Sorcellerie alléguée : il vole les sous-vêtements de sa voisine pour «fer travay»

Par Mélanie Valère Cicéron O commentaire
Sorcellerie

Cela se passe dans le quartier chic de Roches-Brunes. Et ce n’est pas la première fois que Rajenee (prénom fictif) porte plainte à la police contre son voisin. Elle allègue que ce dernier se livrerait à des actes de sorcellerie.

Pour soutenir ses dires, elle nous montre plusieurs vidéos qu’elle a enregistrées du voisin « en plein travail ». Sur la vidéo, on peut voir que cet individu se poste tous les jours en face de sa porte ou de sa fenêtre, avant d’entonner des incantations. « Il coupe des limons, casse des noix de coco et danse ! » Sa dernière frasque remonte au mois dernier. Il aurait été vu en train de voler des sous-vêtements de la voisine et les aurait utilisés sur le toit de sa maison. « Malheureusement, je n’ai pu le filmer ce jour-là » avance Rajenee.

Lasse de cette situation, la dame a une nouvelle fois porté plainte au poste de police de la localité. « Je me suis rendue à plusieurs reprises au poste de police. Mais chaque fois que j’y vais, je dois insister pour que je puisse porter plainte. Quand j’explique aux policiers la nature de mon problème, ils affirment que ‘cela ne concerne pas la police’ ou que ‘c’est un problème de voisinage’ et qu’ils ne peuvent intervenir ».

Rajenee avance qu’elle commence à avoir peur de cet individu : « Qu’on croie ou non dans la sorcellerie, ces agissements nous perturbent psychologiquement et nous effraient. C’est insupportable de se réveiller chaque matin et de voir quelqu’un faire tout ce cinéma ».

Selon la jeune femme, tout cela aurait commencé l’année dernière. « Il me faisait des avances et quand je lui ai parlé pour lui dire d’arrêter, il m’a balancé : ‘Mo pou fer travay lor to non’. Depuis il ne cesse de me harceler ».

Contacté, le voisin nie les allégations formulées à son égard. Il avance être « un guérisseur ». « C’est à cause de la position du soleil que je me mets à cet endroit ». Et quand est-il des sous-vêtements pris sur la corde de la voisine? « C’est un malentendu », dira-t-il.