Le directeur de l’hebdomadaire, qui avait publié les clichés du cadavre de Michaela Harte, doit comparaître, ce jeudi, en Cour de Port-Louis où une accusation provisoire de « outrage against public and religious morality » sera logée contre lui.
Me Akil Bissessur, l’homme de loi du directeur du Sunday Times, estime que l’arrestation de son client n’a pas sa raison d'être. « L’accusation d’outrage ne vaut même pas une arrestation. J’ai demandé plusieurs fois aux policiers de consigner la déposition de mon client avant la fermeture des caisses du tribunal. Il aurait pu alors s’acquitter d’une caution. Ils ont prolongé son interrogatoire pour qu’il ne puisse pas se rendre en Cour le jour même. Il a été arrêté, et maintenu en détention simplement pour faire plaisir à la presse irlandaise. It only happens in Mauritius », lâche-t-il.
Imraan Hosany n’en a pas fini avec les autorités. Car, en sus d’avoir été placé en détention, il s’était rendu en Cour un peu plus tôt. Cela dans le sillage du cas d’agression dont il est accusé. Le photographe irlandais, Joseph Francis Dunne, travaillant pour le Irish Daily Mail, l’accuse de s’en être pris à lui alors qu’il voulait prendre des photos et avoir une déclaration d’Imraan Hosany. Dans les deux cas, le patron du Sunday Times est défendu par Me Akil Bissessur. « Mon client a plaidé non coupable dans cette affaire », dit-il.
Toute cette affaire a débuté dimanche. Le Sunday Times est devenu, depuis, le journal que tous lecteurs s'arrachent. Imraan Hosany avait publié des clichés de Michaela Harte peu après son assassinat. Les clichés sont en noir et blanc et deux montrent l'Irlandaise hors de la baignoire et, deux autres, le cou de la victime en gros plan, montrant clairement des égratignures.
Suite à la publication de ces clichés, Me Dick Ng Sui Wa, avocat de John McAreavey, époux de la victime, avait écrit une lettre au Commissaire de Police l’informant de la gravité de ces publications qui portaient préjudice à la famille de Michaela Harte. Mardi, Imraan Hosany avait présenté ses excuses.
« On veut utiliser mon client comme bouc émissaire suite à l’affaire Michaela Harte. Si les clichés avaient été ceux d’une autre personne, cette affaire ne serait pas allée aussi loin. Les autorités veulent trouver un responsable, à défaut d’avoir mis la main sur le vrai coupable qui court toujours », a fait ressortir Me Akil Bissessur.
21 May 2013

Thursday, 19 July 2012 11:58
L'avocat d'Imraan Hosany : «It only happens in Mauritius» Featured
Imraan Hosany, directeur du Sunday Times, arrêté par le CCID, mercredi, a passé la nuit en détention à Alcatraz.
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Published in Procès Harte
Kendy Antoine
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