C’est vers midi qu’Imraan Hosany a été emmené en Cour correctionnelle. Vers 14 heures, le directeur du Sunday Times attendait toujours de comparaître devant un magistrat. Selon son avocat, Me Akil Bissessur, les enquêteurs du CCID étaient attendus en Cour pour faire connaître leur position par rapport à une éventuelle remise en liberté sous caution du prévenu.
Puis Imraan Hosany a été pris d’un malaise et ses proches qui l’accompagnaient ont été pris de panique à la vue de leur proche, perdant conscience. Imraan Hosany a été allongé sur le banc de la Cour. Les policiers affectés au tribunal devaient demander au public - curieux de voir ce qui se passait à l’intérieur - d’évacuer les lieux en attendant l’arrivée des secours. Imraan Hosany a été soulevé et porté sur des épaules dans une voiture pour être conduit à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo, où il a été admis à l’unité des soins intensifs. Le patron de l’hebdomadaire, qui souffre de complications cardiaques, devait être provisoirement inculpé d’outrage à la moralité publique et religieuse – un délit passible d’une peine maximale d’un an de prison en cas de verdict de culpabilité.
Le directeur du Sunday Times a été arrêté mercredi. Il a passé la nuit au centre de détention d’Alcatraz aux Casernes centrales. L’arrestation d’Imraan Hosany fait suite à l’ouverture d’une enquête policière sur la publication des photos controversées du cadavre de Michaela Harte Mc Areavey sur la scène du crime de l’hôtel Legends (rebaptisé Lux*). La touriste irlandaise de 28 ans avait été retrouvée morte dans la chambre qu’elle occupait le 10 janvier 2011. L’autopsie avait conclu qu’elle avait été étranglée à mains nues. Sunday Times a publié dans son édition du 15 juillet une douzaine de clichés montrant la scène du crime, le cadavre de la victime et les blessures qu’elle portait au cou.
Réaction
Me Akil Bissessur : « Cela montre l’incapacité de la police mauricienne à réagir »
Sollicité pour une réaction après les événements, Me Akil Bissessur, l’avocat d’Imran Hosany, a déclaré : « Mon client est cardiaque, il s’est plaint le matin de son état de santé puisqu’il souffre d’hypertension. Il n’a pu prendre ses medicaments, les policiers ne lui ont pas remis les médicaments que ses proches ont apportés. À 14 h 25, les enquêteurs n’étaient toujours pas en Cour alors qu’avocat et suspect étaient présents. Même la magistrate a attendu pendant deux heures. On ne savait toujours pas si la police allait ou non objecter à sa remise en liberté sous caution. Et ce n’est pas faute d’avoir demandé. Cela montre l’incapacité de la police mauricienne à réagir ».
Mise à jour : le directeur de Sunday Times libéré sous caution
Imraan Hosany retrouve les siens. Le directeur de l’hebdomadaire Sunday Times a été libéré sous caution ce vendredi 20 juillet.
Imraan Hosany a fourni une caution de Rs 25 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 125 000 au tribunal de Port-Louis où il a été provisoirement inculpé d’outrage à la moralité publique et religieuse – un délit passible d’une peine maximale d’un an de prison.








