Sahab Resto-Grill : le fruit du dur labeur de Nizam

Par Mario Boutia O commentaire
Mohamed Nizam Sahab

Le rêve de Mohamed Nizam Sahab s’est réalisé le 17 octobre 2016, quand il a ouvert le Sahab Parasol Resto-Grill à Chemin-Grenier.  Une adresse sûre pour les amateurs de grillades, de pains Kebab, de rounders, de riz frit, de nouilles, de briani et de faratas, etc.

Il est midi. Les gens font la queue devant le restaurant. Si certains se contentent d’un pain Kebab pour le déjeuner, d’autres ont une nette préférence pour les mines, les grillades de poulet et d’autres plats. Nizam veille personnellement à ce que ses clients soient bien servis. « Notre clientèle est notre principal atout. Nous tenons beaucoup à ce qu’elle soit satisfaite de notre service », lance-t-il.

Nizam est un entrepreneur né. C’est grâce à l’argent récolté de la vente de faratas qu’il a pu monter son entreprise. Il garde en mémoire ses débuts comme marchand de faratas. « C’était en 1991. À l’époque, les marchands ne vendaient que des dholl puris. Je me suis dit pourquoi ne pas vendre des faratas », explique-t-il. C’est ainsi que, soutenu par son épouse, Bibi Ferial, il devient marchand de faratas.  On le distingue dans la localité par sa malle et surtout par son parasol.

Peu à peu, il se fait un nom dans la région. D’où son idée de proposer aussi à ses clients des pains avec du vindaye de poisson, du curry d’ourite et une salade de pommes de terre. Son commerce est florissant. Il se réveille à 4 heures du matin pour préparer ses divers produits et quitte la maison un peu avant 7 heures pour accueillir ses premiers clients.  À l’époque, il vendait un farata à Rs 8.

Avec ses économies, Nizam parvient à ouvrir, en 2000, son premier restaurant « dans un soubassement », fait-il ressortir. Son menu se compose alors de nouilles frites, de riz frit ainsi que de briani de poulet et d’agneau.

Esprit entrepreneurial

ParasolDoté d’un esprit entrepreneurial, Nizam ne peut se contenter d’un tel restaurant. Ce qu’il désire le plus c’est posséder un établissement digne de ce nom. C’est au bout de 16 ans que son projet se concrétisera, lorsque le propriétaire du bâtiment lui propose un autre emplacement avec pignon sur rue. Cette proposition lui permet enfin de quitter le soubassement.

Nizam investira une importante somme d’argent dans la décoration et le mobilier de son nouveau restaurant qui ouvrira ses portes le 17 octobre 2016 et qui porte le nom de Sahab Parasol Resto-Grill.  

Pourquoi un tel nom ? Parasol lui rappelle la lointaine époque où il vendait des faratas à l’abri d’un parasol. Soulignons qu’avant d’être marchand de faratas, Nizam a travaillé pendant un certain temps dans un restaurant et aussi comme receveur d’autobus. Il n’oubliera jamais cette période de sa vie.

Même s’il propose une variété de plats à ses clients, Nizam continue à vendre des faratas en souvenir de ses débuts dans le commerce. Il nous dira à plusieurs reprises que la vente des faratas lui a permis de posséder aujourd’hui ce restaurant.

Outre le farata végétarien qui coûte Rs 12, il propose aussi des faratas à Rs 25, avec du poulet, un chop-suey, du vindaye de poisson ou un curry d’ourite. « C’est un prix qui est accessible à tous », dit-il. Il ne vend pas de mets à base de bœuf, afin de donner la chance à ceux qui n’en consomment pas de fréquenter son restaurant.

Aujourd’hui, il emploie seize personnes comme cuisiniers et vendeurs. Malgré ce grand nombre d’employés, Nizam met aussi la main à la pâte quand il a du temps.  Il est aussi heureux de pouvoir compter sur l’aide de sa fille et de son gendre qui viennent l’épauler dans l’après-midi après le travail. Il peut également compter sur le soutien indéfectible de son épouse pour la bonne marche de son entreprise.

Il est fier que des personnes venant des quatre coins de l’île ainsi que des touristes de passage fréquentent son restaurant. Pour lui, la clé de son succès est d’offrir le meilleur service possible à ses clients.