Bérenger « attend impatiemment » le début des travaux parlementaires. L’opposition compte remettre plusieurs affaires sur le tapis. « Ramgoolam ne perd rien pour attendre. Il doit être conscient que la population, y compris les travaillistes, est dégoûtée », lâche-t-il.
20 May 2013

Sunday, 13 January 2013 09:42
Ruling du juge Domah – Bérenger : « C’est du délire » Featured
Sir Anerood Jugnauth et Paul Bérenger ont animé un point de presse samedi où il a été question de l’affaire Nandanee Soornack ou encore de l’arrestation de Yogida Sawmynaden. Ils n’ont pas été tendres dans leurs commentaires. Extraits.
Read 2120 times
Published in Politique
Christina Vilbrin
Email This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.Latest from Christina Vilbrin
- SAJ : « Si j’étais PM, plusieurs ministres ne seraient plus là »
- SAJ : « Si j’étais PM, Varma, Bunwaree, Bachoo, Martin et Aimée ne seraient plus ministres »
- Hausse entre Rs 2 et Rs 20 – Lait : Pourquoi les prix grimpent
- Le profil des 48 300 chômeurs recensés dans le pays
- Cyril Vadamootoo (ancien directeur du Tourisme) : « Notre industrie touristique dort sur ses lauriers »
WEBTV | Latest Video
Agée de 70 ans, elle habite une maison qui risque de s’effondrer – Who cares ?
Nous sommes à Vallée des Prêtres. La rue grouille de gens. La région est[…]Non-publication du rapport Manraj . Rashid Imrith démarre une grève de la faim
Le président de la Fédération des syndicats de la fonction publique a démarré depuis[…]








