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Université de Maurice : la candidature de Bahorun suscite la polémique

« De la méchanceté gratuite. » C’est ce que répond le principal concerné à ses détracteurs. Theeshan Bahorun, qui a déjà été nommé par le conseil des ministres en 2015 au poste de président du Board of Governors de l’Université de Technologie de Maurice (UTM), trouve « injustifiés et malhonnêtes » les commentaires qui fusent à son égard sur le campus universitaire de Réduit. Ils sont en effet plus d’un à afficher leur mécontentement dans les couloirs de l’université concernant la candidature du scientifique. Plusieurs d’entre eux mettent en avant les liens de parenté de Theeshan Bahorun avec un membre du gouvernement, ce qui, selon eux, fait de lui le favori pour accéder au poste de vice-chancelier.

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« Cette candidature ne fait pas de bien à l’image de l’institution qui a trop souvent été ternie par des ingérences politiques », fait valoir un chargé de cours. Au niveau de la direction, même si l’on dit être au courant des griefs autour de la candidature de Theeshan Bahorun, on fait comprendre que cet exercice d’appel à candidatures s’étend à toutes les personnes comptant de l’expérience dans l’enseignement supérieur. « Nous ne pouvons donc pas l’exclure », indique notre source.

Pouvoir

Interrogé sur sa proximité avec le pouvoir en place, Theeshan Bahorun soutient que cet argument ne tient pas la route. « J’ai par le passé été nommé à des postes à responsabilités sous d’autres gouvernements. J’avais par exemple été nommé à la présidence du National Research Council sous l’ancien gouvernement. Cela prouve que je suis un scientifique, un professionnel et non un politique », déclare-t-il.  « Je compte plusieurs années de service dans le secteur de l’enseignement supérieur et dans le domaine scientifique. J’ai aussi été reconnu comme meilleur scientifique africain par le gouvernement indien », ajoute-t-il.

Ce n’est pas la première fois qu’un exercice d’appel à candidatures pour le poste de vice-chancelier à l’UoM fait polémique. La présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, avait en 2014 contesté les méthodes de recrutement de l’institution et s’en était même remise à l’Equal Opportunities Commission au temps où elle était universitaire. Celle-ci avait évoqué des manquements dans le processus de sélection.

 

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