Pour refus allégué de relations sexuelles : une femme agressée et menacée de mort par son mari

Par Ellvina Nallan O commentaire

Une jeune mère de famille de 21 ans, habitant la région sud de l'île, a été violemment agressée par son époux dans la matinée du vendredi 22 décembre. Cela après qu'elle lui a refusé d'avoir des relations sexuelles. Le mari, 28 ans, arrêté, nie en bloc les allégations.

Nisha (prénom modifié) dit être victime de violences conjugales. Cette jeune mère, dont l'enfant est âgé de presque deux ans, allègue qu'elle est une femme battue. « Après un mois de mariage, mon époux a commencé à m'agresser. Il sortait les soirs et consommait des boissons alcoolisées. Quand je le réprimande, il m'agresse », explique Nisha au Défi-Plus.

 Elle raconte que, dans la matinée du vendredi 22 décembre, son époux, que nous prénommerons Sanjeev, lui a proposé d'avoir des relations sexuelles. Elle a refusé. « Vu que je devais partir au travail, je n'avais pas de temps et je lui ai fait comprendre cela. Sanjeev m'a alors agressée sur plusieurs parties de mon corps et m'a menacée de me tuer. Linn dir mwa si mo al la polis, plis ki de semen mo pas pou viv, li pou fer touye moi ek li pou fer zet lasid lor mo figir », confie Nisha. Craignant pour sa sécurité, elle a abandonné le toit conjugal pour aller vivre chez ses parents.

Son époux a été arrêté par la police de Rose-Belle le même jour et placé en détention. Le lendemain, avant de comparaître devant la Bail and Remand Court, Sanjeev a été interrogé par la police et il a nié en bloc les allégations portées contre lui. Il a été provisoirement inculpé de violence domestique et a retrouvé la liberté conditionnelle contre une caution de Rs 5 000. Il a été présenté devant le tribunal de Mahébourg mardi dernier.

Contacté, l'époux explique que sa femme Nisha fait des allégations et qu'elle voulait le quitter. « Nisha pe fer ban allegations acoz li anvi kit moi pou li gagn alimony (pension que donne un époux à sa femme en cas de divorce). Nisha m'a trompé à plusieurs reprises. En 2015, elle m'a quitté pour aller vivre avec son amant et, après une semaine, elle est rentrée. Je lui ai pardonné car je l'aime. Et, vendredi, ce n'est pas à cause des rapports sexuels que nous nous sommes disputés. Elle passait son temps au téléphone. Je ne l'ai jamais agressée », explique Sanjeev. Nisha, de son côté, réfute les allégations de son mari.

L'enquête, menée par le sergent Runglall, est placée sous la supervision de l'inspecteur Mohesh.