Viol allégué : un quinquagénaire disculpé en cour intermédiaire

Par Ledweena Ramasawmy-Mohun O commentaire

Accusé de viol, un quinquagénaire a été acquitté. La cour a conclu que la version de la plaignante était inconsistante, mettant ainsi en doute les faits allégués. L’entrepreneur avait, lui, déclaré que la femme était consentante.

Le jugement a été prononcé par la magistrate Bibi Razia Jannoo-Jaunbocus et le magistrat Azam Neerooa. Le quinquagénaire, originaire de Brisée Verdière, avait plaidé non coupable sous une accusation de viol. Il était défendu par Me Ashley Hurhangee. La poursuite était menée par Me Kevin Rangasamy. La plaignante était âgée de 27 ans au moment des faits allégués.

À l’énoncé du verdict, les magistrats ont mentionné que la version de la plaignante était truffée d’inconsistances. Elle a été très vague sur le déroulement des évènements. Les magistrats ont également souligné que, vu qu’elle avait pris un sac, cela démontrait que la jeune femme avait prévu de passer la nuit ailleurs. Elle a aussi volontairement accompagné le quinquagénaire chez lui, ce qui laisse supposer qu’elle aurait consenti à avoir des relations sexuelles.

«Menaces de mort»

Dans sa version, la plaignante a relaté avoir décidé de sortir en compagnie de ses amies, le 23 juin 2012, suite à une dispute avec son mari. Elle s’était rendue en boîte de nuit dans le Nord. La jeune femme a affirmé qu’elle avait pris un sac contenant quelques vêtements avec elle. Elle avait rencontré le quinquagénaire dans la boîte de nuit. Ce dernier l’aurait invité à prendre un pot chez lui et l’aurait convaincue qu’il la déposerait ensuite chez elle. Elle a accepté.

Selon la plaignante, ils se sont rendus chez le quinquagénaire en voiture. Vers minuit, elle a décidé de rentrer chez elle, car elle avait sommeil. Le quinquagénaire l’aurait frappée et menacée avec une arme tranchante. Selon la jeune femme, il l’aurait forcée à avoir des relations sexuelles sous la menace d’un couteau. Elle a affirmé qu’il aurait menacé de la tuer si elle refusait.

Toujours dans son récit, la jeune femme a ajouté que le quinquagénaire a fermé la porte et l’aurait empêchée de sortir. Elle a attendu qu’il soit endormi pour fuir et elle aurait cherché de l’aide dans le voisinage.

La poursuite a produit le rapport de l’examen médical effectué sur la jeune femme le 26 juin 2012. Elle avait des ecchymoses sous les paupières, des bleus sur le dos et des suçons.

Le quinquagénaire a déclaré que la plaignante était consentante. Il affirme l’avoir rencontrée le 16 juin 2012 dans une discothèque. Celle-ci n’avait nulle part où aller, après s’être querellée avec sa famille. Il l’a alors invitée chez lui. Ils se sont rendus à son domicile et ont eu des rapports sexuels à plusieurs reprises.

Selon le défendeur, la plaignante l’a même accompagné chez sa fille à Goodlands. Il a ajouté avoir surpris la jeune femme en train de fouiller dans son armoire. Ce qui a déclenché une dispute entre eux.

Rs 35 000 réclamées

Le quinquagénaire devait déclarer que la plaignante lui a réclamé Rs 35 000, menaçant de lui causer des ennuis. Le quinquagénaire a indiqué qu’il s’est mis en colère et a giflé la jeune femme. Cependant, il a accepté de donner de l’argent à la plaignante plus tard, vu qu’il n’avait pas cette somme en sa possession. Puis, tout est redevenu normal entre eux et ils auraient eu par la suite des rapports sexuels à plusieurs reprises.

Selon le défendeur, la jeune femme est restée avec lui pendant plus d’une semaine. Un jour, il s’est réveillé durant la nuit et a constaté qu’elle était partie. Dans sa plaidoirie, Me Ashley Hurhangee fait état des circonstances durant lesquelles les deux protagonistes se sont rencontrés. Selon l’avocat, la jeune femme avait un motif de causer des ennuis à son client qui l’avait surprise en train de fouiller dans son armoire et parce qu’il a refusé de lui donner de l’argent.