Télécommunications : 20 agents d’un centre d’appels risquent de perdre leur emploi

Par Patrick Hilbert O commentaire

Une vingtaine de personnes travaillant pour le compte du centre d’appels ISL Outsourcing Ltd, à Eau-Coulée, sont dans une fâcheuse situation en cette fin d’année. Elles n’ont reçu ni salaire, ni boni. Elles courent aussi le risque de se retrouver sur le pavé. La direction leur avait promis qu’elles seraient payées le vendredi 29 décembre. C’est donc remplis d’espoir que les employés se sont rendus sur leur lieu de travail à la date convenue. Mais ils n’ont rien reçu, hormis une énième promesse selon laquelle le nécessaire serait fait pour qu’ils reçoivent leur dû d’ici le 8 janvier.

Un engagement qui, selon les principaux concernés, doit être pris avec des pincettes. Car il y a des signes qui écartent toute possibilité de rétablissement des affaires de la firme. « Nous avons compris que le loyer n’a pas été payé depuis plusieurs mois. Idem pour les fournisseurs d’accès Internet et d’autres prestataires de services. Cela fait quelques jours qu’il n’y a plus de connexion Internet. Nous ne pouvions d’ailleurs plus travailler », confie un des employés.

D’autres se montrent septiques quant à l’engagement pris par la direction : « Nous n’avons rien reçu par écrit. Ce n’est qu’un engagement verbal. La semaine dernière, la firme devait déjà nous payer. Mais elle avait repoussé le paiement à ce vendredi. Maintenant, elle le reporte encore une fois. »

La firme a démarré ses activités en 2013 dans une maison. Au fur et a mesure, les opérations ont grandi, jusqu’à ce que l’entreprise compte une centaine de travailleurs au début de l’année. Mais pour des raisons que les employés ne comprennent pas, les choses n’ont cessé de se dégrader.