TIC : la lente transition numérique des entreprises mauriciennes

Par Patrice Donzelot O commentaire
TIC

Statistics Mauritius note une faible évolution du numérique dans les entreprises. Elles sont encore nombreuses à ne pas avoir de sites Internet. Mais les professionnels estiment, eux, qu’il y a un engouement.

La transformation numérique des entreprises est relativement lente à Maurice, si l’on en croit les chiffres de Statistics Mauritius, publiés dans son dernier rapport sur les Technologies de l’information et de la communication (TIC), le mercredi 12 juillet. Bien que le taux de grandes entreprises qui aient accès à Internet soit élevé (97,3 %), il est en légère baisse par rapport à 2015 (97,7 %). Plus surprenant, en 2016, seules 57,5 % d’entre elles avaient des sites Internet et le taux de progression reste moyen, puisqu’en 2015 il était de 55,2 %. Même constat pour les commandes passées en ligne. En 2016, 44,8 % des grandes entreprises mauriciennes en ont reçu, contre 43 % en 2015. 43,2 % des grandes compagnies ont passé des commandes sur Internet en 2016, contre 40,5 % en 2015.

Pour Hemraj Bootun, Senior Manager d’Agileum qui propose des solutions informatiques pour les entreprises, ces chiffres ne reflètent pas l’engouement pour le numérique. « Je vois beaucoup de compagnies et d’organisations qui optent pour le numérique. C’est notamment le cas dans le privé. » Il explique cependant que les corps paraétatiques sont plus prudents car ils doivent considérer l’aspect juridique. « Les services proposés par les prestataires tels qu’Oracle et Microsoft sont de plus en plus tournés vers le cloud computing (dématérialisation informatique). Il y a un véritable engouement à Maurice pour la numérisation », estime Hemraj Bootun. Il poursuit : « Des entreprises font de plus en plus d’e-commerce ».

Le Senior Manager d’Agileum estime aussi que les petites et moyennes entreprises (PME) qui ont vu le jour récemment intègrent mieux le numérique que celles qui ont une dizaine d’années, par exemple. « Ces dernières sont plus réticentes au changement. Elles se disent que si ça marche ainsi, elles n’ont pas besoin de faire la transition numérique. Par contre, les nouvelles PME et notamment les startups, voient, dès le départ, les avantages du numérique », commente Hemraj Bootun.